MONSIEUR LE PROFESSEUR LABOULBÈNE
La
ET
L’histoire de l’ancienne Faculté de médecine de Paris, si instructive, si fertile en incidents, frappe l’esprit du lecteur, moins encore par la dignité de nos ancêtres, les docteurs régents, et par l'amour qu’ils avaient de leur profession, que par leur respect des traditions, leur esprit de corps, leur persévérance à défendre les droits, les privilèges, les coutumes de leur chère Faculté, et leur acharnement à poursuivre ceux qu’ils considéraient comme ses ennemis.
Les chirurgiens, bien faits cependant pours’entendre avec leurs adversaires les médecins, durent eux-mêmes lutter durant des siècles pour secouer le joug, après de fréquentes et humiliantes défaites (1).
Elle était puissante la très salubre Faculté de médecine de
Paris (2) et sa ténacité ne le cédaït en rien à son pouvoir.
(1) Quesnay, Recherches sur l’origine et les progrès de la chirurgie
en France.
(2) La Faculté, dans ses actes, s’intitulait: « Saluberrima Facultas
medicinæ Parisiensis ».
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Aussi ne voit-on pas, sans étonnement, les apothicaires engager le combat et le prolonger pendant d’interminables années.
Les apothicaires ! dont le nom, à en croire certains étymologistes, rappelait la boutique où ïils vendaient leurs drogues (1)!
Les apothicaires ! ridiculisés par maints surnoms, souvent plus grossiers qu’ingénieux : « fricasseurs d'Arabie » ; — « medicorum coqui », pour Laugius de Rochefort (2); — « animal fourbissimum benefaciens partes et lucrans mirabiliter », d'après Hautin, ce collègue de Guy Patin, peu soucieux du barbarisme, comme le remarque judicieusement M. le docteur Corlieu (3); —« mousquetaires à genoux», pour Boursault dans son « Mercure galant (4) » ; « Limonadiers des postérieurs » pour Vadé, l’écho de la halle!
Les apothicaires ! prêtant au rire facile :
CY-GIST MAÎTRE LOUIS SI ACCOUTUMÉ A PRENDRE QU’IL AIMA MIEUX MOURIR QUE DE RENDRE