‹ Les Apothicaires et L'Ancienne Faculté de Médecine de ParisChapitre 5 sur 22 · CORPORATION DES APOTHICAIRES DE PARIS · texte numérisé non relu

CORPORATION DES APOTHICAIRES DE PARIS

Les médecins, qui primitivement avaient préparé euxmêmes les remèdes qu’ils ordonnaient, abandonnèrent peu à peu ce soin à des mains étrangères. Ainsi se forma sans doute la corporation des apothicaires. Nous nous bornerons à l’étudier en France, ou plutôt à Paris, négligeant à dessein l’origine de la question; c’est ainsi que nous garderons le silence, entre autres choses, sur l'Ixrpetor des Grecs et l’officine d'Hippocrate.

Il y avait à Paris, au-dessus des communautés d’artisans, quelques corporations privilégiées, dont le nombre, après maintes variations, fut fixé à six et qu’on nommait les six corps des marchands. C’étaient les drapiers, les épiciers, les merciers, les pelletiers, les chaussetiers etles orfèvres (1).

Les apothicaires en faisaient partie dans la section des épiciers qui occupait le second rang, formant avec eux une corporation mixte.

(1) Paul Lacroix, Mœurs, usages et costumes au moyen äge et à l’époque de la Renaïssance, p. 308.

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Le premier document, consacrant leur état civique, remonte au xrn° siècle. C’est une exemption des charges imposées au commun des marchands : « .,. Tuit cirier, tuit pévrier et tuit apotécaire ne doivent rien de coustume des choses devant dites pour vendre en leur otel... Ce sont les métiers frans de la ville de Paris .… (1), »

Au xm° siècle remonte également l’usage du serment, ‘ que les ordonnances royales obligeaient les apothicaires à prêter devant le doyen de la Faculté, assisté de deux ou trois docteurs régents. La formule varia peu à peu. La voici, rédigée par les médecins, telle qu’on la trouve consignée

dans la pharmacopée de Brice Bauderon et le livre de Jean de Renou (2).

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