LISTE D’APOTHICAIRES, APOTHICAIRES-ÉPICIERS
APPRENTIS OU ÉLÈVES APOTHICAIRES ET HERRORISTE, PARISIENS ET NON-PARISIENS, AU SEIZIÈME SIÈCLE.
De même que nous l’avons fait, dans une précédente Notice ( 3 ), pour les médecins, chirurgiens et barbiers-chirurgiens parisiens et autres praticiens en l’art de guérir, au seizième siècle, de même nous donnons ici une liste de quarante-six apothicaires, apothicaires-épiciers, compagnons et apprentis ou
(>) La rue Galande, appelée tout d’abord rue Garlande, puis rué Gallende par deux l et un e, fut ouverte au commencement du treizième siècle, dans le cloz Mauvoisin, clos de vignes dénommé aussi cloz de Garlande, qui appartenait aux seigneurs de Garlande ou Galande sans r, d’où son nom, par côiruption. Cette famille comptait, au douzième siècle, plusieurs hauts et puissants personnages tels que Auzeau de Garlande, sénéchal et premier ministre des rois de France Philippe I er et Louis VI dit le Gros; il fut tué en 1118 au siège de Puiset; Étienne de Garlande, son frèrei évêque de Beauvais, sénéchal de France aussi, chancelier et premier ministre durant neuf années, mortenn5i; enfin Anselme de Garlande, prévôt de Paris en 1192. Je dois ajouler qu’on trouve encore le nom de Garlande mentionné dans un cartulaire de l’abbaye de Sainte-Geneviève : il s’agit de dame Mathilde de Garlande, femme de Mathieu de Montmorency, seigneur de Marly. Elle y est désignée comme propriétaire du susdit clos Mauvoisin, « donnant à cens », en 1202, à plusieurs particuliers leur vigne, à la charge par eux d’y bâtir des maisons. Ainsi furent percées et construites les rues Galande, du - Fouarre, etc. La rue Galande existe encore aujourd’hui et s’étend de la rue Lagrange à la rue Saint-Jacques, dans le cinquième arrondissement de Paris. Nous l’avons trouvée dénommée aussi rue Guillaude dans un contrat de louage de serviteur daté du 5 juin i543, qui porte le numéro 2649 dans le Recueil d'actes notariés de M r Ernest Coyecque.
( = ) La rue Saint-Germain-l’Auxerrois est située dans le premier arrondissement de Paris; elle commence à la rue des Lavandières-Sainte-Opportune et finit à la rue des Bourdonnais, Cette rue, que Guillot, dans son Dict des rues de Paris, appelle, en i3oo, rue sainct Germain à Courroieras. en raison des corroyeurs qui habitaient alors le quartier, près de la Seine, fui construite sur le chemin, mentionné, en 820, dans un diplôme de Louis I" dit le Débonnaire, chemin qui conduisait du Grant Pont ou Pont aux Changeurs, aujourd’hui le Pont-au-Change, à l’église Saint- Germain. Ultérieurement, elle fut appelée successivement, rué sainct Germain. Grant rue sainct Germain , enfin, depuis le quinzième siècle, c’est-à-dire vers i45o, rue Saint-Germain-VAuxerrois, nom qu’elle porte encore actuellement. Le Forl’Évêque ( Forum Episcopi), supprimé en 1780 par ordre de Louis XVI, se trouvait dans la rue Saint-Germain-l’Auxerrois. Il fut d’abord « le lieu où l’évèque faisait exercer sa justice par un prévôt ou juge, nommé par lui; puis ayant été reconstruit en 1602, on le destina à l’incarcération des prisonniers pour dettes et aux comédiens réfractaires ou indociles. Ainsi y fut enfermée, en 1760, la célèbre tragédienne la Clairon. » (F. Lazare. — Loc. cit.).
( 3 ) Émile Rivière. — Curiosités sur l’Histoire de la Médecine, pages 12-21.
élèves apothicaires de Paris, de ses jaulxbourgs et de la province dans la première moitié du seizième siècle-(Q, dont nous avons relevé les noms et prénoms, pour quarante-deux d’entre eux, dans le même minutier parisien de « Jehan Crozon, Pierre Crozon, Yves Bourgeoys et Katherin ^ Fardeau, notaires ou Chastellet de Paris és années mil cinq cens dix sept à mil cinq cens quarente cinq ».
7 Nous avons dressé cette liste en y joignant, chaque fois que nous avons pu la retrouver, l’indication de la demeure desdits apothicaires avec l’enseigne qui soulloyt y pendre, en compulsant avec soin les 36o8 actes et contrats divers du Recueil de M. Ernest Coyecque, si important pour l’Histoire générale de Pans et de ses environs à cette époque.
Quant aux autres, ils figurent : les uns dans A travers les minutes de notaires parisiens de ,55 9 .à .5 77 de M. Émile Caron; les autres dans les inventaires de bouticle.s, que nous avons reproduits au commencement de cette Notice, d’après l’ Inventaire des Registres des Insinuations du Châtelet de Pans sous les règnes de François I" et de Henri II de MM. Émile Campardon et Alexandre Tuetey.
Enfin, nous y ajoutons un herboriste parisien, dont le prénom seul figure dans le document qui le concerne ( 2 ).
Soit donc en tout une liste de quarante-six noms d’apothicaires et d un nom d’herboriste de Paris et de ses environs.
Ils se divisent en :
i° Apothicaires proprement dits au nombre de cinq, dont trois parisiens et deux non-parisiens; , ,
2 ° Apothicaires-épiciers et compagnon au nombre de trente-quatre, dont trente-deux paiisiens et deux non-parisiens; .
3o Apprentis-apothicaires au nombre de sept, dont six français et, un
Apothicaires parisiens.
Le Sace l’ainé (Jean!. — Commissaire pour la vidange des boues et immondices de la rue Saint-Jacques et de la place Maubert, en i528 . •
Mébain (Charles). - Apothicaire de la « Royne » (Catherine de Médec.s), des sœurs et des filles du « Roy », de 1558 à i 56g.
V.lleroy (Claude de). - Apothicaire et valet de chambre de la reine de Navarre, Marguerite de Valois, demeurant rue des Noyers, devant le jardin de la chapelle Saint-Yves; inhumé dans le cimetière de Saint-Benoit-le-Bien- Tpurné (?), en 154.0.
(■) De 1D.7 à .543. .
' (■<) Ernest Coyecque. - Roc. cil., n° 778b. à*,
(3 )ie cimetière de
immédiats du Gollege de France. Il existe e ’ , n 0 iiAcre
de Paris, une rue dite rue du Cimetière-Saint-Benoit ; cite passe deine:^ Collle^e de France, commençant a la place Fromentel et finissant à '
’ 1000 elle portait le nom de rue de l’Oseroie.
e Saint-Jacques. En 1e sorte de ruelle qui con.dui-
Apothicaires non-parisiens.
Binet (Pierre). — Apothicaire à Tulle, en i526.
Petit (Raoulet). — Apothicaire-marchand à Cusset-en-Auvergne ('), en i5î5
Apothicaires-épiciers parisiens.
Baulot (Bastien). —Maître appothicaire et espicier, en i545, expert dans l’inventaire, après décès, d’une appothicairerie.
Blondeau (Gilles). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, décédé en i544; il demeurait près la Croix-Hémon dite des Carmes, à l’opposite du couvent des Carmes ( 2 ), à l’enseigne du Faucheur.
Bouvier ou Le Bouvier (Gilles). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, en i54i.
Brême ou Bresme (Pierre de). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris. Il était décédé avant le mois de mai de l’année i523.
Brême ou Bresme (Thomas do). — Fils du précédent, apothicaire et épicier, demeurant rue Saint-Jacques à l’enseigne de la Couronne, en 1527 (contrat de mariage du 7 avril 1527).
Caillier ou Calier (Robert). — Apothicaire et bourgeois de Paris, demeurant rue Saint-Jacques près de l’église Saint-Benoît-le-Bien-Tourné en i5ig, apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, en i52i; mort le i er mai i522, grand’rue Saint-Jacques, maison à l’enseigne du Mortier d’or.
Chassebras (Girard). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, en 1539; propriétaire de terrains à La Villeneuve-Saint-René, lieudit le Cloz du Chardonneret ( 3 ), près Saint-Victor-lez-Paris.
Clémence (Jacques). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris (contrat de mariage du 14 octobre 1527).
Cocheu ou Cochu (Geoffroy). —Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, en 1522, décédé en 1528.
Compagnon (Charles). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, demeurant près la Croix-Hémon, dite des Carmes, à l’opposite du couvent des Carmes, dans la maison à l’enseigne du Faucheur, précédemment habitée par Gilles Blondeau, à qui il avait succédé en janvier i545, après avoir acquis, de sa veuve, « toute la marchandise, drogues, cyre et extencilles desdictz estatz d’apothicaire et espicier », le 17 janvier i545.
sait au cimetière susdit. Son état ordurier lui fit donner le surnom de rue Breneuse, dénomination qui lui fut commune d’ailleurs avec un certain nombre d’autres voies parisiennes, pour le même motif. Enfin, après avoir porté pendant quelque temps Je nom de rue des Poirées, comme l’indiqué Sauvai, elle prit, en ifi[5, le nom de rue du Cimetière-Saint-Benoit , qu’elle a conservé jusqu’à ce jour.
(') La ville de Cusset-en-Auvergne est un chef-lieu de canton de l’arrondissement de La Palisse (Allier).
( 2 ) Voir plus haut, pages 17 et 29.
( 3 ) A Saint-Marcel, près du « faulx bourg sainct Victor ». Son nom doit être du Chardonnet et non du Chardonneret, d’après le Dictionnaire des frères Lazare, comme provenant d’un terrain couvert anciennement de chardons. Guillot, en i3oo, l’appelle bien, du reste, le Cloz du Chardonnay.
Corcy ou Escorcy (Richard de). — Maître apothicaire et épicier, expert en i545, avec Bastien Baulot ( 1 ), dans l’inventaire, après décès, d’une apothicairerie.
Cuth ou Kuthe (Pierre). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris,
en i544-
Des Rieux (Pierre). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, en 1527.
Do Gué (Nicolas). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, demeurant grand’rue Saint-Jacques, maison à l’enseigne du Chapeau rouge, en i5 \i.
Eschar ou Eschart (Jean). —- Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, de i 522 à 1529, propriétaire de vignes à Fontenay-lez-Bagneux ( 2 ) et d’un jardin sis en la ruelle de Copeaux ( 3 ) au « faulxbourgs » Saint-Marcel. Il était chargé de la fourniture du luminaire de la chapelle du collège de Cambrai ( 4 ), en -i528.
Fremin ou Frewyn (Charles). —■ Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, demeurant place Maubert (i53g-i542). Commissaire ordonné par justice, pour l’année i54i, pour le « nectoiement des rues et ruisseaulx du quartier de la place Maulbert et du Mont de saincte Geneviefve, depuis la porte Bordelles jusques au carreffour sainct Sevrin ».
Herbeèot (Laurent). —• [(Apothicaire ?)] épicier parisien, propriétaire de la « demeure dite vraiment royale, rue des Provelles ou Prôuvoires sainct Eustache », c’est-à-dire rue des Prëtres-Saint-Eustache, aujourd’hui rue des Prouvaires, où il logea, en 1476, Alphonse V, roi de Portugal, de passage officiellement à Paris.
Honoré (Gervais). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, mort le 24 juin i53o, place Baudoyer, en sa maison à l’enseigne du Pilier noir.
Journée (Jean). — Apothicaire et épicier, à Paris, rue Saint-Honoré, dit le Pavé ou le Pavement du Roy, en i54x.
Langlois (Andri). —Apothicaire et épicier, expert, en 1528, à l’inventaire, après décès, de la houlicque de Geoffroy Cocheu ou Cochu, « mesrùe estât ».
La Porte (Thomas de ). — Compagnon-apothicaire et épicier, demeurant, de i 542 ù 1544, grand’rue Saint-Denis, en la maison de Guillaume Robineau, à l’enseigne de la Croix blanche.
Le Fourbeur (Nicolas). — Apothicaire et épicier, à Paris, expert, en i528 ,
(‘) Voir plus haut.
( J ) Fontenay-lez-Bagneux aujourd'hui Fontenay-aux-Roses, canton et arrondis-, sement de Sceaux (Seine).
( 3 ) La ruelle de Copeaux fait aujourd’hui partie de la rue Lacépède, dans le cinquième arrondissement de-Paris, laquelle commence à la rue Geoffroy-Saint- Hilaire et finit à la rue Moufïetard. Son nom lui vient d’un moulin établi sur la rivière de Bièvre, qu’on nommait, au douzième siècle, le Moulin de Cupels, ainsi appelé du terroir voisin. On dénomma aussi, un peu plus lard, cette voie la Chauciée Coupeaulz, Coupols, Coippeaulz. enfin, en dernier lieu, rue Copeau jusqu’à son englobement dans la rue Lacépède. -
( 4 ) Le colleige de Cambray , construit, en i3j8, sur l’emplacement de la maison de Guy d’Aussone, évêque de Cambrai, fut fondé par lui, par Hugues de Pômare, évêque de Langues, et par Hugues d’Arci, évêque de Laon, d’où le nom de colleige des Troys Evesques qui lui fut donné tout d’abord. Il disparut en 1776 pour faire place aux bâtiments du Collège de France.
avec Andri Langlois, à l’inventaire, après décès, de la bouticque de Geoffroy Cocheu ou Cochu.
Le Gras (Macé). — Apothicaire et épicier, à Paris, en i54i.
Le Moine (Pierre). — Apothicaire, épicier, bourgeois de Paris, demeurant place Maubert, de i54o à i 542, propriétaire de terrains aux « faulxbourgs sainct Victor » ( 1 ).
Lévêque ou Lévesque (Étienne). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, demeurant place Maubert, en i543.
Mony ou Mouy (Louis de). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, marguillier de l’église' Saint-Étienne-du-Mont, commis par justice pour le nettoiement, en i53g, de la grand’rue Saint-Jacques et de la place Maubert. Il était propriétaire de terrains sis rue des Poteries, au cloz des Potteries, dénommée plus tard rue des Postes ( 2 ), à Saint-Marcel.
Palori, Paloris, Pallory ou Palory (Nicolas). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, archer de la Ville, demeurant, en i544 et i545, grand’rue Saint-Jacques, maison à l’enseigne du Heaume.
Roussel (Godefroy). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris, grand’rue Saint-Jacques, « commissaire commis à faire curer et nectoyer les boës et immundices de la grant rue sainct Jaques..... », pour 1 année 1545.
Rousselet (Gilles). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris ( 3 ), demeurant devant l’Hôtel-Dieu, en i544-
Sandras (Raoul). — Apothicaire et épicier, bourgeois de Paris (*), rue Saint- Honoré, dite le Pavé du Roy, maison à l’enseigne de l’ymaige sainct Jaques, en 1542.
Simon (Laurent). — Marchand apothicaire et épicier, bourgeois de Pans, demeurant au Marché Palu, en la Cité, en 1553.
(') La «Grant rue du faulx bourg sainct Victor » doit son nom à l’ancienne abbaye Saint-Victor fondée vers la fin du onzième siècle. Elle commençait hors Paris à l’une des" portes - la porte; Saint-Victor - du mur d’enceinte dit de Philippe-Auguste, en prolongenTent de la rué Saint-Victor proprement dite et s’étendait jusqu’à la rue Copeau ( voir plus haut). Elle n’existe plus et est actuellement représentée par la rue Geoffroy-Saint-Hilaire (à partir de la rue Poliveau), par la rue Linné et par une partie de la rue de Jussieu à laquelle elle fait suite. Elle appartient au cinquième arrondissement de Paris.
(») Le « Cloz des Potteries » dit aussi le Cloz des Métairies, jadis planté de vignes et sis à Saint-Marcel, tire son nom soit des potiers de terre qui y étaient établis, soit de l’usage où l’on était de payer au seigneur l’impôt de vendange connu sous le nom de tiers-pot. Les auteurs ne sont pas d’accord à cet égard. La rue des Potteries fut percée dans le susdit « cloz », dont elle garda le nom jusqu’au dix-septième siècle, pour devenir, par une altération singulière, la rue des Postes {pots-poteries-postes). Elle est, en effet, dénommée, dans le terrier royal de i64o, rue des Poteries et maintenant des Postes. Située dans le cinquième arrondissement actuel de Paris, la rue des Postes, aujourd’hui rue Lhomond, commence à la place de l’Estrapade et
finit à la rue de l’Arbalète. .
( 3 ) Gilles Rousselet ou Roussellet (par deux l ), ainsi qu’il est écrit dans les Registres des Insinuations du Châtelet de Paris. Il avait épousé Anne Boucher, veuve, en premières noces, de Jacques Hervy, notaire au Châtelet de Pans. Il est décédé vers x55i-i55a. '.‘À
(i) Raoul Sandras. (Voir Émile Campardon et Alexandre Tuetey, loc. cit., n°‘ 2827 et 4842).
Simon (Pierre). — Apothicaire et épicier à Paris, fils du précédent et son successeur « en son estât et bouticque », en i553, demeurant également au Marché Palu.
Apothicaires-épiciers non-parisiens.
Ferrant (Robert.) — Apothicaire et épicier, grand’rue Mouffetard, à Saint-Marcel, l’un des commissaires ordonnés par justice pour le nettoiement, pendant l’année Saint-Remy, i 542- i 543, de ladite rue Mouffetard\et des rues et ruelles en dépendant.
Tarlant (Pierre). — Apothicaire et épicier, demeurant au cloz du Chardonneret, du Chardonnet ou Chardonnay, rue Saint-Médard, c’est-à-dire à Saint-Marcel, en i54o. Il était propriétaire de terrains rue Trepperel H, au-coin de la susdite rue Saint-Médard ( 2 ).
A pprentis-apothicaires.
BoG(Jean).—Originaire d’Édimbourg, diocèse de Saint-Andrews (Ecosse), âgé de 18 ans (i544).
Cauchie (Nicaise). — Agé de 17 ans, neveu de Jean Cauchie, maître ès arts, régent au collège de Galvi ( 3 ), en i54o.
Du Fer (Jean). — Agé de (?), neveu d’Étienne Lanusse, procureur en Parlement (i543).
Fouquereau (Simon). — Originaire de Chausson, paroisse ou commune de
Lyurnes, département de .?, âgé de 17 ans, parent et pupille de Jean
Fouquereau, drapier drapant (i54o). (*)
(*) Rue Trepperel à Saint-Marcel. Elle allait de la rue de la Clef à la rue Gracieuse. Son sol est occupé aujourd’hui par la place Monge, sise dans le cinquième arrondissement de Paris. Son nom lui vient de Jean Trepperel , marchand de draps de soie dit grossier de soie, bourgeois de Paris (i53g-i545), propriétaire des terrains sur lesquels la susdite rue fut ouverte à l’époque. Jean Trepperel habitait derrière l'église Saint-Barthélemy (laquelle n’existe plus), rue de la Vieille Draperie. Cette rue est représentée actuellement par la partie nord de la rue de Lutèee qui fait partie du quatrième arrondissement de Paris.
( 2 ) La lue samcl Medaid daiSjs ; qui correspond à la rue Gracieuse actuelle,, dans le cinquième arrondissement de Paris, se trouvait alors dans la banlieue parisienne ou mieux dans le bourg'Sainl-MarceL; Elle prit, au seizième siècle, pendant un certain temps, le nom de ruë sainct Medard parce qu’elle conduisait à l’église ainsi dénommée. Mais sa désignation de rue Gracieuse donnée d’abord et jusqu’au commencement du dix-neuvième siècle à une partie seulement de cetté voie, pour appartenir ensuite à la rue tout entière, provient du nom d’un de ses habitants, Jean Gracieuse , qui y possédait une maison en 1243. L’autre partie de la rue s’appelait encore, en 1801, rue du Noir, à cause de la maison de l’avocat Jacques Pays ayant pour enseigne une tête noire. La rue Gracieuse actuelle commence à la rue de l’Épée-de-Bois et finit à la rue Lacépède. Saint-Médard a été aussi le premier nom donné à la rue qui, à la fin du seizième siècle, fut dénommée rue de la Clef, de par l’enseigne qui pendait à la maison appartenant à un nommé Charles Duchesne. La rue de la Clef, sise aussi dans le cinquième arrondissement de Paris, va aujourd’hui de la rue du Fer-à-Moulin à la rue Lacépède également.
( 3 ) Le colleige de Calvi ou Calvy ( par un y) était surnommé le Petit Sorbonne. sa construction date de ia5o. C’est sur son emplacement que fut élevée, plus tard, une partie de l’église de la Sorbonne (Voir plus haut).
Le Vasseur (Simon). — Écolier en l’Université de Paris, âgé de 17 ans, cousin de Crépin Le Vasseur, maître ès arts au collège de Dormans ( 1 ) dit de Beauvais (i544).
Santeny (Guillaume). — Agé de (?), fds d’Étienne Santeny, procureur et praticien à Châtres-sous-Montlhéry ( 2 ),'en i54i.
Simon (Claude). — Agé de 16 ans, frère de Pierre Simon, étudiant en la Faculté de médecine en l’Université de Paris, en i544.