‹ les apotres essai d'histoire religieuseChapitre 20 sur 109 · F. de Coulange, la Cité antique, liv. III, chap. i · texte numérisé non relu

F. de Coulange, la Cité antique, liv. III, chap. i

bres étaient égaux: femmes, hommes libres, esclaves, affranchis, étrangers ; tous avaient les mêmes droits ; tous pouvaient être nommés à toutes les charges ; tous étaient électeurs et éligibles.

2° Suffrage universel. Les nominations et les décrets étaient faits au suffrage universel , à la pluralité des voix.

3° Conseil d 'Administration. Les fonctionnaires religieux étaient désignés par la voie du sort (en grec cléros) ; d'où le nom de clérotes qu'on leur donnait.

A. Une prêtresse et un prêtre;

B. Des sacrificateurs.

Les fonctionnaires civils étaient élus à la pluralité des voix :

A. Trois administrateurs ou épimélètes;

B. Un trésorier, qui tenait la caisse commune ;

C. Un secrétaire, qui préparait les comptes présentés à l'Assemblée.

D. Des inspecteurs ou évêques, èirCoxorcot 1 .

La durée des charges était annuelle. En sortant de sa charge , chaque dignitaire était obligé de rendre compte de sa gestion.

i. Robin son, Antiquités grecques, liv. V, chap. m.

L'Église catholique place l'origine du Clergé dans un verset des « Nombres, XVIII, 20. Le Seigneur dit. à Aaron : Je serai votre partage et votre héritage, cléros. » Mais le Clergé catholique porta ce nom longtemps avant que l'Église se fût avisée de donner au mot l'origine biblique précédente. Le Clergé, mot et chose, fut emprunté, comme le sont les cérémonies et les doctrines de l'Eglise, au monde pa'ien.

Les Athéniens appelaient épivcopos, évéque ou inspecteur, un magistrat qui visitait chaque année les villes de l'Attique pour s'informer des abus à réprimer et pour rendre la justice. Les Confréries avaient adopté l'épiscopos. Voir abbé Martigny, Evéque; Renan, les Apôtres, p. 353; Saint Paul, page 239.

4° Assemblées. — 'A. Les membres de l'Association se réunissaient en Assemblée , le deuxième jour de chaque mois.

B. Les convocations étaient faites par les sacrificateurs et les épimélètes ;

C. Chaque membre avait droit de faire une proposition; seulement il était astreint à la rédiger par écrit ; puis ; à la déposer préalablement entre les mains du président, lequel l'inscrivait sur l'ordre du jour.

D. Les propositions ou les résolutions étaient mises aux voix; si elles réunissaient la pluralité des suffrages, elles devenaient déwets.

E. Les décrets étaient gravés sur de petites colonnes qu'on appelait stèles (une stèle).

5° Cérémonies. La principale cérémonie des Associations était le repas commun. Il en était de même chez les Romains.

« Le repas était Y acte religieux par excellence. Le Dieu y présidait; c'était lui qui avait cuit le pain et préparé les aliments; aussi lui devait-on une prière au commencement et à la fin du repas 1 . »

Les membres des Associations religieuses avaient très-probablement des signes de reconnaissance et des mots de passe, comme dans les Mystères d'Eleusis, comme chez les Francs-maçons modernes.

II Budget. — 1° Recettes. Les recettes des associations religieuses comprenaient :

A. Le droit d'entrée dans l'Association;

B. La cotisation mensuelle ;

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