‹ les apotres essai d'histoire religieuseChapitre 32 sur 109 · Voir Reuss, Êpitres pauliniennes, t. I, p · texte numérisé non relu

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principale affaire, Tunique souci doit être de s'unir au Christ par la foi et d'attendre le jour fatal. Ainsi, destruction de toute pensée d'amélioration et indifférence apathique, telle est la troisième conséquence • delà croyance à la fin prochaine du monde.

L'erreur la plus colossale qui ait cours aujourd'hui, est de croire que l'Église chrétienne a dû sa fondation à la sublimité de la doctrine de Jésus. La doctrine de Jésus n'a été qu'un accessoire. D'abord, elle n'avait rien de nouveau; elle était celle du Mosaïsme prophétique, modifié par l'Essénisme *. En second lieu, si une doctrine morale exerce une grande influence sur les esprits cultivés, en revanche cette influence est nulle sur la multitude ignorante et grossière. Or, c'est dans les dernières couches sociales que la Communauté chrétienne a recruté les adhérents de la première phase. Épîtres de saint Paul, témoignages des païens, Évangiles synoptiques, tous sont d'accord sur ce point.

Matthieu, IX, 10-12; XI, 19 | Marc, II, 15-17 | Luc, V, 30-32; VII, 34 | Actes, IV, 13 | Paul, I Corinth., I, 26-28 | Minucius Félix, Octaviux, VIII | Tacite, Annales, XV, 44, etc.

Cette induction, que l'influence d'une doctrine morale est nulle sur les gens incultes, est, pour ce qui concerne le Christianisme, confirmée par l'histoire. L'Apôtre des Gentils, le grand fondateur du Christianisme, saint Paul, n'a jamais dit un mot, non, pas un seul! de la doctrine de Jésus. Saint Paul ne connaît pas le sermon sur la Montagne ; il ne connaît rien des préceptes de Jésus, absolument rien 1

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