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C. Jésus. — Jésus, qui vivait au milieu des Phari

JÉSUS ET l'essénisme. 219

siens et souffrait de leur formalisme anti-moral, attaque vivement l'observance pharisaïque du Sabbat. Au fond, il est guidé par la pensée inspiratrice de Moïse : le Sabbat est établi en vue de l'homme, et non à son préjudice.

Marc, II, 27-28; III, 1-4 j Matthieu, XII, 8-14 | Luc, VI, 1-10.

II. Sacrifices sanglants. — A. Mosaïsme. — Les sacrifices sanglants, immolation de béliers, de veaux, etc., et les holocaustes, institués par Moïse, sont battus en brèche par les Prophètes.

Osée, VI, 6 | haïe, I, 10-17 ; LVIU | I Samuel, XV, 21 | Jérémie, VII, 3-7.

B. Essénisme. — Les Esséniens avaient horreur des victimes sanglantes ; ils n'allaient jamais au Temple de Jérusalem.

C. Jésus. — Jésus n'a pas condamné formellement les victimes sanglantes ; mais, comme les Synoptiques ne font aucune mention de sacrifices offerts par Jésus, il est légitime de conclure que, sur ce point, Jésus partage le sentiment des Prophètes et des Esséniens, peut-être avec moins d'ardeur.

III. Cérémonies non mosaïques. — A. Essénisme. — Les Esséniens se distinguent du Mosaïsme prophétique par deux cérémonies qui leur sont propres : le baptême et le repas commun.

1° Le baptême par immersion, qu'ils prennent le matin et avant les deux repas, avait un sens mystique profond : il purifiait le corps et l'âme ;

2° Le repm en commun était pris par les Esséniens avec le recueillement et la piété que les Chrétiens

modernes ont en prenant le repas eucharistique.

B. Jésus. — Jésus a emprunté aux Esséniens ces deux cérémonies caractéristiques :

1° Le baptême par immersion ne fut pris qu'une fois dans la vie ; mais il eut le même sens symbolique;

2 e Le repas en commun, que les Apôtres célébraient chaque jour, a été réduit, par évolutions successives, à la communion eucharistique d'aujourd'hui.

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