Concile de Cambrai en 1565, canon
vain, gangrené lui-même par la corruption contemporaine, mais doué d'un esprit supérieur et animé du plus ardent patriotisme, le Florentin Machiavel : « Les exemples scandaleux et les crimes de la Cour de Rome ont été cause que l'Italie a perdu entièrement tous les principes de la piété et tout sentiment de religion. Nous autres Italiens, nous avons cette première obligation à l'Église et aux prêtres d'être devenus des impies et des scélérats ! » (Discours sur la première Décade de Tite-Live, liv. I, chap. 12.)
Nota. — Les faits de cette rapide esquisse des Borgia sont empruntés aux sources les plus authentiques :
1° Burchard, maître des cérémonies du Pape Alexandre VI, mort évêque de Gittà di Castello. Il a laissé un journal, véritable trésor de faits d'autant plus précieux que Burchard les a vus, de ses propres yeux, vus. Leibnitz, le premier, a publié des fragments du journal de Burchard sous le titre suivant: Spécimen historiae arcante, sive anecdota de vitâ Alexandre VI, edente G. G. Leibnitz. Hanovre, 1696, in-4. C'est de l'édition de Leibnitz que je me suis servi. A l'Appendice, on trouvera deux fragments que j'ai traduits; ils sont les plus célèbres : 1° le banquet des courtisanes; 2° la scène des étalons et des juments. Gomme Burchard en a été le témoin oculaire, ils sont de la plus haute importance pour donner une idée exacte des mœurs d'Alexandre VI et de sa famille ;
2° Annales ecclésiastiques de Baronius, t. XXX ;
3° Guicciardini, en français Guichardin, le grand historien italien (Édition Panthéon). A l'Appendice, n° 20, on trouvera transcrit un fragment secret de
son histoire, que j'ai emprunté à la Vie d'Alexandre VI par Alex. Gordon ;
4° Akv. Gordon, Vie d'Alexandre VI, Pape, traduction française. Amsterdam, 1732, 2 vol. in-12.