‹ Les applications de l'électrolyse a la métallurgieChapitre 9 sur 18 · NICKEL · texte numérisé non relu

NICKEL

Le nickel peut s'affiner comme le cuivre. On emploie comme anodes le nickel brut fondu, comme bain une dissolution de sulfate double de nickel et d'ammoniaque où l'on peut ajouter avec avantage des acides organiques, comme l'acide benzoïque ou l'acide citrique, qui jouent le rôle de réducteur. Ce procédé élimine bien le soufre et le carbone, mais non le fer et le cuivre, qui doivent être séparés préalablement.

Actuellement l'électrolyse paraît être employée surtout pour séparer le nickel du cuivre dans les produits extraits des minerais du Canada. Le procédé qu'on applique n'a pas été publié.

Au laboratoire, on sépare facilement le nickel du cuivre en électrolysant les sels avec des anodes insolubles en platine. Dans une liqueur acide on précipite le cuivre seul ; pour précipiter ensuite le nickel, on rend la liqueur ammoniacale et Ton emploie un voltage plus élevé.

Ce procédé exige que les deux métaux soient d'abord dissous, et industriellement il serait sans doute trop coûteux, comme presque tous ceux où l'on emploie des anodes insolubles. Si l'on veut employer comme anode soluble l'alliage ou le sulfure coulé en plaque, les conditions se trouveront changées. En effet, si le nickel se précipite plus difficilement, il a, en revanche, plus de tendance à se dissoudre dans les acides et il précipite le cuivre de ses sels; il est donc probable que, dans un bain de chlorure ou de sulfate de nickel, ce métal s'attaquerait le premier dans l'anode, laissant le cuivre ou son sulfure en boues, et qu'on obtiendrait un dépôt de nickel pur. C'est peut-être sur ce principe qu'est fondée la séparation industrielle. Le nickel du Canada est, du reste, rarement tout à fait exempt de cuivre.

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