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CHAPITRE V

Excitation directe. — Il s'agit maintenant de

produire dans l’antenne des oscillations électriques. On a vu que ces oscillations électriques sont obtenues par la décharge d’un condensateur chargé d’une manière quelconque. En intercalant simplemént, entre l’antenne et le sol, les boules d’un excitateur, on obtient un véritable condensateur que l’on charge à une tension élevée au moyen du secondaire d’une bobine d’induction. On a ainsi réalisé le mode d’excitation le plus simple ou excitation directe, et, avec une installation aussi rudimentaire, il est déjà possible d'envoyer les oscillations à une trentaine de kilomètres.

Excitation indirecte. — Mais ce mode d’excitation directe est aujourd’hui à peu près complètement abandonné. C'est l'excitation indirecte que l’on emploie le plus souvent dans la pratique : on produit les oscillations électriques dans un circuit voisin de celui de l’antenne, de telle manière que l’on pourra faire varier la capacité à son gré. Le

premier circuit, dit zaducteur, comprend un écla-

teur, le condensateur et le primaire d’un {ransformaleur de Tesla. On appelle ainsi un circuit ou solénoïde formé par quelques spires d’un fil de gros

Lt rit une

diamètre ; si l’on charge le condensateur avec une source à haut voltage, le solénoïde va être parcouru par un courant oscillatoire de fréquence élevée ou haute fréquence. |

On montre dans les cours les effets curieux de ces courants de haute fréquence à l’aide du dispositif suivant. On charge les armatures d’une batterie de jarres à l’aide d’une forte bobine de Rhumkorlf, La batterie se décharge à travers un excitateur et le courant de décharge passe dans le solénoïde de

Tesla (fig. 19).

a la bobine

OndenSaleur.

Lampe

Solénoide Fig. 19.

Autour de ce solénoïde on met une spire de gros fil fermée sur une petite lampe à incandescence. Les courants induits par la décharge à haute fréquénce suffisent pour faire briller la lampe. On peut aussi allumer une lampe entre deux spires du solénoïde, car une différence de potentiel suffisante existe entre ces fils et l’on peut profiter de cette expérience pour montrer que ces courants de haute fréquence sont inoffensifs. On peut intercaler dans le circuit de la lampe un ou plusieurs observateurs sans que celle-ci cesse de s’illuminer. Les courants de haute fréquence passent à la surface des conducteurs; des courants analogues mais de fréquence moins élevée seraient, au contraire, mortels.

Si maintenant l’on entoure le solénoïde primaire

du secondaire de Tesla à nombreuses spires de fil fin, on peut faire jaillir entre les boules d’un excitateur en relation avec les extrémités de ce secondaire une pluie de longues étincelles. L'on peut aussi à distance de ces extrémités 1lluminer des tubes de Geissler.

Le secondaire du transformateur de Tesla est, au contraire, formé par un grand nombre de spires de fil

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