Montage en induction
Tous les postes précédents sont des postes ommibus permettant d'entendre très aisément les diverses sta- Or GS
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tions, mais ne permettant pas de les séparer trè très
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exactement. Le montage qui présente la plus grande sécurité et qui permet de sélectionner davantage les réceptions des différentes sources, quitte à perdre un peu d'intensité, est le montage en induction dont le principe a été donné page 42.
Je décrirai ici l'appareil que j'ai construit spécialement pour l'étude des grandes longueurs d'onde comme celles qui correspondent à certaines décharges atmosphériques.
Le primaire est formé par une bobine cylindrique à carcasse de carton avec deux joues de bois. La première Joue pleine porte en son centre une règle le bois à section rectangulaire de 80 centimètres de longueur, supportée à la seconde extrémité par un chevalet amovible, sur lequel elle est vissée à l’aide d’une vis de métier (fig. 44). La seconde joue est creuse de manière à laisser pénétrer les bobines induites. Sur cette règle on pourra déplacer des bobines interchangeables munies de joues en bois pleines percées seulement d’une ouvertüuré rectangulaire pour le passage de la règle servant de rail.
Cette bobine primaire F a une longueur de 256 et un diamètre de 55. Le diamètre du fil nu est om 775. La résistance est 625; la self a une valeur de o"oogr. À la partie supérieure se trouve une règle métallique à curseur comme dans les selfs réglables précédemment décrites.
Comme bobines secondaires j'ai utilisé : 1° la bobine B et uné deuxième identique B;; 2° la
Fig. 44e
bobine A ; 3° une bobine G dont les caractéristiques sont les suivantes : longueur 22 centimètres, diamètre 25 centimètres, nombre des spires 207, diamètre du fil om, résistance 7%2, self 0" 00704 ; 4° une bobine H : longueur 45 centimètres, diamètre 25 centimètres ; nombre de spires 413, diamètre du fil om 66, résistance 1426 et self 0 o184.
Les bobines B B, À G H constituent une série telle que l’on a sensiblement :
Selfs de B + B, juxtaposées — self de À ;
Selfs de B + B, +-A juxtaposées — self de G;
Selfs de B + B, + À + G = self de H.
Grâce à ces conditions, on peut réaliser un montage particulier permettant /a mesure des longueurs d'onde. Les capacités utilisées dans Île secondaire
sont des capacités variables telles que C, ou C, ; on utilise avec profit le condensateur C, en dérivation aux bornes du détecteur.
A l’aide de ce poste d’induction ou peut réaliser un certain nombre d’expériences curieuses :
1° On peut montrer qu'avec toutes ces selfs, si différentes, on peut entendre distinctement les stations d’Eiffel, de Norddeich et de Poldhu. Il faut évidemment accoupler chaque fois d’une façon différente, c’est-à-dire enfoncer plus ou moins les bobines induites et faire varier la portion utiie du circuit inducteur primaire.
Une self et une capacité d'antenne formées par les bobines GC ou D et les condensateurs C, ou C, permettent d'assurer la résonance du primaire ; avec une self d'antenne qui permet de diminuer la self du primaire et par suite l’accouplement, on peut ainsi entendre FL ou Norddeich en écartant la bobine B à plusieurs centimètres du primaire F;
2° Les bobines G et H ne conviennent qu'aux grandes longueurs d'onde, leurs selfs étant très grandes.
Mais on peut augmenter considérablement l’intensité de la réception et faire les réglages en approchant à une distance convenable autour de l'induit H un cercle de cuivre de 3 centimètres de diamètre.
La self de la bobine H, entourée de ce cercle dans sa partie médiane, tombe de obo184 à o"o146 et celle de G de 0" 00764 à 0"0045. On conçoit donc que les réglages puissent être ainsi très facilement obtenus. L'approche du cercle revient à modifier la self.
3° Au lieu du cercle de cuivre, on peut approcher une bobine plate fermée sur elle-même enroulée sur une bande de carton, du diamètre des bobines induites (25 centimètres). Ce bandeau que nous appellerons I est formé de:64 spires juxtaposées de fil de om55, Sa résistance est 42, sa self 0" 0016.
La self de H mesurée avec le bandeau dans la partie médiane en court circuit est abaissée de o! 0184 à o"o120. Celle de &, dans les mêmes conditions, est abaissée de o 0h00764 à o"o045 comme pour le cercle de cuivre.
4° COMPARAISON DES LONGUEURS D'ONDE A LA RÉCEP- TION. — En modifiant quelque peu le montage précédent, on est conduit à un dispositif qui permet de mesurer les longueurs d'onde à la réception ou, en tout cas, de construire une courbe d'étalonnage, -c'est-à-dire de graduer exactement le récepteur en longueurs d'onde.
On prend, comme primaire, le primaire du poste d’induction, c’est-à-dire la bobine F. Comme secondaire on prend les bobines B et B; en série, mais très éloignées l’une de l’autre, avec un accouplement très faible, B au voisinage de F, B; très loin. Les bobines B et B, sont fermées sur le condensateur variable C, à aiguille mobile. Autour de B,; on installe une bobine identique à F avec curseur, ou encore, plus simplement, un induit un peu différent comme le bandeau I. Dans le circuit de ce dernier on met le condensateur variable C, avec le détecteur en série muni d’un condensateur GC, en dérivation sur ses bornes. Le circuit du potentiomètre est installé comme dans le poste ordinaire en induction.
On a ainsi constitué un circuit intermédiaire analogue à l’ondamètre de Marconi. Ce circuit intermédiaire ne comprend que des selfs et des condensateurs. Quand, par tâtonnement, le meilleur accord est obtenu, la longueur d’onde du circuit est très VOIsine de celle de la source. Elle est proportionnelle
au produit VC L. La self restant fixe, l'accord s’obtient simplement par la variation de capacité. On peut donc comparer les longueurs d'onde en comparant les racines carrées des capacités.
Cette méthode de mesure, qui ne nécessite qu'un
seul appareil délicat, le condensateur variable C;, permet beaucoup mieux que tous les autres dispositifs d'obtenir la sélection des diverses sources.
Il y a une double induction, et par suite, il ne faut pas s'attendre à une grande intensité; mais, on a là un dispositif de sécurité qui nous a donné avec la grande antenne de la Faculté des Sciences de Nancy de très bons résultats, en nous permettant d'isoler, c’est-à-dire d'entendre séparément des sources nombreuses fonctionnant simultanément. Suivant la valeur des longueurs d'onde, on peut substituer à B et B, l’ensemble B + B, et A; B + B, + A et G; B + B, + A + Get H. Ces dernières combinaisons he sont quère utiles que dans le cas des décharges atmosphériques.
On voit que la construction de l’ensemble des:
bobines permet d’avoir une sorte de boîte de contrôle, pour repérer les longueurs d’onde les plus variables depuis un millier jusqu'a plusieurs milliers de mètres.