‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 69 sur 87 · L. 3 : 127D IVD >[S-|]n · texte numérisé non relu

L. 3 : 127D IVD >[S-|]n

« 0 Roudâ, assiste Ma'n! » Au lieu de « Roudâ «, M. Littinann lit >[nS]n « AUâh », graphie unique jusqu'ici en safaïlique qu*il explique par une influence thamoudéenne.

On doit noter que, dans la formule du type courant 1S*im

« et ô Roudâ », il y a fréquente contraction en lim. Ainsi : V. 397 = W. I, II, ^; cf. DM. 446.

wtt^ D Dpj is-ii pas p (?)S[tû]wS

« Par Chatl(?) ben 'Am ad et ô Roudâ, venge de Tennemi ! »

Gad-Awîdh

On sait qu'un grand nombre de textes grecs ou nabatéens de la région du Haurân mentionnent le « dieu d'un tel » , 6t nous avons expliqué plus haut qu'il fallait reconnaître dans « un tel » le chef de la famille sacerdotale.

Ainsi le ©eoç Auixou ou dieu de Aumos, très en faveur dans le Ledjâ et identifié à Zeus Hélios^ Nous avons vu plus haut Allât qualifiée comme divinité de la famille sacerdotale qui apporta son culte dans le Qaurân. Sans doute, il faut com-

1. Waddington, 2392-2395, 2441, 2455, 2456. M. Baudissin dans Herzog* Hauck» Reakncyclopàdie, s. v. Sonne, pp. 508, 510, 512-513, 514, revient à l'opinion de Waddington, qui admettait que A^(ioc était un nom divin, sans apporter cependant d'argument nouveau. A deux reprises (Wadd. 2455,2456), on a indiscutablement 6eâ> AOVou. L'hypothèse que ce dernier nom conserve la terminaison nabatéenne en waw demanderait à être appuyée par des exemples. Par contre, on connaît un 6sb; 'A^ilpou, un 6ebç OûaaeaOou, un ôsbç MaXeixaTou et les formules nabatéennes ne laissent pas place au doute. Nous n'admettons pas Tintervention d'un dieu sabéen QIK. qui, d'ailleurs, ne s'est jamais rencontré à l'état isolé, parce que nous rattachons Aumos à Disr.

prendre de même les textes qui désignent Dusarès-Â'ara comme dieu de notre maître Rabbel^ Le roi Rabbel II dut se réserver le haut sacerdoce de Dusarès-A'ara qu'il avait intronisé à Bostra.

Il est naturel qu'à l'état nomade la qualité sacerdotale, étant l'apanage du clan ou de la tribu, l'appellation correspondante soit <i dieu de telle tribu » '. C'est ainsi que dans les textes safaïtiques on rencontre une divinité du nom de Gad-'Âwldh, le second terme étant le nom d'une tribu, les

On a depuis longtemps reconnu que le sémitique gady dfadd en arabe*, correspondait au grec -cùxri « fortune ». Ce dernier terme est souvent identique au genius. Cependant, nous avons déjà indiqué, et nous devons y insister, que dans les régions désertiques de la Syrie le gad a rang de 6e6ç. Par contre, en territoire sédentaire, le gad est devenu la divinité protectrice de la cité, vraiment la ti>x>].

L'équivalence de Gad=:Théos est confirmée par Tétymologîe que Simplicius donne du nom de 'ATapYaTiQ expliqué par Toxoç eewv. Évidemment, Simplicius confondait nnVinjir avec t^^Jl inj< *. Nous avons montré ailleurs que le Gad de la fameuse source de Palmyre était le dieu solaire Yarhibôl, très probablement d'origine arabe. De même, Malakbel était le Gad de la tribu palmyrénienne des Banou Taimî comme l'a reconnu depuis longtemps M. Clermont-Ganneau *.

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