‹ Les Arabes en Syrie avant l'Islam. Avec 32 figuresChapitre 75 sur 87 · Répertoire d'épigr, sémit, 86 et · texte numérisé non relu

Répertoire d'épigr, sémit, 86 et

2. Répert. épigr, sém,, 285; Litlmann, Semitic Inscript,, p. 70-75.

3. Glermont-Ganneau, Rec. d'arch. or,^ IV, p. 382-402; V, 45 et 179; cf. Wellhausen, Gôtting, gelehrt, Anzeigen, 1902, p. 269.

Sicile d'après lequel une loi interdisait sous peine de mort aux Arabes nabatéens de semer du blé, de planter des arbres fruitiers, de boire du vin et de construire des maisons. Un auteur ancien n'ayant pas compris que c'était là le sort des peuples pasteurs, aura supposé qu'une situation aussi particulière était imposée par une loi draconienne. L'évolution des Nabatéens fut si complète qu'à l'époque musulmane, le terme de « nabatéen » deviendra synonyme de « agriculteur, paysan ».

Si le texte rapporté par Diodore ne doit pas être pris à la lettre, il évoque cependant les conditions de l'ancienne vie nomade et il prouve que « cette proscription du vin chez un groupe considérable de la famille sémitique aurait des racines profondes dans le passé »^

Dans ses Dionysiaques^ Nonnus retrace la lutte acharnée contre Dionysos menée par un roi fabuleux des Arabes du nom de Lycurgue. Ce nom appartient à la mythologie grecque, mais M. Clermont-Ganneau a montré que le récit de Nonnus reposait sur une identification ancienne. En e£fet, on a relevé àHébrân une dédicace Ojeû AuxoupYco*. L'identification de ce dieu grec avec Chai'-al-qaum paraît s'imposer. Comment le nom arabe a-t-il été transposé en celui de Lycurgue? Il est difficile de le dire avec certitude. Parmi les hypothèses présentées, la plus vraisemblable est celle qui suppose que la légende du Lycurgue, ennemi de Dionysos, a pris pied en Arabie par suite de cette circonstance qu'on trouvait dans ce pays une entité divine caractérisée comme anti-bacchique.

En safaïtique le nom du dieu est écrit Dpn^ftS^ ce qui a

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