‹ Les Arabes en Syrie avant l'IslamChapitre 17 sur 88 · loiroulqaiB (II · texte numérisé non relu

loiroulqaiB (II

6. An-No*màn (I) b. Imroulqais 388-418 La suite eomme dans Rothstein, l. c, p. 69 et soiv.

LB LtHES STRIBH ET t'iRT ARABE ANTâlSLAMIQUB 37

comprendre qu'il étendait son pouvoir sur les Arabes de Iltra aussi bien que sur les tribus postées vers les conBus de la Syrie. Les tribus qu'il soumit : Asad, Niz&r, Midhliiadj, Ma'add, étaient les plus puissantes du désert de Syrie et du nord de l'Arabie. Ce chef heureux parait avoir porté ses . armes jusque dans l'Arabie méridionale contre Ghammar'

■- Tombeau ruiné du roi de tous les Arabes Imronlqaia tbo *Amr, près ËQ Neoiâra

Your'ich qui possédait Nedjrân. On conçoit que Rome ait négocié avec un voisin si fort. Le tombeau qu'on lui éleva à nin-NemAra en territoire romain, t'épitaphe rédigée en caractères nabaléens bien que la langue soit arabe et datée de l'ère de la province romaine d'Arabie, suffiraient — si le texte ne l'assurait formellement, — àatlesterqueles Romuiis reconnaissaient le pouvoir d'Imroulqais.

38 LBS ARABKS BN SYRIiS AYANT L*ISLAII

La posilion du roi de tous les Arabes, tenant son investiture des rois de Perse, mais également l'allié de Rome, étonne notre conception simpliste des rapports entre peuples ; elle répond niiieux à la politique ondoyante des Orientaux et à la situation particulière des nomades du désert de Syrie. Les Arabes de Hatra^ place fortifiée dans le désert de Mésopotamie, avaient précédemment tenu le même rôle. Placés entre les Romains et les Parthes puis les Perses, ils surent maintenir leur indépendance contre les uns et contre les autres. Il est même à présumer que la fondation de Iltra fut la conséquence de l'abandon de Ilafra que sa position septentrionale rendait difficile à défendre pour les Arabes.

S'il est acquis qu'avant l'intronisation des Ghassanides, le gouvernement impérial s'était entendu avec les rois de Iltra pour assurer la police des frontières syriennes, nous n'avons aucune difficulté à comprendre l'influence perse que trahit la décoration de Qaçr el-Abya(j. Ce n'est, d'ailleurs, pas le seul point où perce cette influence.

Au sud de la ligne de fortins allant du Djebel Seis à Qal'at Ezraq, mais plus à l'ouest, on trouve une autre ligne de postes fortifiés (fig. 10). Nous savons par la Notitia Dignitaium qu'au commencement du v* siècle, la province d'Arabie possédait deux légions. L'une, la troisième Cyrénàique avait pour siège Bostra, la capitale, de la province. Du commandement militaire de Bostra devaient dépendre les fortins de Qasr el-Abyad, en-Nemâra, Dair el-Kahf et Qalat Ezraq. L'autre légion, la quatrième Martia^ était campée à Ledjdjoun dans la TransJordanie. Devaient en dépendre, les fortins qui, de *Ammân jusque dans l'Arabie Pétrée, protégeaient les territoires sédentaires.

LIS LIMBS SYRIEN ET l'aRT ARABE ANTÉISLAMIQUE

A part Ledjdjoun, qui a loul particulièrement subi l'influence des castra romains et dont les dimensions sont exceptionnelles, les castella de cette région sont du type que nous

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