Coran, XI, 67; cf. VH
120 LKS ARAUKS KN SYlillS AVANT l'iSLAM
relever l'explication que les Musulmans donnèrent, plus tard, de ce culte bétylique. Jouant sur une fausse étymologie {allâtt)^ ils prétendirent que le bloc de pierre avait servi, jadis, à un juif pour y broyer du grain. A la mort de ce juif, son ftme passa dans le bloc de pierre, ce qui détermina les gens de Fendroit à Tadorer*.
On peut présumer que, même après la destruction de ce sanctuaire d' Allât et l'érection d'une mosquée sur son emplacement, ce culte bétylique garda de secrets adorateurs. Car Ibn al-Kalbi sait encore que le bétyle se dressait, jadis, là où s'élevait le minaret de gauche de la mosquée. D'antre part Doughty rapporte qu'on lui a montré à Ta 'if trois pierres auxquelles s'attachait le souvenir d'AUât, d'al-'Ouzzà et de Hobal. Mais ce pourrait être une tradition savante.
Nous examinerons ici toutes les mentions de divinités païennes conservées par le Coran ; elles se réduisent, d'ailleurs, à peu de chose.
Dans la sourate LXXI, 22-23, il est dit qu'en réponse aux exhortations de Noé qui prêchait l'adoration du Dieu unique, les rebelles s'écrièrent :
« N'abandonnez pas vos divinités, n'abandonnez pas Wadd, ni Souwâ*, ni Yaghoûlh, ni Ya'oûq, ni Nasr». »
Les textes safaïtiques ne mentionnent aucun de ces dieux.
Dans la sourate LUI, 19-23, il est question de trois autres divinités :
« Donc, que pensez-vous d'AllAl, d'ai-*Ouzzâ et de Manât, la troisième^ l'autre * ? Est-ce que les mâles sont pour vous et