LIARD
Populus monilifera, Arr.—Necklace Poplar, Balm of Gilead, Cotton Wood, Rough-barked Poplar, Black Italian Poplar, Swiss Poplar, Peuplier du
-mbling Po-{ Canada.
>ndamment À parties de I1 s’accomgers et des!
leau, s’em:!
par le feu.| iteur et de situations imensions.
aux Rats, gelier en a 1 dans son s et d’une s d’au delà > est de 15 > longueur été semée ce a marerte, lisse
Les vei-
C'est un arbre de première grandeur, qui ne pousse que dans les platins de terre riche et fraîche et sur les pointes d’alluvion formées par les méandres des rivières. Il est commun dans les riches terrains des formations siluriennes de la Gaspésie. Il pousse souvent en talles et avec une grande rapidité. Il a toujours une grande hauteur, atteignant 80 pieds et même plus, avec un diamètre variant de douze à vingt-quatre pouces. J'en ai mesuré des échantillons ayant 28, 29, 32 et 37{pouces de diamètre à quatre pieds du sol, sur les platières dela rivière Escuminac, tributaire de la grande Cascapédia. Le tronc conserve bien son diamètre et il est remarquablement exempt de nœuds et de branches, lesquelles ne se trouvent que dans la tête, qui ne se compose, pour ainsi dire, que d’un bouquet de branches fines et de feuilles. Le bois de liard est d’un blanc terne et grisâtre dans le scœur. L’écorce des gros arbres est épaisse, cannelée ;
(1) Rapport du Commissaire des Terres pour 1898, P. 104.
D. net ef RP TOM
celle des plus jeunes est moins rugueuse et dont peu à l’arbre l'apparence du bois blanc.
L'abbé Brunet dit que cet arbre manque da district de Québec et au nord de cette latitude. une erreur, puisqu'il se trouve en abondance da: Gaspésie, où je l'ai vu sur les bords et les îles , rivière Darthmouth, ce qui est bien au nord de ] titude de Québec. J'ai rencontré cet arbre dar Gaspésie et en quelques endroits dans le comté C tawa.
Le liard donne un bois qui se conserve adr blement sous l’eau, où il devient aussi dur qt merisier. Dans les rivières de la Gaspésie, pre: toutes les îles ont été formées par des accumulat d’arrachis, que les eaux des grandes crues recouv de matières terreuses. Les troncs de liards que trouve sous terre, dans ces accumulations et qui été là depuis plus de cent ans, ainsi qu’on peut er ger par la taille des arbres qui croissent sur ces : sont encore parfaitement sains, mais d’une dû égale à celle du merisier. Cette propriété de se server et de durcir sous l’eau met le liard au rang meilleurs bois pour la construction des quais, d tant plus que grâce à ses dimensions, il peut don des pièces de 15 à 18 pouces carrées et de quara à cinquante pieds de longueur. Les planches et madriers de liard sont employés dans la construt des maisons et ce bois fait d'excellents parquets. prend un beau poli et s'adapte bien à la menuisc fine. Il est aussi employé dans la carosserie, où remplace avantageusement le bois blanc, auque
t donne un !
que dans le À ude. C’est !
ce dans la !
s îles de 1a !
rd de 1a 1a- ?
re dans la!
omté d'Ot.
ve admira- À
lur que le À e, presque
Life
imulations !
recouvrent À Is que l’on À t qui ont !
peut en ju- À
ir ces îles, ne dûreté | de se con- | rang des ais, d’auut donner quarante hes et les | nstrution quets. Il lenuiserie le, où il auquel il
ressemble beaucoup. Peu fendant et tenant bien le clou, il est des mieux adaptés à la fabrication des boites d'emballage. Enfin il est plus fort, moins cassant que les autres peupliers, il flotte facilement quand il n’est pas dépouillé de son écorce et sous tous les rapports il offre des avantages réels à l'industrie forestière, qui ne s’est pas encore occupée d’en tirer parti.
Le bois des différentes espèces de peupliers n’offrent pratiquement pas de différence, si ce n’est dans la nuance de la couleur. Il est mou, léger, et généralement blanc, avec nuance jaunâtre et grisâtre. Il est d’un grand usage en Europe, où il est très prisé pour la confection des planchers, à raison de sa blancheur, de la facilité avec laquelle il se lave, de la difficulté et de la lenteur avec lesquelles il brûle, ce qui le rend bien moins dangereux pour le feu que les autres bois. Il est recherché pour les boîtes d’emballage, parce que le clou ne le fend pas. Il est pareillement recherché pour faire les planchettes sur lesquelles on enroule les pièces de soie ou d’autres étoffes et les rouleaux à ruban. Les tonnelliers emploient le tremble pour faire des barils à hareng, des seaux à lait. C’est aussi avec le tremble que se font en France les sabots et les plateaux que les bouchers emploient pour faire la distribution de la viande. Comme il n’est pas fendant et ne s’esquille pas, le peuplier est un excellent bois de tour et très employé pour cet usage. On en fait des boîtes à médecines et à allumettes. En Europe, il est aussi très employé dans la carrosserie, en planches minces dont on fait le bordage des caisses de charettes et de wagons.
SFr ee CIE
Mais l’usage par excellence de tous les peupl c'est la fabrication de la pulpe par le procédé soude, qui détruit la couleur des veines noires et duit la pulpe la plus blanche. Cette industrie est spécialité chez nos voisins des Etats-Unis, qui en presque le monopole. Dans l'Ohio et quelques au Etats du centre, on cultive le peuplier pour alime cette industrie. Ici, nous l'avons à l’état naturel première qualité, et nous le laissons perdre.