‹ Les arbres gutta-perchaChapitre 20 sur 37 · REPRODUCTION ET MULTIPLICATION DES ARBRES A GUTTA · texte numérisé non relu

REPRODUCTION ET MULTIPLICATION DES ARBRES A GUTTA

La plupart des auteurs qui traitent de la gutta et des arbres qui la produisent déclarent que la reproduction par graines est impratical)le. D'après le C Treul), dont Tautorité est incontestal)le, cette oj)inion est erronée et on peut o])tenir des plants venant de graines. ^lais il est ])ien établi ([ue ces graines perdent très rapidement leur faculté gerniinative ; elles ne peuvent donc être transportées à une grande distance sans devenir improductives. Le moven le plus sur est le marcottage qui consiste à enterrer sur une parlie de sa longueur, en la recourbant ou bien en l'entourant d'un tube de bambou, une branche tenant encore à l'arbre et de la séparer seulement de ce dernier quand les racines adventives ont pu se développer.

Le bouturage peut lui-même donner de bons résultats quand on a soin de prendre les Ijoutures sur des plants bien développés. Quelques Chinois utilisentce moyen et vendent sur les marchés de Penang

et de Batavia, à raison de 5o centimes la pièce, des plants ainsi obtenus de boutures. Serullas a employé ce moyen de môme que Piaoul.

Le D"" Treub accorde la préférence au bouturage et d'après lui (opinion rapportée par Obach), les plants obtenus de marcottage se montrent plus vigoureux que ceux obtenus de graines.

M. Ridley déclare que la greffe est impossible car les bacilles et les champignons se développent très rapidement.

Les graines qui tombent au pied des arbres entrent souvent en germination et fournissent alors de jeunes plants très vigoureux. Spofts Encyclopœdia (5° partie) rapporte qu'on en a trouvé en très grand nombre sur les formations granitiques de Perak et jusqu'à une altitude de 3,5oo pieds. Le regretté Raoul dit lui-même dans une de ses lettres qu'il a rencontré et recueilli un grand nombre de ces jeunes plants. Quand il s'agit de les transporter, il est bon de choisir des sujets vigour(uix ayant au moins un pied de hauleuj- et de les enlever avec leur racine pivotante. Les jeunes plants rapportés par Piaoul et obtenus dans ces conditions ont supporté très facilemenl de longs transports en serres \\'ard et mis en place en terrain convenal^le ils n'ont pas lardé à produire de nouvelles feuilles. Au contraire, les plants provenant de boutures avaient conservé leurs feuilles, mais un grand nombre d'entre eux ne possédaient que des racines insuflisantes et ne se conservaient en serre

PRODUCTIOy ET COMMERCE DES GUTTAS GS

que grâce à l'humidité excessive qu'on y avait maintenue.

En ce qui concerne les plants transportés dans nos colonies il est bon de préciser les conditions dans lesquelles devra se faire ultérieurement la multiplication. Le marcottage parait le meilleur moyen <) employer ; mais^ comme nous l'cwons dit plus haut, il ne faudra le pratiquer qu'au moment où les plants auront atteint une taille assez élevée.

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