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FiG. 0. — Diagramme di s chutes de pluie au Camp Jacob (1855-1870).
-j'i RAPPORT A M. LE MINISTRE DES COLONIES
Comme on le voit par le tableau ci-dessus et par les diagrammes qui raccompagnent, les chutes de pluies sont d'autant plus abondantes que l'altitude est plus élevée et on peut trouver l'humidité suffisante, même pendant la période la plus sèche de l'année, à partir de i5o mètres d'altitude, si toutefois la localité choisie appartient au massif élevé de la Soufrière.
Le T*^^ août, j'arrivais à Basse-Terre, chef-lieu de la colonie, où j'avais le bonheur de rencontrer immédiatement M. Moracchini, Gouverneur, qui voulut bien m'ofîrir l'hospitalité dans sa résidence du Camp Jacob, à proximité de la colline de Matouba, préconisée avec raison par Raoul pour effectuer des plantations de gutta.
Le Camp Jacob se trouve à environ 55o mètres d'altitude sur le flanc du massif couronné par la Soufrière. Le sommet de la Soufrière, situé à i,/454 mètres d'altitude, est presque constamment couvert de nuages, et 1 humidité atmosphérique devient de plus en plus prononcée à mesure qu'on atteint des altitudes plus élevées; malheureusement la température s'abaisse en même temps et il ne faut déjà plus songer à établir des plantations de gutta à l'altitude du Camp Jacob, étant donné surtout que la Guadeloupe se trouve entre les i6° et i6° 3o' de latitude Nord environ.
Si l'administration de la Guadeloupe n'avait pas fait préparer de terrain spécialement affecté à la culture des arbres à gutta, elle avait du moins provoqué des demandes, et je pus, dès le lendemain de mon arrivée, grâce à l'obligeance de M. le Gouverneur, me mettre en communication avec des planteurs sérieux qui désiraient recevoir des plants et promettaient de leur accorder les soins les plus minutieux. Aucune demande n'émanait d'habitants de la Grande Terre et d'ailleurs la configuration de cette partie de l'île ne convient pas à la culture de la gutta, car on n'y rencontre pas les altitudes nécessaires pour provoquer une humidité atmosphérique extrême.