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II. — Magnoliers à feuilles persistantes

Magnolier à grande fleur. — Espèce type de celte série au feuillage splendide et à la floraison ravissante de larges corolles, en coupe, blanc mat, odorantes.

M. à feuille ronde. — Feuillage émoussé à la pointe ; florifère.

M. à fleur double. — Fleur assez abondante, double.

M. de la Gallissonnière. — Arbre vigoureux, d'un beau port.

M. précoce. — Cette espèce fleurit plus tôt en saison.

Culture. — Le Magnolier se développe vigoureusement dans un so) riche ou simplement sablonneux et humide, Les espèces

tonjonrs vertes redoutent les transitions brosques de tempdratare et les hivers rigoureux.

On multiplie le Hagnolier par semis, par marcotte incisée et par greiîage sur an tjpe vigoureux ot robuste.

La taille, assez peu pratiquée, ne pourrait qu'aider à diriger lo branchage. Sou moment arrive à la défloraison.

LE MAHONIA (Mahonia)

Famille det Berbéridéet.

Arec le Buis, le Hahonia est l'arbuste toujours vert le plus robuste à nos différenls sols, arides ou frais, et aux froids de nos hivers. Ses racines traçantes l'imposeot aux plantations de talus, de rampes, de sous-bois; dispersé dans les groupes d'arbres à feuilles caduques, il leur donne du ton en hiver. Son feuillage persistant, penné, acéré aux nervures, fait ressortir sa floraison printaniëre en grappes simples, jaune canari, et ses fruits bleuâtres da l'été et de l' arrière-saison.

Vahiétés'. — Le type principal et ses variétés peuvent atteindre i" 50 à 2" de hauteur.

Mahonia à feuille de koux. — Arbuste buissonneux, décoratif au premier ou au second plan par son feuillage vert et compact, par sa floraison précoce et abondante. — Plusieurs sou s- variétés.

M, de Hervé. — Feuille ovale arrondie, inerme, glaucescente.

M. en faisceau. — Fleurs en grappes serrées; feuilles épineuses.

M. rampant. — Petit arbuste traçant, ne dépassant pas 40 à 50 centimètres; feuilles à pointes acérées.

Mahonia de Fortune. — Espèce distincte de i" à i" 50, à folioles étroites. Fleurs en petites grappes, jaunes.

Mahonia du Japon. — Tiges fortes ; feuillage grand, coriace ; fleurs grandes ; fruits gros. Espèce moios rustique au froid.

CuuTUBB. — La nature du sol est indifférente au Mahonia, à l'exception des deux dernières espèces qui préfèrent un peu de fraîcheur et de la terre de bruyère.

On les propage par le semis des graines et par le séparage des rejets enracinés.

La taille est inutile. L'édrageonnement n'est pas nécessaire.

LE MILLEPERTUIS (Hyperigum)

Famille des Hypéricinées.

Soas-arbrisseaa nain, buissonneux ou drageonnant, à fleur jaune ayant une odeur plus ou moins forte. Sa place est sous bois, en talus, dans les rocailles^ au premier plan, ou en bordure.

Variétés. — Le Millepertuis fétide, H. hircinum, atteint i™ ; on le connaît encore sous le nom de Millepertuis • à odeur de bouc. 1 En été, bouquets de petites fleurs jaune brillant.

Le Millepertuis étalé, H. patuluniy a la fleur plus grande.

Le Millepertuis à grande fleur, H. calycinum, à feuilles persistantes, ne dépasse guère 0^ 25 de bauteur et trace tellement qu'il ne tarde pas à constituer un tapis de verdure émaillé de larges fleurs jaunes élégantes par l'ensemble de leurs étamines d'or.

Culture. — Tout terrain convient au Millepertuis.

La multiplication s'opère par semis et par le séparage des touffes.

La taille annuelle des rameaux provoque une plus belle floraison.

LE MURIER (MoRus)

Famille des Horées.

Si le Mûrier n'a pas un caractère ornemental, sinon par son feuillage qui tient assez longtemps, il n'est pas sans valeur pour l'élevage du ver à soie et pour la fabrication du sirop de mûres. Le paysagiste n'hésite pas k en disséminer quelques baliveaux ou demi-tiges dans les grandes plantations.

Variétés. - Le Mûrier blanc est le type le plus commun.

Le Mûrier rotige a les feuilles plus larges.

Plus larges également sont les feuilles du Mûrier d'Italie, mais les jeunes pousses sont plus sensibles aux gelées.

Le ATArier noir se couvre d'an basa feuillage épais, Itiimit, rapproché; EOD froit mûr est nUlisè en médecine.

f^Ècss TDistNKs. — Le BRoussomriEit, on Mûrier à papier, a son feuillage découpé d'ans façon assez originale. Les variétés à feuille cuatllée, moins élancée, et à feuHU taciniée plus naine, sont à cultiver.

Le UaglurK épineux possède des qualités séricigènes. Il vient en arbre ou forme des clùlures défensives.

CoLTURB. — Ces diverses espèces réussissent en terrain sec et subsUntiel; trop d'humidité leur nuit.

On les multiplie par semis, par bouture de branches ou de radnes, par couchage et par le greffage sur leur type.

La taille des rameaux, sans être obligatoire, sert à diriger le branchage ou à le rajeunir.

LE NERPRUN (Rhamnus)

Famille des Rtumnces.

Dans la culture pratique, ce genre comprend trois groupes distincts, les Alaternes, les Bourgènes, les Nerpruns, qui sont cependant confondus au point de vue botanique.

Plusieurs variétés conservent leurs feuilles en hiver. Ces arbrisseaux sont admis sotis futaie ou dans les grands massifs.

■Variétés. — Examiaong chaque groupe séparément.

I. — L'Alatkrnk fait partie des arbustes toujours verts, à rameaux élancés.

Alaterne à large feuille; feuillage sombre, luisant. A. à feuille étroite ; feuillage dressé, plus petit. A. à feuille dorée; feuille large, marbrée au centre (inconstant). A. à feuille argentée ; feuille étroite, bordée OU liserée blanc pur (constant). Arbuste moins élancé.

II. — Le BouHCfcNB est un arbrisseau ramifié, à grand développement; plusieurs variétés sont à feuilles persistantes. De ce nombre sont :

Le Bourgint à large feuille, et le 0. de BUlard, à feuille Ioncéolée ; grands arbustes toujours verts.

Le B. à feuille (Tolivier est vigoureux et lent à défeuiller. Parmi les Variétés à feuilles caduques, signalons :

Le Bourgène des Alpes, formant de gros buissons bien feuillus. Le B. de Vlméritie ; arbuste trapu; beau feuillage vernissé. Le B, des bois ou Bourdaine,<i aulne noir b indigène, peu ramiGé; son charbon entre dans la fabrication de la poudre de guerre.

III. — Le Nerprun est plutôt un arbrisseau de parc forestier ou I de clôture.

Le Nerprun purgatif , indigène, rentre dans cette catégorie.

Les N. utile et colorant {Lo-za des Chinois) ont un feuillage lancéolé, luisant, et produisent des baies noires. L'un et l'autre, diton, sont employés dans la préparation du ■ vert de Chine. »

I Culture. — Ces trois genres réussissent en tout terrain. Les

1 espèces toujours vertes réclament un demi-ombrage.

Leur multiplication se fait par serais et par couchage.

Il n'est pas nécessaire de tailler les Nerpruns.

LE NOISETIER (Corylus)

Famille des Gorylacées.

Quoiqu'étant classé parmi les arbrisseaux « fruitiers, » le Noisetier est admissible dans les grands jardins et les parcs d'ornement ou forestiers. Buissonneux surtout, le Noisetier peut constituer des sous-futaies et des bordures à grand développement.

Variétés. — Tous les Noisetiers et Aveliniers à fruit rond, à fruit long, à gros fruit, etc., sont dignes d'entrer dans le jardin d'agrément. Les variétés spécialement ornementales sont :

Le Noisetier à feuille pourpre. — La cupule du fruit est colorée de pourpre, comme le feuillage de l'arbuste.

Le Noisetier à feuille laciniée, — Arbrisseau robuste aux grands hivers; feuille régulièrement découpée; fruit petit, abondant.

Le Noisetier de Bijzance. — Arbre résistant aux gelées, vigoureux, s'élançant en haute tige et laissant pendre ses branches latérales. Fruit par bouquets agglomérés, petit, ayant peu de valeur.

Culture. — Le Noisetier vient dans tous les sols, secs ou frais. Sa multiplication a lieu par semis, par marcotte et par division, drageon ou cépée.

La taille n'est pas indispensable au Noisetier.

LE PAVIER (Pavia)

Famille des Bippocutaafei,

Oa disséminera les Paviers au deuxiëme ou au troisième plan des massifs, accompagnés d'espèces à feuillage Sa ou demi-persislani ; lels sont les Bourgènes, le Bacctiaride, les Sureaux, les Troènes.

Nous ne parlons pas des Paviers, arbres, qui sont tout autres.

Variétés. — Le Pavier à épis (Macrothtrsus spicata) atteint deux à trois mètres ; son feuillage e^t acuminé, digité comme celui du Marronnier, tomenteux au revers. En été, des épis terminaux, longs, érigés, composés de jolies fleurs blanches à longues étami nés, donnent un cachet de haute élégance an massif.

Le Pavier de Californie (Calothyrsl's califomica), plus élancé, moins rigide dans son port, est plus lent à défeuilter; il donne des panicules dressées ou penchées, carné verdàtre.

Ceruins botanistes ont séparé ces deux espèces du genre Pavier qui comprend les P. rouge, jaune, discolore, de l'Ohio, de Whitley, etc., rangés parmi les arbres d'ornemenl. Nous devons cependant reconnaître que ces dernières espèces on variétés, au branchage compact, peuvent être utilisées au renire des grands massifs d'arbrisseaux dans les pares d'une certdne importance.

CutTuRB. — Les Paviers sont peu difficiles au sol ; le P. à épis craint les endroits arides, où il perdrait prompiement ses feuilles ; le P. de Californie redoute les situations humides qui entretiennent sa végétation et empécheut l'aoûtement de ses rameaux.

On les multiplie par semis, par drageon et par le bouturage des racines.

Les espèces de Pavier (arbres) se propagent par la greffe sur Marronnier d'Inde.

La taille n'a rien à faire sur le Pavier, en ce qui concerne la floraison de l'arbuste.

LE PÊCHER (Pbrsica)

Camille des Amygdalées.

Malgré tout Tattrait qae nous procure doublement le Pêcher avec ses fleurs roses et ses fruits pourprés, nous ne devons rechercher ici que les espèces purement ornementales. Etant donnée la fragilité de ses branches qui se dégarnissent vite, on évitera son isolement en lui donnant pour compagnie des arbustes ramifiés, élégants de feuillage et de fleurs, comme les Spirées, les Céanothes, qui épanouissent leurs corolles quand celles du Pêcher ont disparu.

La floraison du Pêcher est printanière.

Variétés. — Le Pêcher à fleur double a plusieurs sous-variétés : P. à fleur double y rose^ rose fin; le plus répandu;

— blanche, blanc pur; fleur régulière;

— rouge, rouge vineux; semi-double;

— à fleur d' œillet, rose frais; fleur assez grande.

Le P. dlspahan, à rameaux plus fins, se couvre de jolies petites fleurs doubles, roses.

Le P. à feuille pourpre réclame une taille d'été suivie de pincements; son feuillage s'entretiendra plus jeune et coloré.

Le P. pleureur, à rameaux retombants; fleurs roses, simples; fruits de moyenne grosseur.

Culture. — Le Pêcher préfère une situation saine, un terrain substantiel. Les climats froids, variables au printemps, provoquent la gomme et la perle de ses branches.

On propage ses diverses variétés par le greffiage en écusson, sur Amandier, sur Pêcher franc, sur Prunier. L'écussonnage se pratique au pied du sujet ou sur tige jeune et peu élevée.

Aussitôt la fleur passée, une taille modérée des rameaux excitera la sortie de brindilles qui fleuriront Tannée suivante.

LA PHOTINIA (Photinia)

Famille de* Pomaeéet,

Connu sous le nom de i CratMgus glabra, t le Photinia, arbnsseau toujours vert, s'élevant à trois et quatre mètres, garnit les massifs par son branchage ramiTié et ses belles feuilles luisantes comme celles d'un Laurier-cerise ou d'un Magnolier. Les jeunes pousses sont rougeàlres et les vieilles feuilles se colorcnlde carmin, après l'hiver. Voloniiers, les anciens rejets épanouissent au priatemps leurs corymbes de fleurs carnées.

Variétés. — Le Photinia à feuille glabre correspond à cette description sommaire. C'est une bonne espèce à cultiver.

Le Pk. à feuille dentée eu diffère par le bord ondulé et cilié do la feuille.

Espèces VOISINES. — Le Bibacieb, dit » Néflier du Japon» (Eriobolrya), petit arbre fruitier de la Provence cl de Nice, est sous notre latitude lempërée, un arbrisseau à belles et grandes feuilles comme celles du Cbâiaigaier, persistantes en toute saison. Floraison en grappes lomenteuses. Fruil jaune cemme une mirabelle.

Le Raphiolepis, anciennement « Cratsgus rubra > a son feuillage plus petit, mais également persistant ; ses fleurs prin lanières, en petites grappes, ont une teinte blanche ou rosée.

Culture. — Ces Irois genres, à feuilles peràislanles, préfèrent une lerre généreuse, une exposition saine ou abritée.

La malliplicalion se fait par semis, par bouture et plus souvent par greffe sur Cognassier, — quelquefois sur Aubépine, .Inutile de leur appliquer la taille des branches.

Sous noire climat variable, le Bibacier et le Raphiolépis soni élevés eu caisse et passent l'biver dans une orangerie.

LA PIVOINE EN ARBRE (P^onia Moutan)

Famille des Renonculacées.

Si la Pivoine ligneuse a moins de variétés que la Pivoine herbacée, elle n'en constitue pas moins un joli décor de plate-bande, de pointe de massif ou de pelouse d'un petit jardin, par ses touffes isolées ou groupées atteignant 1 mètre et 1°" 50 de hauteur. Son feuillage clair, glabre et glaucescent, est bipenne et incisé; ses fleurs épanouissent en avril ou mai, à Textrémité des rameaux et produisent un grand effet par leur dimension et leur coloris tendre, brillant ou velouté.

Variétés. — Les variétés à fleur double ou semi-double sont recherchées avant tout. En voici quelques-unes parmi les plus méritantes :

Pivoine alba plena. — Coloris blanc ; fleur double.

P. Athlète. — Grande fleur; carné rose lilacé, onglet pourpre.

P. blawhe de Noisette. — Blanc de marbre lavé d'incarnat.

P. Dumont de Courset. — Fleur grande ; blanc teinté lilacé.

P. Elisabeth» — Forte fleur ; carmin glacé, éclatant.

P. fragrans maxima, — Fleur bombée, rose nuancé aurore.

P. lactea, — Blanc de lait.

P. Louise Mouchelet. — Rose chair, coloris frais; fleur grande.

P. Madame de Vatry. — Belle fleur globuleuse ; rose hortensia satiné. Plante vigoureuse.

P. Osiris, — Fleur moyenne ; pourpre noirâtre foncé.

P. Président Brongniart. — Fleur grande, aplatie; beurre frais, onglet amarante.

P. Rosa mundi, — Chair rose saumonné, à onglet rose.

P. Triomphe de Matines. — Rouge giroflée avec ton lie de vin.

P. Triomphe de Vandermaelen. — Fleur bombée; grenat violacé à reflets ponceau.

P. Ville de Saint-Denis. — Grande fleur; blanc crémeux légèrement carminé au centre.

Nous pouvons aussi recommander les Pivoines : Carolina, Comte de Fla/ndre^ Lambertiœ, Lord Macartney, Jlf"« Ratier, il"' Stuart Low^ Odorata plenissima, Prince Troubetskoy, Reine des fleurs. Reine des violettes, S*' de Af™^ Knoor, Van Houtte, etc.

Culture. — La Pivoine en arbre aime une terre ordinaire.

substantielle et an pea fraîche. Les situations eiposées ans j printaniëres pearent nuire à sa floraison. La replantalion d( Toines se fait en août et septembre.

On multiplie les variétés par la greffe snr tronçoa de raci PïToîne en arbre on de Pivoine herbacée de Cbine.

La taille serùl superflue ; on pourrait cependant écimer que rameaux aussitôt la floraison terminée, pour rajeunir l'arbos

LE PLAQUEMINIER (Diospyros)

Famillt dea Ëbénaeéei.

Considéré comme arbre • fruitier » ou comme arbre • d' ment > ou comme s bois d'ëbène, ■ le Plaqueminier a dn cité dans le jardin de l'amaieur, ne serait-ce que par ses va japonaises qui, sous le climat de Paris, orneront les façad midi, avec leur beau feuillage et leurs fruits séduisants, parti rement à l'époque de la cbule des feuilles.

Variétés. — Plusieurs espèces sont admises dans les jar

Le Plaqueminier d'Italie; petit arbre à feuilles lancéolées

Le Plaqveminier de VtrginU, plus robuste, produisant des comestibles ayant l'aspect d'une prune verte ou ambrée.

Le Plaqueminier du Japon (Kaki); son feuillage est gra son fruit asseï gros, aurore verniillonnë, ressemble à une darine ou à une tomate. Les variétés à côtes, feuille large, côtelé; de Maat, fruit lisse; Engaurran, précoce en mati Berlandier, oviforme; Halckiya, mamelonné, etc., devront s< pager rapidement dans les jardins.

Nous les cultivons en espalier, alors que Hoolpellier et T les voient fleurir et fructifier à l'air libre.

Culture. — Le Plaqueminier aime une terre asseï profoni nature ordinaire, plutôt fraîche.

La multiplication se fait par semis; mais les variétés seront fées sur leur type, autant que possUile.

La fructification ou la floraison s'opérant sur le jeunt herbacé, il n'y a pas d'inconvénient à appliquer la taille d Deux Tigoureux et à conserver quelques faiiiulilles.

POMMIER (Malds)

Famille des Pomacfes.

n qu'an Pommier A'Api, de Calville ou mâme ar ou en fruit, ne redoute h comparaison avec meutale ; mais on sait déjà que nous ne roulons

utile du genre Pommier.

lises au jardin d'agrément, sous forme de buîs-

de demi-tige, se groupent on se disséminent, ; toujours la situation, soit par leur [raiche flosoit par leur curieuse production fruitière.

lUX groupes résument les variétés principales.

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