II. — Viornes a feuilles persistantes
La Viorne du Japon, F. Atjçafy^ki, haute de i mètres, se fait remarquer par son beau feuillage étoffé, luisant, vernissé.
La Viorne de 'Chine a les feuilles larges, mais non lustrées. — Ces deux espèces redoutent les gelées et l'excès d^humidité.
La Viorne Laurier-tin est connue par son feuillage compacte, vert sombre et ses nombreux corymbes de fleurs qui se détachent bien de la verdure à Tautomne et en hiver. — Sous-variétés :
Laurier-tin à feuille luisante, feuilles grandes ;
— à feuille ronde, arbrisseau court, boulon rose ;
— à feuille velue, duveteux au revers ;
— à grande fleur, rameaux lâchés, larges corymbes;
— à feuille panachée, taches jaune vieil or.
Dans la région Sud et vers l'Ouest, le Laurier-tin est assez rustique pour vivre librement. A Marseille, nous l'avons rencontré composant la clôture de la gare ; tandis que dans le Nord, ayant les racines enserrées dans une caisse, il décore les vestibules, les appartements, les orangeries.
Culture. — Une terre franche convient aux Viornes.
La Mancienne croît spontanément dans les sols calcaires, et la V. obier réclame un peu de fraîcheur ; aux espèces asiatiques, un compost généreux; aux espèces américaines, de l'air pour tonifier leur floraison. Il faut aux Viornes à feuilles persistantes une bonne terre préparée, drainée, et un demi-ombrage.
En généra], les Viornes se multiplient par le semis, et un grand nombre par le bouturage.
La Bouk de neige ne donne pas de graines, elle se prête au couchage simple et au buttage en cépée. La Mancienne réussit au semis et au séparage ; ses jeunes plants servent de sujet de greffage à ses sous-variétés et aux Viornes à grosse tête, plissée, etc.
Les horticulteurs propagent le Laurier-tin et ses sous-variétés par le bouturage semi-ligneux et par le buttage en cépée.
La taille est rarement appliquée aux Viornes. Aussitôt la fleur passée, on peut procéder à cette opération.
JrELÎk OU DIERVILLE ROSE Veiobla ou Dibrvilla)
famille des Caprifoliacées, g Lonicérées.
^eigélie, Weigela ou Dierrille ? A cette question pro- £sac4:ord entre botanistes, notre ami Paul Hariot, is répond : Ce végétal rapporté de l'Amérique l>oeu 1706, a été dédié par Tournerort au chirurgieu le {Diervilla). plus tard, en 1780, Thunberg le seu el lui donne le nom du botaniste russe Weigel t ans après, Persoon écrit Welgelia, et l'erreur se a donc rien d'étonnant que l'on ait appelé Weigélie lierville rose » importé de Chine en Europe, par glais Robert Fortune, il y a de cela quarante ans. que et la règle actentifique commandeul que l'on m primitif Diebville en faveur des variétés amériaes.
. grands froids, la touffe peut atteindre 2 mètres, i feuillage est assez grand, ovale elliptique, denté
poilu au revers. En avril et mai, la ileur se pré- , par petits bouquets de trois ou quatre corolles, Il rameau de l'année précédente, à l'aisselle des & ou au sommet de la branche.
I Dierville en fleurs, c'est quelque chose de ravis- |ue la branche des Spirées et des Deutzies, un ra- Dierville fane vite dans l'eau. Tant mieux, il est ouïr, sur pied, au jardin.
Pour faciliter les recherches, nous divisons en 1 variétés du Dierville.
[>'Amëkique, fleurissant eu été.
u Canada est un arbuste rustique, de 1 ■" SO, au et donnant en été des fleurs petites, jaunâtres, à 'un singulier effet, et légèrement odorantes.
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