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II. — Cerisiers (Padi^^), à fleurs en grappes

Le Meriner à grappes, arbrisseau élancé, quoique ramifié, se

place au centre des bouquets d'arbres et d'arbustes. Il produit, au

printemps, des épis ou grappes simples, retombantes, à fleurs

blanches, qui se transforment en baies noires et luisantes. — Sous-

' variétés, à feuille ponctuée, à feuille ronde, hétérophylle, naine.

Le Merisier à grappes, de Virginie, a les mômes destination^. Ses rameaux sont plus étalés que ceux du précédent; sa floraison

lai SDCcëde, la flenr est moins tombanlp ; son feuillage se colore à l'aulomne. — Sous-variélé, à feuille de Fougère.

Le Mahaleb ou Saiiile-Lucie fait parlie de celle section ; nous le coniïidéroDS plulùl comme arbrisseau forestier pour les sols calcaires. — Sous-yariél6, à feuille panachée, utilisable à mi-^mbre.

III. — LAuno-CERASUS. Espèces i feuilles perEÎstantes; fleurs

en grappes.

Le Laurier-cerise ou Laurier-amande peut atteindre 4 et S mètres, et se ramiQ» facilement ; son feuillage est épais, luisant, d'un beau vert et persiste toute l'année. En mai, une petite grappe de flGnrs blanches apparaît à l'aissellH des fenillef', et plus tsrd un petit fruit noir. — Sous-variélés, à feuille ronde, à longue feuille, à petite feuille, à large feuille ou de Versailles.

Le Laurier de Colchide a les feuilles ovales -al longées, aiguës et espacées, d'un vert gai.

La Laurier du CaMOfe a les feuilles ovales-arrondies, obtuses et rapprochées, d'un vert sombre.

Le La'jirJcr-cerJse et ses variétés et sous-variélés se plaisent en massifs, en sous-bols, groupés, disséminés ou Isolés, et même en rideau ou pour masquer des murailles, à l'ombre.

Le Laurier de Portugal, Azaréro, atteint 4 mètres ; fon porl est mieni arrondi et le branchage plus compact (]ue ceux des espèces précédentes, il est plus seiisil.le aux froids. La feuille, persistante, est de moyenne grandeur et luisante ; la llcur, en épi blanc, paraît en mai et juin; le fruit est noir. — Variété, des Açores, florifère.

Le Laurier de Portugal réclame un terrain sain, une situation à l'abri des gelées; sa place est en sous-bois, et en sujets isolés ou groupés, à mi-ombre.

Culture. — Les Cerisiers ne sont pas difficiles sur le sol, à quelque série qu'ils appartiennent. Les procédés de leur multiplicaiioD ne sont pas les mêmes.

Ceux de la première série se greffent sur Merisier, pour tes terrains frais, et sur Mahaleb dans les terrains secs.

Ceux de la deuxième série se propagent par le semis; les sousvariétés sont greffées sur leur types respectifs.

Les espèces de la troisième série se multiplient par semis, par bouture et par marcotte,

La taille est inutile aux Cerisiers cultivés pour la fleur. Les espèces à feuilles persistâmes peuvent supporter le sécateur dans les plantations en rideau, maij avec modération.

LE GHALEF (El^aonus)

Famille des Eléagnées.

Arbrisseaux d'un développement variant de 2 à 5 mètres, à feuillage glauque, lenl à tomber, cbez les uns, persistant chez les autres, et conséquerament, de destinations variéi'S.

Variétés. — Le Chalof argenté; Ch. à feuille étroite {EL angustifolia), dit « Olivier de Bohême, » est un petit arbre, souvent épineux, à feuilles lancéolées, au revers mal, blanc de céruse, donnant, en juin, de petites fleurs jaunâtres, odorantes; il produit plus d^effot par son feuillage argenté, tenant jus(iu*aux gelées et se détachant bien au milieu d'autres espèces plus foncées en couleur ou accentuant la perspective.

Le Chalef à fruits doux {El. ednlis) est buissonnant; son feuillage satiné, faiblement rouillé au revers, re4e assez longtemps sur l'arbuste; après la fleur, apparaît un fruit rouge clair, comesiible.

Le Chalef à rameaux réfléchis (EL reflexa), lance ses rameaux

flexibles çk et là, et peut tapisser une muraille ou garnir un dessous

' de massif à Tombre. La feuille est épaisse, verte dessus et semble

bronzée au revers; elle est persistante. — Sous-variélés à feuilles

panachées ou marginées de jaune.

Espèces voisines. — L'Argousier griset, Hippophae rhamnoïdes, de la même famille, s'élève à 4 mètres; bien ramifié, épineux, il a des reflets argentés ou satinés par son feuillage On, serré, aux tons plombés ou métalliques; la plante femelle donne, vers la fln de l'été, de petits fruits sphériques, rose nankin. L'Argousier a son entrée dans les grands bosquets, au profll des massifs ou sur les dunes et les falaises, dont il retient les terres, tout en constituant une clôture défensive.

Le Shepherdia argenté, « Chalef» ou « Hippophae du Canada », a quelque ressemblance avec le précédent. Il est robuste au froid, et concourt à Tornementation des parcs et squares, où l'on n'est pas limité sur le nombre d'espèces à planter.

Culture. — Les Chalefs ne sont pas difflciles sur le sol; une terre légère leur suffit.

On les multiplie par semis, par bouture et marcotte.

Ils ne réclament aucune taille, sauf pour la ramification et la direction des rameaux.

LE GHAMÉCERISIER (Gham^cbrasus)

Famille des Caprifoliacées.

Par ses qualités natarelles : port dressé et buisonneux, feuillaison précoce, floraison printanière, le Chamécerisier s'impose à l'ornementation des massifs d'arbustes, aux deuxième et troisième plans, et à la lisière des sous-bois.

Vabiétés. — Le type indigène, Chamécerisier Xylostéon ou Chèvrefeuille à balai ou des buissons, croît dans les haies et les garennes et pourrait, avec ses variétés, entrer dans Tameublement des parcs forestiers. Hauteur 2°» à 2"» 50.

Ch. des Alpes, — Arbuste touffu, court; feuille assez grande; fleur rose clair; fruit simulant une petite merise rouge. Robuste au froid.

Ch, de Ledebmr. — Hauteur 1"*50 à 2"»; feuillage luisant; floraison successive ; fleur jaune rougeâtre, accompagnée de bractées purpurines ; baie noire.

Ch. de Tartarie, — Plusieurs variétés à fleur blanche^ à fleur camée, à fleur rose, bicolore, nain, à grande fleur rouge -, cette dernière est la plus jolie du genre. Toutes résistent aux gelées. Leur feuillage est glauque; les baies ont généralement un coloris rouge groseille. Hauteur 2 à 3 mètres.

Ch. odorant ou parfumé. — Type particulier, buissonneux ; feuilles duveteuses au revers. La fleur blanc carné, très odorante, d'un parfum agréable, s'épanouit en janvier-février, avant le bourgeonnement même du feuillage. Hauteur 1°» à l'^SO.

Ch. de Standish. — Arbrisseau de 2 à 3 mètres. Rameaux demisarmenteux; feuillage assez épais, lent à tomber, donnant à la plante l'aspect d'un Chèvrefeuille vert; la fleur, blanc carné, odorante^ apparaît à l'aisselle des feuilles, en février-mars.

Culture. -— Le Chamécerisier vient à peu près partout ; il ne craint pas la sécheresse, ni Thumidité.

Il se multiplie par le semis, et plus généralement par le bouturage, surtout pour la reproduction exacte des variétés.

On aura le soin de préparer les rameaux-boutures avant le mois de janvier et de les mettre en jauge en attendant le moment de les planter en pépinière.

A Texception des deux dernières espèces, la floraison da Charaécerisier vient, en mai, sur les jeunes pousses herbacées; il n'y a donc aucun intérêt à tailler l'arbuste au profit de sa floraison. Les rameaux effilés pourront être raccourcis à demi-longueur; on dégagera les parties diffuses par quelques coups de sécateur, au printemps ou en été.

Les Ch. odorant et de Standish seront respectés jusqu'au moment de la floraison. La taille, au lendemain do la fleur, n'aura pour but que le dressage ou la ramiflcation de Tarbuste.

LE CHÉNOMÈLE (Gh^nomelbs)

Famille des Pomacées.

Cet arbuste est connu sous les noms de Poirier du Japon, Cognassier du Japon, Son port diffus, ses rameaux épineux* irréguliers dans leur allure, atteignant l^^SO, le rendent propre aux petites clôtures d'intérieur, aux espaliers ombragés, aux terrains déclives. Sa floraison printanière le rend ornemental ; sa fructification en prolonge l'effel.

Variétés. — Le semis de l'espèce vigoureuse, Ch, à fruit ombi* ligué, a produit une collection de variétés à fleurs blanches, carnées, jaunâtres, roses, vermillon, carmin foncé ou brillant, qui s'épanouissent en avril-mai; quelques-unes sont a fleur double.

Le fruit, de la grosseur d'un abricot, prend des tons vert-pomme, citron, orange, parfois éclairé de lilas, et persiste jusqu'à la chute des feuilles.

La variété ancienne est à belle fleur rouge ponceau; son fruit est plus petit, de couleur vert d'eau.

CxjLTURB. — Le Chénomèle réclame une bonne terre, plutôt fraîche, et la mi-ombre.

Sa multiplication se fait par semis, par bouture de racine, par éclats* et môme par écusson au collet du plant.

La taille lui est inutile.

LE CHÈVREFEUILLE (Caprifoluim)

FamiUe de> CaprifoUicéci.

Le Chèvrefeuille est un arbrisseau grimpant qui dà!ore les berceaux, les treillages, les façades, par son feaillage gai, par sa floration priatauiËre oa estivale, toujours agréablu à voir ou à respirer.

Vabiêtés. — Nous les diviserons en deux calégories. I. — Chèvrefeuilles à feuillage caduque.

ClUorefeuilU des jardins ; Ch. printanier. — Variété 1res répandue, ot qui se distingue du type indigène par la perfoliation des feuilles snpérienres, formant un large plateau. Floraison précoce, lilas carné, odorante; fruit petit, arrondi, rouge groseille. — Quelques sous-varic-tés sont distinctes par la forme du feuillage ou la précocité, l'abondance, le coloris de la fleur.

CL à fleur de Fuchsia. — Le tube floral es-l orange et grenade.

Ch. corail. ^ Coloris rouge cocciné ou corail. Vigueur modérée. II. — CuÈvnEPEULLLES à feuillage persistant.

Ch. de Gliine. — Feuilles ovales aiguë', persistantes, violet pourpre an revers; fleurs blanc-rosé, carminées à l'extérieur; odeur de vanille.

C'A. du Japon (C. brachj/poda). — Feuillage léger, persistant; fleur blanc jaunâtre, odeur de fleur d'oranger. — Sous-variété à feuille réticulée jaune d'or.

Ck, remontant; Ch. toujours fieuri. — Fenillage épais, ovalaarrondi, persistant. Fleur blanc carné, à revers lilacé, susceptible de donner une seconde floraison dans l'année. — Sous-variété plus foncée eu couleur.

Ck. toujours vert (C. tempervirens). — Feuilles persistantes; fleurs rouge cocciné au dehors, jaune à l'intérieur.

Culture. — Le Chèvrefeuille se plait en tous terrains.

La multiplication s'opère par bouturage et par couchage simple à bois court, ou en serpenteau il lon^ bois.

La taille des rameaux est une question de dressage et de toilette. Il conviendra de palisser les branches suivant la direction qni doit leur être imprimée.

LA CLÉMATITE (Glbmatis)

Famille des Renonculacées.

Les Clématites ligneuses sont à rattieaux volubiles et grimpants; la feuille, composée^ est portée par un pétiole assez long qui s*enroule autour des Lranches d'arbres, des fils de fer ou des palissades qui l'avoisineni. Ici, la fleur se compose de la réunion des sépales; le fruit est une akène surmontée d'une aigrette soyeuse et contournée.

L'emploi des Clématites est tout indiqué pour garnir et fleurir les tiges d'arbres, les pavillons, les berceaux, le^^ murailles.

VAmÉTÉs. — La Clématite des haies^ Cl. vitalba, indigène, tapisse les clôtures, les taillis, les talus, les rochers, les ruines.

Cl, à fleur blanche; Cl. odorante (Cl. flammula), — Feuillage persistant ou h peu près. Tout l'été, fleurs blanches, petites et nombreuses, agréablement parfumées. Espèce robuste au froid.

CL di'S montagnes (CL montana). — Très vigoureuse. Flenrs assez grandes, blanches, printanières. La plante peut geler dans les grands hivers.

CL viticelle; CL d'Italie; CL à fleur bleue. — Espèce vigoureuse, rustique, fleurissant en été. — Variétés à fleur bleu veiné, à fleur rosey à fleur double, celle-ci d'un coloris violet pourpré, sombre.

CL à grandes fleurs. — Sous ce nom, nous rangeons les jolies espèces rustiques, japonaises et chinoises, classées par les horticul teurs sous «les titres généraux de CL païens, florida, lanuginosa Fortunei, Sieboldi, Jackmanni..,, et comprenant de superbes varié tés aux coloris blanc carné, rose, lilas, cendré, azuré, bleuâtre violet, purpurin; plusieurs variétés sont à fleur double. Leur flo raison arrive au printemps ou dans le cours de Tété, suivant l'espèce ou le groupe. *

CuLTURB. — La Clématite n'est pas difficile sur la nature du sol; un peu de fraîcheur ne saurait lui être désagréable.

La multiplication a lieu par semis, marcottage et greffage. Ce dernier procédé est applicable aux variétés à grande fleur, à fleur double, etc. Le sujet qui reçoit le greffon est un fragment de racine de la CL viticelle, ou un plant de CL des haies. On opère de mars en mai, sous cloche, dans la serre.

La taille est plutôt une opération de propreté; elle doit être modérée ou nulle sur les espèces à floraison printanière.

LA CORETE (Keeria)

Famille de» Ruacées, g Spiréacées.

I.a CorÈte est un arbuste de I à 2 mètres, drageonnant, aima l'ombre el la Traicbeur. Ses rameaux verls, qui s'élèvent sncf par le palissage, portent en premiers saison, quelquefois en é des fleurs jaune d'or ou safrané,

Vabiéiés. — La Corète du Japon, à fleur double, est plus répa due que son type, à fleur simple. — Sous-variétés à rameaux sir de jaune el à feuille marginée blanc.

K&ekcK voisiKE. — Le Rhodottpe faux Corète, a meilleure len que sa congénère. La fleur est simple, blanche, épanouissant sommet des rameaux et ramules, en avril-mai.

CuLTUEE, — Les Corètes el les Rliodoiypes se multiplient p semis, par bouture el marcottage, par rejets ou drageonnage.

La taille des rameaux n'est pas absolument nécessaire.

LA CORONILLE (Coronilla)

Famille de» Légumineuaes, | Papilionacées. .

Arbuste touITu, à feuilles ailées, fleurissani en été ; convenat au premier plan des mnssifs et corbeilles.

VAniÉTÉs. — La Coronitle des jardins {C. emerwi), s'élève ' 1 mètre ou l°>SO, tout en restant buissonneuse; la feuille lient ass longtemps; la fleur, jaune tachetée de pourpre, épanouit par peti groupes, d'avril en juin. En été, l'écimage des rameaux les pli longs peut donner une lloraisoa d'automne.

CuLTUBE. — Terrain léger, plutôt sec ou exposé au soleil.

Multiplication de graines, de boutures el de division par écla enracinés.

La laille maintient l'arbuste arrondi et en régularise la floraîso:

LE CORNOUILLER (Cornus)

Famille des Cornées.

Cet arbrisseau a droit d'entrée au jardin d'agrément par l'effet que produiront, sinon sa floraison, mai$ son écorce, son feuillage et ses fruits.

Variétés. — L'espèce indigène, C. sanguin, convient dans les parcs forestiers, dans les broussailles de garenne ou de clôture.

Quant au Cornouiller à fruit comestible, C. mas, fleurissant en mars, nous acceptons ses deux variétés ci-après :

C. à feuille panachée, — Port ramiOé, pyramidal ; feuille liscrée blanc pur; fruit rouge pâle.

A planter par groupes sur la pelouse, en pointe de massif, et pour accentuer la perspective.

C. élégant. — Arbuste plus nain et plus délicat que le précédent. Feuillage artislement chamarré d'émeraude, de rubis, d'ambre et de topaze.

Les espèces suivantes, originaires de la Sibérie et du Canada, ont bravé les hivers rigoureux.

C. à fruit blanc, — Arbuste de 2 à 3 mètres, buissonneux; ses rameaux, déjetés, ont l'épiderme rouge corail et donnent en hiver du ton aux massifs qui en manquent. En mai-juin, ses corymbes de fleurs blanches se transforment en perles nacrées.

C. de Sibérie, — Se rapproche du précédent; ses rameaux dressés portent également une robe complètement sanguine.

Sous-variétés remarquables, à feuilles marginées blanc de lait ou jaune crémeux, pour le premier plan des massifs.

Culture. — Le Cornouiller *dit mâle(C. mas), se reproduit par semis; ses variétés se greffent sur lui-même, par l'inoculation sous l'écorce de petits rameaux, en juillet-août.

Les C, blanc et de Sibérie se propagent par semis, bouture et marcotte. Leurs variétés se greffent de môme sur l'un ou l'autre de ces deux types.

Il n'est pas nécessaire de tailler les Cornouillers, si ce n'est pour dresser leur branchage ou pour exciter la sortie de pousses nouvelles.

Tous les terrains plaisent au Cornouiller.

LE COTONÉASTER (Cotoneaster)

Famille dw Pooucfe*.

Les CotoDéaslers lleurissent au prinUmps (lleur petite, sim bl.inclie), et produisent ud assez bon eiïel, surtout à l'auton avec k'urs fruits rouge orange ou corail, ou noir ébbne.

Cerlninod espèces à feuilles caduques sont admises au deuiii ou au iruisiënie plan des massifs d'arbustes ; d'autres, plus oai ï^oDl à feuilles persistantes et conviennent en bordure, en talus, dispersées dnns les rocailles.

Variétés. — Il est plus rationnel de constituer deux grou d'après la caducité ou la persistance du fouillage.

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