CHAPITRE VIT
d'aller compléter son éducation artistique dans l'atelier de Percier. Après une excursion en Italie, Roelandt, installé dans sa ville natale, se fit tout d'abord remarquer au concours ouvert pour l'érection du monument à élever aux héros de la bataille navale de Trafalgar et de celle de Waterloo, concours où Pisson obtint la première place, nous venons de le dire.
Roelandt a élé l'archilecle, hors de Gand, d'édifices publics fort nombreux parmi lesquels nous citerons : la maison d'arrêt militaire d'Alost(182l), la maison des États de Ninove (182i), le grand entrepôt d'Anvers (1829), l'église Sainl-Marlin à Bonse (1830), deux hôpitaux (1823-1838), l'église de Deslelberghe (1840), l'église paroissiale de la ville Saint-Nicolas (?). Enfin il fut chargé, en 1842, de la restauration de l'hôtel de ville d'Audenaerde, spécimen remarquable de l'architecture flamande et de l'hôtel de ville de Gand. Nommé professeur d'architecture de l'Académie de Gand, membre de la commission des monumenls historiques, il était, au moment de sa mort , membre de l'Académie royale de Belgique, membre correspondant de l'Institut des architectes britanniques et chevalier de l'ordre de Léopold.
Moins longue est la liste des œuvres publiques de Pierre-Jean De Broë, né à Gand le 21 décembre 1761, dont nous ne citerons que l'octroi de Gand construit en 1809, la porte de Cour- Iray et la caserne de cavalerie ; celle aussi des œuvres de Jacques Goetgehuber, né en 1760 à Gand où il mourut en 1825, auteur de la bibliothèque municipale, et de François-Joseph, fils de Jacques, né également à Gand le 26 février 1788, élève de son père et de De Broë, deuxième grand prix de l'Académie de Gand en 1825, puis professeur d'architecture à celte Académie, auquel sa ville natale doit son hôtel des Postes, sur la place d'Armes et un ouvrage assez important sur les monuments des Pays-Bas (Gand, 1822); celle aussi des œuvres de Wolters, dont le nom seul est indiqué comme celui de l'architecte du palais épiscopal de Gand en 1842.
A Bruges, nous n'aurons à citer comme œuvres de la première période du siècle que le marché aux poissons érigé en 1823 par Calloigne, un inconnu; la restauration de la chapelle de Lanchades, dans la cathédrale, chapelle qui renferme le tombeau de Charles le Hardi, duc de Bourgogne et la construction du châ-
teau de Saint-André, près Bruges, pour le baron de Peelaerl, dont les portes d'entrée, en forme d'arcs de triomphe, donnent une idée exacte du goût de l'époque à laquelle il fut construit (181 G) par Van Gardegom ou Gierdegom, né le 12 octobre 1760, architecte aussi de la boucherie de Mons en 1837. Le théâtre de Bruges, qui date de 1866, est l'œuvre d'un architecte bruxellois, Gustave Saintenoy, né le 6 février 1832 et mort le 17 janvier 1892, avec le litre d'architecte du comte de Flandre. Gendre de Cluysenaar, il laissa, outre le théâtre de Bruges, des œuvres remarquables parmi lesquelles le palais du comte de Flandre, à Bruxelles, le château royal des Amerois, des groupes scolaires et la banque Cassel à Bruxelles. Il est mort avant d'avoir vu achever sa dernière œuvre, l'hôtel provincial du Limbourg, que termine en ce moment M. Paul Saintenoy, son fils, professeur à l'Académie des beaux-arts de Bruxelles.
C'est à un Hollandais, Fr.-Jean Bouwens, élève de l'Académie des beaux-arts de Bruxelles, nommé architecte, à la suite d'un concours, de la ville de iMalines, que fut confiée la restauration de la tour Sainl-Rombaud (1831), la juxtaposition à l'ancienne halle (aujourd'hui l'hôtel de ville), des bâtiments destinés à l'académie de dessin, l'abattoir public (1854) et tout le quartier neuf delà place d'Egmont. A Charles Drossaert est dû l'hôpital, civil, construit en 18oi, et l'église de Boom (1856). Le théâtre de la ville fut bâti, de 18il à 1843, par Charles Sury dont la biographie nous est d'ailleurs inconnue; enfin, Joseph Hubert, élève de l'École des beaux arts et de l'École des arts et métiers de France, a attaché récemment son nom à plusieurs édifices élevés à .Mons, parmi lesquels l'école normale, le tir national et l'hôpital. Il est aussi chargé de la restauration de l'église abbatiale de Sainle-Waudru, dans cette même ville.
.Mais des villes moins importantes de la Belgique ont été dotées, pendant ce siècle, de constructions, que nous nous contenterons d'énumérer lorsque nous connaîtrons le nom de leur auteur : le tribunal civil de Louvain élevé en 1839 par Van Arenberg; l'hôtel de ville de Namur, architecte Blanpain ; l'église Sainte-Gerlrude et une école à Nivelles ainsi qu'une église à Pontde-Celles, architecte Carlîer; àla cathédrale, aubeffroi et à l'abattoir de Tournai des restaurations importantes furent faites dans