‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 121 sur 276 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Causes du nombre considérable des édifices religieux élevés en Angleterre, bors de Londres, pendant la seconde période du siècle. — Leur valeur architecturale. — Les Anglais appliquent indifféremment les formes ogivales, en les dénaturant, à leurs hôpitaux, collèges, établissements d'instruction ou de plaisir.

Les divers comtés de l'Angleterre ont vu s'élever pendant la seconde période de xrx° siècle un nombre considérable d'édifices destinés à des usages publies, mais dus le plus souvent à la munificence des riches propriétaires de domaines dépendant de ces comtés. On comprend, dès lors, que l'architecte, tenu, sous peine de se voir retirer un travail parfois lucratif, de s'incliner devant la volonté d'un maître, n'a pu donner libre carrière à ses tendances et à ses goûts personnels. Aussi nous bornerons-nous à 1 énoncé de l'édifice construit, en indiquant seulement, lorsque nous le saurons, le style adopté par l'architecte dans sa construction. Contrairement à ce qui a lieu en France, où l'architecture religieuse ne semble plus vivre que d'une vie officielle, le protestantisme, en Angleterre, entrelient l'esprit part iculariste de ses fidèles et, morcelant à l'infini leurs sentiments fails de doute et de libre examen, donne, chaque jour, naissance à une multitude de sectes qui, toutes, obtiennent de leurs adhérents les capitaux nécessaires à l'édification de leurs temples ou de leurs chapelles. Aussi le nombre des édifices religieux s'esl-il considérablement accru chez nos voisins, en ces derniers temps. Naturellement, les architectes de ces temples et de ces chapelles prennent leurs inspirations chez ceux dont la bonne volonté financière les subventionne, s'inquiélant fort peu, d'ailleurs, de l'incohérence d'oeuvres dont ils n'ont pas été les maîtres.

Sous le bénéfice de celle observation qui devait précéder

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