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CHAPITRE X

qui, le premier, eut le bonheur et le courage à la fois de s'attacher à cette œuvre d'achèvement de la grande basilique dont la démolition avait été, un instant, décidée, fut Ernest Friedrich Zwirner nommé, par Frédéric-Guillaume IV, architecte de la cathédrale de Cologne. Né à Jacobswald, en Silésie, le 28 février 1802, élève de l'académie de Berlin et de Schinkel, il se voua cependant à l'étude de cette architecture du moyen âge oubliée et méprisée alors. Depuis l'année 1833 jusqu'à sa mort arrivée à Cologne le 22 septembre 1861, Zwirner ne passa pas un jour sans apporter une pierre à l'édifice dont il avait entrepris la résurrection. On lui donna d'ailleurs comme adjoint, en 1855, Karl Édouard Richardt Voigtel, qui demeura seul maître de l'œuvre après 1862. Cologne doit à Zwirner sa nouvelle synagogue et il a aussi attaché son nom à la construction du château de Herdringer, pour le prince de Furstenberg (1828-1852) et à celle de l'église Sainte-Apollinaire à Remayen, près Bonn (1852).

Quant à M. Voigtel, né le 31 mai 1829, à Magdebourg et élève de l'académie de Berlin, ses travaux à la cathédrale de Cologne portent sur la réfection du toit, aujourd'hui en fer, l'achèvement des fenêtres, une partie de la tour septentrionale et la mise en état de la place qui entoure l'édifice.

C'est également en travaillant sur le chantier de la grande cathédrale que Hilger Hertel devint l'un des archéologues les plus estimés de l'Allemagne. Né en 1829, mort le 28 janvier 1890, il fut l'architecte de cinquante-six églises dans la seule province de Westphalie. Nous ne citerons que les principales : celles d'Altenberg, de Borkhorst, d'Olfen, d'Ochtrup, d'Heessen; les chapelles de Darfeld et de Bladenhorst, la tour de l'église de Kevelear; une église à Cincinnati (Amérique), une autre à Stockholm, le bâtiment de l'académie à Munster, etc.

Depuis 1 853, l'architecte de Cologne est M . Julius Raschdorff , né en 1823, à Pless, élève de l'académie de Berlin de 1844 à 1847. L'œuvre principale de cet architecte est la restauration bien entendue de l'hôtel de ville de Cologne et celle de plusieurs églises anciennes. Il y a d'ailleurs construit le musée Wallraf-Richartz, le nouveau théâtre, de 1871 à 1872, l'école: des arts et métiers. Hors de Cologne, il a élevé le gymnase dé Bielefeld de 1876 à 1878 et la Chambre provinciale de Dusse!--

dorf. M. Raschdorfï est, depuis 1"879, professeur à l'Académie de Berlin.

Enfin, pendant que nous sommes à Cologne, mentionnons le nom de Heinrich Wiethase, élève de Ungewitter, qui collabora à la restauration de la « Salle Gurzenich » et y construisit, en style ogival, le cloître des Ursulines. A Wiesbaden, Hoffmann, né dans cette ville en 1807, mort le 3 janvier 1889, a laissé plusieurs édifices élevés de 1844 à 1871 : l'église catholique (1844-1849) remaniée par l'auteur de 1863 à 1806, la chapelle russe (1855), la salle de marbre de l'hôtel de Nassau (1864), la synagogue (1869), le casino militaire (1871) et l'ancienne école; M. Karl Boos s'y est fait aussi une réputation par la construction de la nouvelle église réformée (1853-1868), édifice de briques pourtant, mais surmonté de cinq tours de style ogival et de trois nefs, précédée d'un portail décoré des statues de saint Pierre et de saint Paul. Le palais ducal de Wiesbaden est dû à Richard Gorz, né à Bleidensladt, le 6 mars 1811, mais le projet en avait été donné par Moller. Plus tard l'architecte construisit les « Colonnades » et le palais de justice de Wiesbaden, ainsi que la Landesbank. 11 mourut le 26 novembre 1880, à Wiesbaden, après avoir publié divers ouvrages sur les monuments historiques de l'Allemagne. Le théâtre de Bade est dû à un Français, Charles-Antoine Couteau, né à Magny-le-Hongre (Seine-et-Marne), en 1824, et élève de Dulin que nous ne connaissons pas autrement.

Carlsruhe peut présenter cinq architectes dont les œuvres ont été signalées par les contemporains. Le plus ancien qui s'appelait Jacques Hochstetter, né en 1812 à Durlach, était élève de l'école polytechnique de Carlsruhe et de Huebsch, alors professeur à cet établissement. Dès 1842, il parcourut l'Italie et la Grèce aux frais de son gouvernement; de retour dans sa patrie, il a été l'architecte du monument commémoratif de Manheim et de la villa Van der Hoven, de l'église de Môrsch, de la maison Munz à Carlsruhe, de casernes à Gottesau, Durlach et Fribourg. On doit encore à Hochstetter la reconstruction de l'hôtel de ville de Durlach et un livre sur « l'Architecture en bois de la Suisse » ; il est mort à Carlsruhe, le 26 avril 1880. Après lui, nous citerons Heinrich Leonhard, né à Sulzbach, le 17 octobre 1813, mort le 18 juillet 1879 à Carlsruhe, où il était directeur des travaux. C'est en celte qualité qu'il a élevé, depuis 1868,

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