‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 190 sur 276 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

palais devenu le musée, l'architecte, s'inspirant de l'ancien projet de Barllioldi, a adossé le château d'eau qui reçoit les eaux de la Durance et a formé ainsi un ensemble architectural d'une grande majesté, consistant en une sorte d'arc de triomphe qui domine la chute d'eau. Espérandieu est mort à Marseille le 11 novembre 1874.

François Augustin Martin, né le 27 août 1817 et décédé à Marseille le 31 octobre 1877, fut l'architecte du palais de justice inauguré le 4 novembre 1862, édifice à deux façades, l'une sur le cours de la République, l'autre sur la rue Grignan, et acheva l'hôtel de la préfecture en 1867. Enfin nous citerons l'auteur des bains de mer Catalans (dont la réputation est grande à Marseille), qui furent élevés par Jean Baptiste Bordes, né le 9 octobre 1826, à Orgon (Bouches-du-Rhône) et mort à Paris en avril 1878.

En remontant vers le Nord, nous trouvons comme architectes d'édifices publics M. Louis Raymond Delor, né à Toulouse en 1812, élève de l'école des beaux-arts de cette ville et élève pendant six ans de Garnaud : M. Delor, architecte pendant trentecinq ans des établissements hospitaliers de Toulouse, a élevé le dôme de l'hospice d'Agram et de l'hôtel des Frères à Revel; puis Jean Pierre Alexandre Laffon, né à Toulouse le 21 juin 1819, mort dans cette ville le 2 décembre 1882, duquel nous n'avons à citer qu'une œuvre : l'école vétérinaire, construite de 1832 à 1834. Le nouveau musée, édifice de briques (dont le rez-dechaussée est éclairé latéralement, tandis que le premier étage reçoit le jour d'un plafond lumineux), est dû à M. Darcy, sans autre indication, architecte aussi de la gare actuelle de Vichy; nous n'avons d'ailleurs aucun renseignement biographique sur ces deux architectes.

Nous sommes un peu plus heureux avec Jacques Esquié, né à Toulouse le 29 octobre 1817, membre de l'école des beauxarts en 1839, architecte de l'asile des aliénés de Braqueville (Haute-Garonne), et qui restaura les églises de Valcabrère et de Vénerque (Haute-Garonne).

Le 17 janvier 1875, on consacrait le chœur de la cathédrale de Montpellier, édifice du xive siècle dont la construction avait été interrompue par les guerres du xvie siècle. 11 ne se composait que de son porche et de la nef d'Urbain V flanquée de chapelles. Les travaux d'achèvement delà cathédrale de Montpellier furent

exécutés par Henri Antoine Revoil, né le 19 juin 1822 à Aix, décédé à Cette en 1865, auquel on doit le tombeau de Msr Coste, à Nîmes, élevé avec la collaboration de M. Collin. Attaché à la Commission des monuments historiques et correspondant du ministère de l'instruction publique, Revoil a exposé un grand nombre de dessins d'édifices classés par la commission et a laissé un ouvrage ayant pour titre : Architecture romane du Midi de la France, etc. 1 vol. in-folio.

Le palais de justice de Montpellier, antérieur à l'époque dont nous nous occupons dans ce chapitre, mais que nous avions omis, est dû à un architecte du département du Gard, nommé Gaston Bourdon, qui conserva ces fonctions jusqu'en 1849, époque à laquelle il fut remplacé par M. Léon Feuchère qui, sans doute, a achevé l'édifice.

A mentionner encore dans celte région de la France le théâtre de Montpellier inauguré le 1er octobre 1888, édifice de style Renaissance — architectes: MM. Bernard Cassien et Sassua, que nous ne connaissons pas autrement, et l'église N.-D. de Prouille (Aude), avec clocher monumental et tribune extérieure pour les bénédictions épiscopales , inaugurée en 1889. Architectes : MM. Charles et Eugène Saint-Père, également inconnus de nous.

Dans le Sud-Ouest, c'est un élève de M. Laisné, M. Emile Gabriel Doyère, né à Paris, qui éleva, en 1877, l'église du Saint-Esprit à Bayonne, après avoir construit le château d'Aubry-en-Esnés (Orne), et restauré celui d'Alençon. C'est aussi François Dominique Geufroy, né le 3 octobre 1823 à Elbeufsur-Andelles, décédé àCherbourg le 23 juillet 1874, qui construit à Bayonne (1868) l'hôpital Saint-Léon qui lui valut la croix de la Légion d'honneur. Geufroy, d'abord architecte de Cherbourg, avait construit dans cette ville l'hospice civil dont la première pierre fut posée le 20 novembre 1859, l'église Saint-Clément et les flèches de l'église N.-D. du Vieu, des marchés, des écoles, etc. Il y restaura aussi l'église de la Trinité et est l'auteur de la colonne monumentale inaugurée le 24 juillet 1858.

Nous n'avons que peu ou point de renseignements sur les travaux de Claude Tiff on, né à Bar-sur-Aube le 4 décembre 1798, mort en 1868, chevalier de la Légion d'honneur, architecte du département des Basses-Pyrénées et président de la Société aca-

Page 1