‹ Les architectes par leurs œuvres (volume 2)Chapitre 193 sur 276 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

fut élève de Poitevin, de H. Duphot dont nous venons de donner la biographie, et de G.-J. Durand. D'abord inspecteur de ïhiac pour la construction du palais de justice de Bordeaux et ami de Viollet-le-Duc, il employa presque toute sa vie à des restaurations d'édifices religieux dans la Gironde ou les départements voisins. Citons les églises d'Arcachon, de Saint-Ciers-la-Lande, de Mérignac, de Soussans, de Salles, de Bon-Enconlre, d'Aiguillon, de Buglose, de Morlagne, de la Brède (1860) et le clocher de Sainte-Eulalie à Bordeaux, etc. M. Alaux est architecte de la Banque de France et membre de la commission des monuments historiques de la Gironde.

B. Léo Courau, né à Bordeaux en avril 1823 (1), mort subitement le 9 mai 1886, était élève de l'Ecole des arts et manufactures. 11 étudia d'abord la construction maritime, puis l'architecture, et ne tarda pas à prendre rang parmi les architectes bordelais les plus distingués. 11 commença par faire percer les boulevards qui entourent Bordeaux et établir la plus grande partie du réseau des égouls, le clocher de Saint-Émilion (Gironde), et continua par l'addition des bas-côtés à l'église d'Eslissac, le lavoir public de Saint Christoly, le clocher de Langon, l'église de Périssac, la chapelle du Sacré-Cœur dans la basilique Saint- Seurin de Bordeaux, la chapelle et une partie de l'hospice des Petites-Sœurs des pauvres; il eut la réputation d'un homme de bien dans la plus large acception du mot.

Dans le déparlement du Lot, un seul édifice à signaler : le palais de justice de Figeac qui eut pour architecte M. Jean Baptiste Victor Tourrette, né à Montpezat (Ardèche) le 1 1 février 1823 et dont nous ne connaissons pas les autres œuvres.

M. Marius Faget est né à Cauderan le 21 septembre 1834, a dirigé la création de la Faculté de droit, de la Faculté de médecine, de l'Observatoire, de l'école supérieure de filles, de l'école du commerce et de l'industrie; on a de lui comme œuvres complètes, à Bordeaux, l'église Saint-Augustin et le théâtre des Folies-Bordelaises, le lycée inauguré en 1880 et une partie du musée-bibliothèque où se trouvent réunis dix-huit à vingt mille volumes.

Léon Drouyn, né à Bordeaux le 9 juillet 1833, étudia l'ar-

(I) Auvray dit : 1818.

cliiteclure à l'École des beaux-arts et dans l'atelier de Queslel; mais il ne nous appartient que comme architecte de l'église de Bieujac et comme restaurateur de celle d'Escandes, quoiqu'il ait construit un grand nombre d'habitations particulières importantes.

M. Alphonse Blaquière, petit-fils de Laclolte, est né à Bordeaux le 14 avril 1829. Il est élève de Huchard et a construit l'abbaye de Soulac en 1871, divers hôtels à Bordeaux, ainsi que des châteaux dans la Gironde et, en 1882, le portail moresque du casino à Arcachon. C'est tout ce que nous savons de lui.

Un autre architecte bordelais, nommé Berges, ne nous est connu que comme architecte d'une exposition de la Société philomathique de Bordeaux, destinée à recevoir les produits de l'industrie française et coloniale (1).

Nous terminerons la biographie des architectes bordelais par un mot sur l'architecte paysagiste Emile Victor Lecocq, quoiqu'il soit né à Paris le 9 avril 1831 et qu'il y soit mort le 8 mars 1865, parce que Bordeaux lui doit son œuvre principale : la transformation du domaine Cutler en jardin d'acclimatation. Lecocq, élève de Thouin, élait inspecteur des plantations de la ville de Paris sous le gouvernement de Juillet.

Nous le répéterons pour Tenlève qui, né près d'Agen le 28 décembre 1824 et ingénieur en chef des ponts et chaussées, exécuta des restaurations à la tour et au phare de Cordouan.

Pendant la seconde période du siècle, l'architecte du Lot-et- Garonne fut M. J. J. -Albert Courau, né à Bordeaux le 7 juillet 1843, frère de l'architecte bordelais Léo Courau dont nous venons de parler, élève de P. Courau et de Louis Garros. Fixé à Agen depuis 1879, après un séjour à Marmande de 1872 à 1879, il a, en sa qualité de contrôleur des constructions scolaires du département, élevé les écoles de Miramont, Clairac, Lavardoc, Caslel-Jaloux, puis le clocher de l'église de Lompion, les abattoirs de Nérac et de Miramont et l'église de Magnac (Gers), et a restauré l'église de Villercal. Lauréat

(1) En donnant la biographie de G. Bouiïère (page 82), nous avons omis de dire qu'il étudia l'architecture dans l'atelier de MM. Constantin et Picaux, à Paris et, à partir de 1 8o 4-, fut architecte en chef du chemin de fer du Midi, sur lequel il construisit quatorze stations.

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