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CHAPITRE IV

teion d'Athènes, avec portique hexastyle, chapiteaux et ornements de terre cuite. C'est sur ce fac-similé de temple grec commencé le 7 mai 1819 et terminé le 7 mai 1822 que les architectes frères William Inwood et H. W. Inwood ont planté une tour octogone qui a la prétention de rappeler la Tour des Vents. Nous ignorons s'ils sont revenus plus tard, comme la plupart de leurs compatriotes, à l'imitation des édifices religieux du moyen âge. Un des inspecteurs de Nash, de 1793 à 1797, John Adey Repton, fils aîné de Humphry Repton qui se donnait la qualification de « Landscape gardener » (jardinier paysagiste), était né à Londres le 29 mars 1775 et avait été élève de Wilkins. Occupé à des restaurations à Cobdham Hall, il trouvale temps d'écrire de nombreuses pages de critique d'art et de faire des dessins pour YAnnual Polito Repository . Il prit part au concours pour la construction des bâtiments qui devaient occuper le Parliament square et obtint le premier prix dans ce concours, comme il obtint le second, alors qu'il s'agit d'élever le New Hospital de Bethléem à Lambeth. Consulté à plusieurs reprises par les gouvernements de Hollande et de Prusse désireux de transformer les villes d'Utrecht et de Francfort, John Repton mourut à Springfield le 26 novembre 1860, précédé dans la mort par son jeune frère George Stanley Repton, élève et collaborateur de Nash lorsque celui-ci éleva le théâtre de Haymarket. Ce fut aussi George qui posa, le 15 mai 1819, la première pierre de Saint-Philippe Chapel, consacrée le 4 juillet de l'année suivante. Nous y retrouvons d'ailleurs le portique grec avec entablement et fronton et un clocher en pierre, imitation maladroite du monument de Lysicrate. Nous savons seulement que George mourut en 1858.

Charles Robert Cockerell, malgré la réputation considérable que lui firent ses œuvres nombreuses d'architecture, ne put pas échapper à la contagion lorsqu'il fut nommé l'architecte de la Chapelle Saint-George, Hannover square. Le portique, là encore, pour être une contrefaçon anglaise du temple de « Minerve armée », n'en a pas moins un aspect mesquin que ne relèvent pas les deux petites tourelles carrées dont il est flanqué et le dôme écrasé par une lanterne disproportionnée qui sert de toiture à l'édifice.

Cockerell, né le 27 avril 1788 à Londres, était fils d'un archi-

lecle du nom de Samuel Pépys; il explora dans sa jeunesse la Grèce entière et rapporta en Angleterre des études très sincères de tous les édifices grecs qu'il avait eus sous les yeux. Sa première pensée, à son retour, fut de les restituer dans leur état primitif et on ne doit pas s'étonner, après cela, qu'il ait élé dominé pendant toute sa vie par les souvenirs des travaux qui en occupèrent la première partie. Du reste, malheureusement, l'occasion ne lui manqua pas de faire revivre, dans les édifices de son pays, ceux dont il n'avait vu que les ruines. L'Angleterre lui doit en effet la chapelle d'Harrow (1819), l'Institut philosophique de Bristol, le collège de Lampeter (1822), la nouvelle Bibliothèque de Cambridge, la nouvelle Banque de Manchester commencée en 1845 et finie le 23 juin 1847, la succursale de la Banque à Liverpool (1848), l'hôpital Seckford, à Woodbridgc (1853), des hôtels et le dessin d'une église prolestante à Athènes. Cockerell, depuis longtemps architecte de Westminster et de l'église Saint-Paul, mourut à Londres en 1863, professeur d'architecture, membre de l'Académie royale des beaux-arts et membre correspondant de l'Institut. Il a laissé de nombreuses publications sur la Grèce, sur les églises du pays de Galles, une monographie de la cathédrale de Lincoln, une biographie de l'architecte Wickeham, etc. N'oublions pas de dire, après Pugin, que Cockerell eut un collaborateur dans la construction d'HannoverChapel, James John, dont nous ne connaissons que le nom.

John Nash, dont nous donnons plus loin la biographie, dans les églises de Langham place et d'Ail Soûls a également sacrifié, quoique dans des proportions plus réservées, à l'engouement de ses contemporains pour les temples grecs; le portique périptère circulaire de ce dernier édifice est soutenu par douze colonnes d'ordre ionique et la tour, à deux étages assez simples, est terminée par une pyramide octogonale très effilée, c'est tout ce que nous en dirons.

Encore deux contrefaçons du temple grec, l'église de l'hôpital Sainte-Catherine dans Begent's Parle, œuvre, en 1820, de A. Pointer, el la petite église de Tous-les-Saints, construite, de 1821 à 1823, sur les dessins de Charles Hollis. Partout l'édifice règne le plein cintre accolé aux colonnes d'ordre ionique ou corinthien indifféremment. Nous ne connaissons ni les autres œuvres, ni la biographie d'Hollis.

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