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CHAPITRE IV

Nous avons fait plus haut la biographie de Thomas Harchvick. Deux autres architectes de ce nom, P. C. Hardwick et Robert, ont construit ensemble, de 1843 à 1850, dans le style ogival du xve siècle, la chapelle Wycliffe à Birmingham. L'œuvre personnelle de P. C. Hardwick comprend l'église catholique romaine de Limerik, de style ogival, en forme de croix latine, et l'embarcadère d'Euston pour le North- Western Railway (1849); celle de Robert Hardwick, la bibliothèque et le réfectoire du collège de Lincoln-in-Fields, construction de style ogival Tudor dont la première pierre fut posée le 21 avril 1843.

Parmi les nombreux travaux confiés à W. Gough, après sa restauration intelligente de Saint-Pancras, vieil édifice anglonormand, nous citerons l'église Saint-Marc, à Tollington-Park, consacrée en 1 854 ; une autre église Saint-Marc élevée à Holloway , en 1853, et dont le plan cruciforme comprend une nef principale, un transept et un chœur; l'église Saint-Mathieu, Lower road, à Islington, dans le style d'Elisabeth, dont la première pierre a été posée au mois de mai 1851 ; malheureusement nous ne possédons sur Gough aucun renseignement biographique.

Edward Blore, dont nous regrettons de ne pas mieux connaître la biographie, fut aussi un des artistes qui concoururent les premiers en Angleterre à la résurrection intelligente des traditions architecturales du moyen âge. Outre la restauration, exécutée en 1848 dans le style d'Édouard III, du chœur de l'abbaye de Westminster, il fut chargé, à la même époque, de celle du palais de Buckingham auquel il fil des additions importantes; il restaura également l'ancien palais de Lambeth, résidence aujourd'hui de l'archevêque de Cantorbéry, et fut l'architecte de la chapelle du collège de Marlborough ainsi que de la villa Egerton à Wolesley (1840-1846). Blore adopta aussi pour la construction de ces deux derniers édifices le style ogival des Tudor.

C'est également le pastiche d'un édifice ogival anglais de 1300 que William Butterfield voulut élever lorsqu'il construisit, en 1850, à Londres, son église de Tous-les-Saints, mais il s'y mêla certainement le souvenir que l'artiste avait conservé des grandes cathédrales d'Italie; seulement la brique noire et rouge par assises alternées y remplace le marbre des églises de Sienne et de Milan. La flèche unique de l'édifice, dont la hauteur est de 227 pieds anglais, ne manque pas d'une certaine hardiesse. Cette

construction avait été précédée de celle du collège S* Augustin àCanterbury. Nous ignorons d'ailleurs les dates de naissance et de mort de Butterfield.

Nous en dirons autant pour J. W. Dankes et Hamilton, les architectes de l'église Sl-André construite à Londres dans Wells street, de 1846 à 1847, édifice de style ogival perpendiculaire, et de l'église du Christ à Hampstead, consacrée en 1852; pour William Ordish et John Johnson, architectes de S* Paul, Campden square à Londres, élevée également dans le style ogival en 1848; pour Benjamin Ferrey, architecte, en 1844, de l'église de S' Giles in Fields, édifice de style anglo-normand, de l'église de Kensington (1851), pour laquelle il a adopté l'ogival Tudor, de l'église Ste Mary de Thunbridge et de l'église S'-Jean d'Angel- Town près Brixton (1853), de l'église d'Enshangen, diocèse de Peterborough, style anglo-normand (1854). Mais l'œuvre la plus considérable de Ferrey est sans conlredit l'établissement scolaire de Sl-Etienne de Westminster et l'église attenant à celte école fondée, en 1847, par la fille du représentant Burdett. Ferrey a laissé un ouvrage estimé publié en 1841 sous le titre de : Antiquities of the priorey Christs Charch.

La chapelle S'-Jean-Bapliste de Bloomsbury (1848) et l'église paroissiale de Charlecote (1853), pastiches gothiques comme les précédents édifices, n'offrent rien de bien remarquable; elles sont l'œuvre d'un architecte de Westminster, Jesse Gibson, né à Hackney, Middlesex, qui mourut archilecle-voyer de la division Est de Londres, le 24 juin 1828, à l'âge de quatre-vingt-un ans. Rien à dire non plus de la chapelle de la Congrégation à Plymouth, élevée en 1848 par l'architecte Wightwick, ni de la nouvelle synagogue de Margaret slreet, élevée en 1849 par un élève de Smirke, l'architecte D.Mocatta, dont nous ne connaissons que les noms.

Lewis Vulliamy, médaille d'or de l'Académie en 1815, fut aussi un architecte d'édifices religieux. Londres lui doit : (1829) Sl-Barnabé, (1830-31) S'-Jean de Richmond, (1830) Chrisl's Church, Woburn square, (1831-33) Highgate New Church, (1835) S' James, Church Clapham, (1839) S1 James, Curtain road, (1 846-49) l'église de Tous-les-Saints et des restaurations àla cathédrale de Rochester, (1851-52) Stc Marguerite d'isleworthetl'église paroissiale de S* Barthélémy à Sydenham. Citons de lui, comme

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