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CHAPITRE IV

duc de Leicester à Holkham en 1845, architecte Dornthorm, nous en aurons fini avec les édifices élevés dans la province anglaise pendant les cinquante premières années de notre siècle.

Si nous donnons une place ici, malgré le titre de notre ouvrage, aux deux Richardson, George et Charles James, c'est parce qu'ils ont joui en Angleterre, grâce à leurs nombreux écrits sur l'architecture, d'une véritable notoriété. James, morl vers 1872, avait été élève de Soane et devint professeur de dessin architectural à Somerset House; mais il n'a laissé* qu'une maison dans les jardins de Kensington Palace et quelques hôtels dans Hyde-Park. Quant à George, il étudia en France et en Italie, de 1760 à 1763, fut récompensé en 1765 par la Société des arts et écrivit un ouvrage sur Y Ornementation des plafonds. Il construisit d'ailleurs à Stapleford, en 1783, une petite église démolie en 1793.

Nous en dirons autant de Peter Frédéric Robinson, né en 1776, mort à Boulogne-sur-Mer en 1840. Élève de Holland, et devenu vice-présicheni de l'Institut des architectes britanniques (1835-1839), il a continué le Vitruvius britamiicus, elc.

Nous ne pouvons, non plus, nous dispenser d'accorder quelques lignes à James Fergusson, cet Écossais, né à Ayr le 22 janvier 1808, qui contribua si puissamment par ses écrits, publiés de 1845 à 1868, à faire connaître l'architecture des Hindous, presque complètement ignorée avant lui. Il fut d'ailleurs adjoint à H. Layard lors de l'érection de la salle assyrienne du Crystal palace, dont il dirigea tout l'aménagement de 1856 à 1858. Mais, à ses éludes remarquables sur les architectures hindoue, assyrienne et grecque, Fergusson eut peut-être le tort de faire succéder une monographie du temple disparu de Jérusalem et de la mosquée d'Omar. Son nouvel ouvrage souleva de graves polémiques dont le résultat fut la constitution d'une société particulière chargée de rechercher sur place tous les documents relatifs à ces édifices. On voit qu'à l'occasion les Anglais savent faire des sacrifices. Le dernier ouvrage de Fergusson publié en 1871 : Histoire abrégée de V architecture, en trois volumes in-12, lui valut la médaille d'or de l'Institut royal des architectes britanniques, et il était l'un des membres de cette société lorsqu'il mourut le 9 janvier 1886.

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