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CHAPITRE V

dil, Schinkel el Persius. Le jardin d'hiver annexé an palais royal de Berlin est également l'œuvré de Strack, mais sa première œuvre architecturale est la galerie Raczynski; il continua, de 1846 à 1850, par l'érection de l'église Saint-Pierre, de 1853 à 1856, par celle de l'église Saint-André et de 1856 à 1858 par celle du palais du prince héritier. Tous ces travaux à Berlin. Nous ne parlerons pas des constructions particulières de Strack qui témoignent de sa fécondité et de la variété de son talent ; nous ne devons pas oublier pourlant qu'il est l'auteur de la colonne de la Victoire sur la place Royale de Berlin et de plusieurs autres monuments commémoratifs. Strack eut une grande influence comme maître, et continuala tradition de l'enseignement de Schinkel jusqu'à sa mort arrivée à Berlin le 13 juin 1880.

Beau-frère el élève de Schinkel, mort en 1 858, Wilhelm Berger fut son collaborateur, lors de la construction du théâtre royal, de 1818 à 1821 et, peut-êlre aussi, du corps de garde, de 1816 à 1818. Nous le retrouvons, en 1855, à Haidhausen, architecte d'une église sur un plan ogival qu'il n'eut pas le temps d'achever. Comme le précédent, l'architecte Bùrde, élève de Schinkel, collabora à la plupart des édifices exécutés à Berlin sur le plan du maître et notamment au Muséum ; il fut seul l'architecte du palais du prince Adalbert, sur la place de Leipzig, à Berlin, mais nous n'avons aucun renseignement sur la naissance et la mort de Bùrde.

Une des rues principales de Berlin, la Wilhelmstrasse, est presque tout entière l'œuvre de Gustave Vorherr, né à Freudenstadt près Ausbach, le 19 octobre 1778. Après avoir fait ses études d'architecture à Berlin, Vorherr vint les compléter à Paris; puis, dans ses voyages en France, en Angleterre, en Hollande et en Suisse, il puisa des connaissances qu'il mil plus tard en pratique dans son pays ; architecte du prince d'Orange, il commença par l'édification du château Gortz Schlilz, de 1803 à 1806; puis, en 1809, architecte impérial à Fulda, il construisit un grand nombre d'églises, d'écoles et de maisons particulières. Nommé inspecteur à Munich, en 1810, il donna le plan du nouveau cimetière de celle ville, dont le fond est composé de quatrevingt-treize arcades placées en demi-cercle ; un toit réunit ce portique aux murs de clôture et, au centre de cet ensemble, s'élève la salle où sont provisoirement déposés les ' morts, pour éviter

le danger des inhumations précipitées. Auteur d'un ouvrage relatif à la « Direction à donner à l'architecture publique en Bavière », Vorherr mourut le 1er octobre 1848.

L'académie des arts et métiers de Berlin et le gymnase royal Guillaume sont les œuvres d'un architecte berlinois, Adolphe Lohse, né le 30 août 1807. De 1838 à 1840, il éleva le palais du commandant général à Francfort-sur-l'Oder et, de 1850 à 1855, la résidence d'été du prince Albert de Prusse à Findlate près Dresde, une des plus somptueuses de l'Allemagne. Lohse fut aussi chargé de la restauration intérieure des églises Sainte- Sophie et de la Trinité, à Berlin, où il mourut le 15 janvier 1 867.

Nous terminerons cette esquisse biographique des architectes du nord de l'Allemagne, pendant les premières années du siècle, en mentionnant les noms de trois ou quatre artistes qui, s'ils ne laissèrent pas derrière eux d'œuvres architecturales susceptibles d'attirer l'attention de l'homme de la profession ou du touriste, n'en ont pas moins exercé, par leurs ouvrages écrits, une influence considérable sur l'architecture de leur temps. Ce sont : Gustave Wilhem Stier, qui, de 1823 à 1825, parcourut 1" Italie et la Sicile avec les architectes Hiltorfî et Zanlh et résuma ses études sur les « Habilations particulières des Grecs et des Romains » à l'assemblée des architectes de 1842; il y présenta aussi une restauration du Laurentinum de Pline qui provoqua de nombreuses discussions. En 1841, membre de l'académie des arts de Berlin dont il était professeur et, en 1843, de l'institut archéologique de Home, Stier a laissé des plans que leur fantaisie, plus apparente que réelle, fit rejeter par les classiques de son temps. Ludwig Théodore Liman, né en 1788, élève de Percier et professeur à l'académie de Berlin, mourut malheureusement trop tôt pour l'art (1 1 décembre 1820) à Alexandrie (Egypte), où son gouvernement l'avait envoyé avec une mission scientilique ; plus heureux, Karl Freiherr Haller, né à Nuremberg, accompagna le baron de Slackelsberg et le chevalier Brondsted dans leur voyage en Grèce où, aux trois archéologues se réunirent bientôt les Anglais Cockerell et Forsler . De la collaboration de ces savants résulta pour l'Europe une véritable révélation de l'art grec enfoui avec les ruines d'Égine et de Carthaca. Plus modeste, Ludwig Friedrich Catel, né en 1776 à Berlin, où il mourut en 181 9, se contenta d'écrire quelques opus-

F. VON GARTNER

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