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Notr6*Dame de la Platiéra.

4080. — Ancienne paroisse située sur la place de ce nom. — Fondée on 4 080, dans un lieu désert» couvert de bois» ce qui fit donner d'abord à cette église le nom de N.-D. des Bois. — Gibuinus, archevêque, la donne aux religieux de Saint-Ruf. — Son successeur confirme cette concession en 1092. Ces religieux bâtissent un monastère avec titre de Prieuré. La ville s'étant agrandie, Téglise, d'abord humble chapelle, devient paroissiale.

Sgllaa eathédrale de Saint-Jeaii.

Voir plus haut, page 472.

GhapeUe Salnt-Mlehel.

Quai Saint'Vineent.

nC" siicLB. — Cette petite chapelle existait au

bord de laSaônei aa lieu dit les Chenevières^ dans an petit bourg de ce nom, où les comtes de Savoie avaient une petite résidence. Le ténement des Chenevières appartenait aux sires de Beaujeu, qui le cédèrent aux RR. PP. Augustins qu'ils appelèrent, en l'an 1000, à Lyon. — La chapelle Saint-Michel fut leur première église. L'archevêque deRoHan et le chapitre la reconstruisirent, — et elle fut ensuite rebâtie au xviii* siècle

Bglise et chapitre de Fonrvlères.

11 62. — Voir plus haut, page 527.

Chapelle Salnt-Alhaii.

1200 — Ancienne recluserie d'hommes, située à côté du grand cloître de SaintJean , vers la porte Porte-Froc et tout près de la Maison du roy , ou palais de Roanne, siège de la justice royale, A Lyon.

On la dit fondée par saint Eucher. Le custode de Sainte-Croix était tenu d'y chanter les vêpres, une fois l'an ; le clergé de Saint-Etienne la desservait. On en fit un hospice pour les pestiférés.

Notre-Oame de la Sannerie.

1197. — Voir plus haut, page 312.

Ghapelle Salnt-Bloy.

Voir plus haut, page 320.

GhiHMlle Sslat-Jaoques on Salat^aoqaéme.

4200. — Chapelle très-ancienne, fondée vers 4200, par la famille de Chaponnay pour la coiÂrérie de Saint-Jacques de Compostelle, sur la place Saint* Nizier. — A servi longtemps de lieu de réunion aux Echevins de Lyon, avant qu'ils eussent un Boslel commun. — Abandonnée ensuite par le Consulat, & cause de son humidité,elle passa au chapitre de Saint- Nizier, et fut vendue comme bien national, en 4794 .

Eglise et hôpital Sainte-Catherine,

Aux Terreaux,

Voir plus hauti page 324 .

Ghapelle Saint-lAsare,

A la Guillotière,

4203. — Voir plus haut, page 349.

■gliae et oonvent des Jacobins on Doniiiioains.

dits les Frères-prècheors.

4 24 6. — Ce grand monastère a porté aussi le nom

de Notre-Dame de Confort. Saint Dominique vivait en 1216. Les Florentins, établis à Lyon, construisirent à leurs frais, la grande nef de Téglise .Orlandini en bâtit le chœur, Fun des plus somptueux édifices de Lyon. — L'Aumône générale de Lyon y a tenu ses séances lors de sa fondation en 1 533. — Le baron des Adrets l'a saccagée en 1562. — Relevé de ses ruines, ce monastère fut vendu parla nation et a servi longtemps d'Hôtel de la Préfecture. On a achevé de le raser après 1 852.

ESglise et GonTent des Orands-CSordellers de Saiat-

Bonaventnre.

1220. — Ce monastère parait avoir été fondé de 1216 à 1220, par Nicolas de Grolée avec le consentement de Philippe-Auguste, sur un vaste terrain qui lui appartenait , pour des religieux cordeliers qu'il tira du couvent de Villefranche. Cette fondation fut approuvée, en 1224, par le pape Honoré HL Saint Bonaventure y fut inhumé et canonisé en 1 482. Le baron des Adrets, la saccagea en 1562; mais les religieux la reconstruisirent bientôt après.

Le monastère a été vendu par la nation et démoli. — L'église seule subsiste et forme Tune des paroisses de Lyon.

Abbaye royale de la Dtearte.

1260. — L'une des plus anciennes maisons de rehgieuses de Lyon, fondée au pied de la côte Saint-

Sébastien, en 1260, dans un lieu alors désert etinha^ 6ile, par Blanche de Chalon, femme de Ouichard de Beaujeu, connétable de France, pour des filles de Tordre de Sainte-Claire. — Cette maison a suivi longtemps la règle de saint Benoît et fut érigée en abbaye royale.

OcuTent et Hôpital Salnt-Aatoiae.

4269. — Voir plus haut, page 303.

GoiiTaiit et Bglleee dee Orande-Cannee.

Aux Terrea/ux.

4291. — Ce couvent était sous le vocable de Notre-Dame du Moni-Carmel et fut élevé par des religieux Carmes, en 4294 , hors les portes de Lyon, avec Tautorisation de Guy, doyen du Chapitre de Saint- Jean. En 4303, l'archevêque Louis de ViUars leur permit d*ériger leur église et les rois Charles Vm et Louis XII les aidèrent.

■glise et Gonvent des Orande-Avgastine.

Quai Saint'Vineenl.

4 300. — Des religieux dont Tordre n*est pas bien connu, en venant se fixer à Lyon, en Tan 4000, se choisirent un lieu écarté appelé les Chenevières, situé sur le bord de la Saône, dans le petit bourg

du nom de Chenevîères. Les sires de Beaujeu leur concédèrent le terrain nécessaire pour leur maison. François de Rohan et le Chapitre de Saint-Jean aidèrent ensuite ces religieux à relever leur église et leur couvent tombés en ruine. Leur premier établissement daterait de Fan 1000.11s occupèrent d'abord une petite chapelle qui était sous le vocable de saint Michel. Leur église a été reconstruite au milieu du XVIII® siècle, en 4759. Les Augostins ,ne paraissent avoir occupé cette maison que vers la fin du xnf siècle. Us contribuèrent beaucoup à propager l'imprimerie à Lyon. Une presse était même établie & côté de leur maison. — Ils composèrent et firent jouer aussi des Mystères. Leur bibliothèque fut l'une des plus belles de la ville.

Chapelle des Gonfirères de la Trinité.

4306. ^> Cette confrérie n'est pas bien connue encore. On peut croire qu'elle était établie rue Neuve et que sa chapelle portait le nom de Notre-Dame de la rue Neuve.

CShapelle du Saint-Bsprit-da-Pont-da-Rliône. 4384 . — Voir plus haut, page 360.

Saint-Martin de la Ghana.

Près Fierre^cize.

— Voir plus haut, page 335.

Monastère et Eglise des Gélestins.

4407. — Les Templiers occupèrent d'abord l'espace où fut édifié ce monastère ; après leur suppression par le concile de Vienne, Qn 1311, leurs biens furent réunis, en partie, à Tordre de Saint-Jean de Jérusalem. Les comtes de Savoie qui possédaient la maison du Temple y établirent les chevaliers de Malte. Plus tard, Aimé VIII, duc de Savoie, la céda aux religieux dits Gélestins, à la condition d y fonder un monastère sous le vocable de FÂnnonciation de la Vierge. Son fils, Louis, fit bâtir l'église et mourut dans ce couvent, en 1465.

Les chevaliers de Malte se retirèrent & Saint^ Georges, qui prit le titre de Commanderie. Le mo- ' nastère fut reconstruit en 1 721 , puis supprimé à la fin du dernier siècle.

H6pital Salat-Lanrent-das-VIgiias on de la

Quarantaine.

1474. — Voir plus haut, page 316.

■i^lisa et GottTêBt des Gordallars de l'CMMervanee.

1493. — Cette maison était sise hors la porte Pierre-Scize et près du tombeau des Deux-Amants. Il portait aussi le nom de Notre-Dame des Anges. Sur son emplacement existait jadis un petit hospice ap*

partenant à la Collégiale de Saint-Paul. Charles VIII et Anne de Bretagne l'acquirent et le donnèrent àfrère Jean Bourgeois, confesseur de la reine et religieux de Tordre de l'étroite Observance de Saint-François. Pierre Champier et Claude Charron, exécuteurs de la volonté des fondateurs, y déployèrent une magnificence royale, dit Isaac Lefebvre. Les derniers restes de son église ont été démolis il y a quelque» années.

Eglise et Orand Collège de la Trinité.

Sur le quai de Retz.

1519. — J'ai longuement déerit ce grand établissement d'instruction publique dans mon ouvrage sur les Bibliothèques anciennes et modernes de Ijfon (pages 57 et suivantes). Je résumerai ici ce récit en quelques Hgnes.

Primitivement, la confrérie de la Trinité possédait, au lieu où est encore aujourd'hui ce collége,un vaste terrain avec des granges. En 1527, la ville fait avec ces confrères un traité par lequel ceux-ci lui cèdent une partie de ces terrains pour y fonder un collège et une église ,rautre partie était occupée par Tartillerie du roi. En 1558, Barthélémy Aneau est chargé de la direction de la maison. Massacré parla populace, il est remplacé par les Pères Jésuites. Ceux-ci sont expulsés de France en 1595, mais rappelés en 1604, ils reprennent le collège ; mais bannis de nouveau en 1762, le collège est confié aux Oratoriens qui le gardent jusqu'à la Révolution. En 1803, on en fait un lycée.

L'église subsiste encore et sert au Lycée — elle est très-belle. Dans le collège, sous la bibliothèque sont aussi deux chapelles d'anciennes confréries.

MgHMm et Ck>iiveBt des ItinimeB.

Sur la place de ce nom.

45F9. — Théodore de Vichy de Chamron, doyen de l'église cathédrale, fonda ce monastère en 4550, et y installa Simon Guichard, provincial de Tordre des Minimes. L'église fut bénie par le R. P. Boihéon, suffiragant de l'archevêque de Lyon.

Igliae et GouTent des Grands Gapnolns.

Chemin de Moniauban.

4574. ^ Les Capucins possédaient jadis deux maisons & Lyon. La première était appelée le Grand Couvent et se trouvait sur la paroisse de Saint-Paul ; la famille de Gadagne fournit remplacement de la maison. Grégoire XIII approuva cette fondation qui avait été faite par M. de Legny et deux autres banquiers, Philippe, florentin et Jean-B. Birmo, piémontais, au profit du R. P. Jérôme, de Milan, envoyé en France par Jérôme de Montefiore, général de Tordre des Capucins.

Chapelle des Pénitents Blanes du Confklon,

Dans le courent des Cordelière,

4575. — En 4575, Maurice duPeyrat et Justinien

Pause fondèrent cette chapelle dans riatérieur du couvent des Cordeliers, du côté du Rhône, à côté du grand cloître, et la mirent sous le vocable de F Assomption de la Vierge sacrée, mère de Dieu. L'évêque de Damas, suffiragant de Tarchevêque de Lyon, la consacra. Henri III en fut le recteur,et en souvenir de ce fait, il lui donna le titre de chapelle royale. La confrérie datait de 1418. Cette chapelle était d'une grande magnificence. Il n'en reste plus de vestiges.

Sglise Saint-Sorlin on Salnt-Satnraln.

1577. — Très-ancienne église, reconstruite en 1 677, située autrefois à côté de l'église Saint-Pierre ; les fonctions paroissiales de Saint-Pierre s'y faisaient.

Chapelle Saint-Roch.

A la Quarantaine.

1 581 . — Au-dessus de la Quarantaine, dans un clos de vigne, se voyait cette chapelle élevée par la ville à la suite d'un vœu du Consulat pendant une grande peste, en 1586. Chaque année, le corps de ville et les autorités s'y rendaient en pèlerinage. Les Minimes la desservaient ; Simon Maupin la reconstruit en 1628.

Sgliae Saint- Vincent.

1585. — Cette église paroissiale existait au bord de la Saône, au pied de la colline sur laquelle est la

maison des Chartreux; elle fiit bfttie, en 4585, par les chanoines de Saint-Paul qui en furent les curés primiti&.

Chapelle des Pénitents

de Saint-Marcel oa da Crucifix.

4590. — Le cardinal Gajetan, légat en France, de passage à Lyon, établit, en 4590, les Pénitents de Saint-Marcel , dans la chapelle de Saint-Marcel, qui était nne ancienne recluserie. Louis XIV confirma les privilèges de la Confrérie en 4677. La chapelle avait été reconstruite en 4 633.

I«e GouTent des Ghartrenz.

4594. — Ce vaste monastère, dont une partie seulement est debout, couronnait toTite la colline de ce nom, et occupe un vaste ténement appelé la Giroflée. Sa fondation est due à Henri III, qui, de passage dans notre ville, chargea le gouverneur, M. de Mandelot, de chercher l'emplacement où les Chartreux pourraient élever une maison à Lyon, et il voulut qu9 cette maison prtt le nom de Chartreuse du Lys du Saint-Esprit, en souvenir de Tordre du Saint-Esprit qu'il venait de fonder. Henri IV se déclara le fondateur du couvent, en 4602. Jean Turin serait le premier prieur, et il aurait eu pour successeur Guillaume Schelsoom, écossais d'origine, évèque de Vaison.

La belle église de ce monastère ne fut achevée qu en 4 748, — aujourd'hui, c'est une église parois-

siale. Dans Tenclos est le célèbre pensionnat dit rinstitution des Chartreux, si habilement dirigé par M. Tabbé Hyvrier.

Les Religienz du Tiers-ordre

de Saint-François ou de Picpos.

A la GiUUoUke.

\ 607 — Au milieu du faubourg de la Guillotiëre.ae voyait l'église et le couvent de SaifU-Lauis des Pénitents du tiers -ordre de Saint-François qui s'établirent en 4606, sous la direction du P. Mussart, habile prédicateur. Le duc de Mayenne avait fourni remplacement de la maison. Le consul d'Aussery bâtit la chapelle ; d'autres bourgeois de Lyon aidèrent à la fondation des bâtiments du monastère.

Les Ursnlines (1*' Monastère).

Rue de la Vieille-Monnaie.

1612 — Cette maison fut fondée en 1642, par des religieuses de Sainte-Ursule, venues de Provence, qui s'établirent rue Vieille-Monnaie. La première prieure fîit Françoise de Barmont, qui fit profession, sous la règle de saint Augustin, entre les mains de l'archevôque de Marquemont. En 4626 , ces religieuses achetèrent une partie du petit Forez, audessous de leur première maison, pour y bfttir un claustral et agrandir leur première église.

CoaTent des rellsieiiMs do Balnte-Glalre.

4617. — Ces religieuses eurent d'abord leur maison à Bourg ; — ^mais.meBacées d'insultes journalières de la part des calvinistes, elles se réfugièrent à Lyon en 4588, rue Buisson, dans la maison d'un bourgeois, lucquois de naissance. En 4599, le président de Villard et Catherine de Lange, sa femme, leur ouvrirent la chapelle de la Madeleine, au Gourguil- Ion, que leur céda Jacques Burdel, recteur de cette chapelle; mais, en 4647, eUes descendirent dans le quartier d'Ainay, dans une autre maison mise à leur disposition par le même président de Villard. Cette maison fut bâtie sur l'emplacement du jeu de paume, dans lequel fut empoisonné le dauphin, fils de François I*^.

Hosploe de la Gharlté.

4647. — (Voir plus haut, page 404).

Goaveiit des religieuses de Sainte-XUsabetli.

4 64 8. — Cette maison était située sur le bord du Rhône, à côté de Thospice de la Charité ; elle fut fondée par François Clapisson , président des Trésoriers de France, en 4640^ pour des religieuses du tiers-ordre de Saint*François, en Comté. Cette maison dut être démolie ensuite, pour Tagrandissement de l'hospice de la Charité.

Les Oratoriens.

1616. — Le cardinal de Marquemont, archevAque de Lyon, appela ces prêtres, peu' après la fondation de leur ordre, & Paris ; il les logea d^abord sur la colline Saint-Sébastien, dans la maison des Capponi. où ils bâtirent une chapelle. En 1654, Camille de Neufville, archevêque de Lyon, les établit dans la maison des d'Espinasse , près de laquelle il bâtit une belle église, rue Vieille-Monnaie, en face des Ursulines. — Cette maison fut ouverte pour servir de séminaire.

Les Carmélites.

Au haut de la côte des CarméHUs.

1616. — Non loin des Chartreux , existait la maison des Dames Carmélites de l'ordre de Notre-Dame du Mont-CarmeL Charles de Neufville, gouverneur de Lyon, bâtit la maison et la chapelle, en 1617, avec le concours de sa femme, Jacqueline de Harlay, qui fut inhumée dans cette église.

Helistenses de Sainte-Marie on de la VisItatioB*

1617. — Ces Dames de Tordre de Saint-Augustin furent appelées à Lyon par le cardinal de Marque* mont , archevêque de Lyon. Leur ordre avait été fondé en 1610, par saint François de Sales. Elles lo-

gèrent d*abord sur la colline Saint-Sébastien, au Uea appelé les Fantasques , puis elles s'établirent au quartier de Bellecour. — Après la Révolution, la grande caserne de la gendarmerie a été bfttie sur remplacement de leur maison.

SToTiciat des Jésuites de Saint-Joseph.

Rue Sainte-Hélène.

4618. — François Clapisson et Margerite d*Ulin furent les fondateurs de cette maison qu'on éleva sur un terrain appelle TA B C. Le cardinal de Marquemont consacra Téglise en 16St. Ses fondateurs y furent inhumés.

Garmes-Dèchansaéa.

Chemin de Montauban.

4648. — Le marquis de Nérestang est le fondateur de cette grande et belle maison. II l'avait achetée de M. Scarron. Le lieu portait le nom de Thunes; il y existait jadis une recluserie connue sous le nom de Thunes. Le marquis de Nérestang était grand-* mattre de l'ordre du Mont-Carmel. — L'église était assez remarquable. Vendue pendant la Révolution, devenue une caserne, elle a été rouverte par le P. Hermann, puis pillée en 4870.

Les Fenlllaata.

1620. — Ces religieux, qui étaient des réformés de Tordre de Cit eaux, vinrent à Lyon en 4 620. Charles de

Neuf ville, gouverneur de Lyon, les aida à bAtirleur maison et leur église, qui était sous le vocable de saint Charles Borromée. Le Consulat leur accorda aussi des subventions, et ils se chargèrent de faire le service d'aumôniers de THôtel-de-Ville. Le couvent était au bas de la côte Saint-Sébastien. De Thou et Saint'Marc furent inhumés dans la chapelle, après leur exécution sur la place des Terreaux.

Noviciat des religieux de Saint-Antoine.

Rue de VÀrbre-^ee.

\ 622. — Cette maison dépendait du gprand monaatère de Saint-Antoine, situé sur le quai de ce nom (voir plus haut page 303] Ce noviciat et son église furent érigés sur un terrain situé non loin de Téglise Saint-Pierre et acheté d'un sieur Malo.

Les R6ooUets.

Montée Saint'-Bwthélemy.

1622. — Les récollets de Tétroite observance de Saint-François s'établirent h Lyon, en 1622, après avoir été un certain temps à Saint-Genis. Marie de Médicis leur acheta, au quartier de Belleg^ve, la maison de Jacques de la Porte, conseiller au Parlement de Dombes. saint François de Sales bénit la croix qui était devant le monastère Son église était des plus remarquables.

Lea Gluwottoa.

Montée Saint^Barth^emy,

1622. — Non loin de l'Antiquaille, au quartier de Bellegrève , existait la maison des religieuses de Notre-Dame-de-Chazeaux , sous Fétroit ordre de Saint-Benoît, lequel reconnaissait pour son premier fondateur L. de Ventadour, qui avait érigé une maison dans le Forez, dans une de ses terres, à Cornillon. Cette maison fut transférée à Lyon par Françoise d'Âmanzé^ de Chauffidlles, religieuse du monastère royal de Saint-Pierre de Lyon , laquelle devint ensuite prieure de la maison des Chazottes ou des Chazeaux. Les religieuses de cet ordre étaient originairement de Tordre de Sainte-Claire, fondé en 1322 et établi en Forez, au lieu dit des Chazeaux. Leur maison de Lyon avait été Thôtel de M. de Mandelot, gouverneur de Lyon.

Gapuolns du Petit-Fores. — (2« eouvent).

1 622. — Les capucios eurent deux maisons à Lyon. La première était sur la paroisse Saint-Paul et fut bâtie en 1574, sur un terrain acheté par la &mille de Gadagne.

La deuxième, appelée du Petii-Forez^ sous le vocable de saint André, fut établie en 1622, dans rhôtel des Thomassin. La première pierre de la chapelle fut posée le 10 décembre 1635 ; elle était sur la paroisse Saint-Pierre, au bas de la colline Saint-Sébastien.

Angustlns réformés de la Grolx-Rousso.

1624. — Le cardinal de Marquemont, archevêque de Lyon, appela ces religieux dans notre ville. Ces religieux, appelés aussi les Hermites de Saint- Augustin, portaient, à Paris, le nom de Petits Pères. On les établit à la Croix-Rousse pour donner des soins spirituels aux habitants de ce quartier, qui était sans prêtres et sans églises. Un bou^^is de Lyon, le sieur Girardeau , bâtit leur chapelle. Os habitèrent d'abord la maison de Christophe Pemat, près des Terreaux,

Pénitents de la Miséricorde.

1625. — César Laure, bourgeois de Lyon, éleva la chapelle de cette confrérie dans Tenclos du monastère des Grands-Carmes, près des Terreaux ; au-dessous de la chapelle était un caveau où Ton inhumait les suppliciés.

On trouvait à Lyon trois sortes de Péniimts :

1 . — Les Pénitents blancs, dans l'enclos du monastère de Saint-Bonaventure. — 500 confrères, en 1665.

2. — Les Pénitents de Saini-Marcel , à la cOte Saint-Sébastien, chapelle desservie par les Minimes. \ 00 confrères.

3 . — Les Pénitents de la Miséricorde , dont il s'agit. 80 confrères.

Rellffieiifles de TAiiiionolade

ou BLiu-ciLtsTBs. — (1** couvent).

Côte des Carmélites.

1639. — M">* de Ghevriëres est la fondatrice de

ce cotrvent et de sa chapelle. Cette dame , née Crabrielle de Gadagne, était veuve de Jacques Mitte de Ghevriëres , marquis de Saint-Ghamond. Elle logea d*abord ces religieuses à Bellecour, dans une maison particulière, et les transféra, en 1639, dans le couvent qu'elle bâtit à la côte des Garmélites.

Petii^SoUége.

1 630. — Gette maison , située place du Petit- Collège, à côté de rhôtel de Gadagne, a aussi pour fondatrice W^ de Ghevriëres. Elle l'éleva, en 1630, pour servir de collège pour les enfants qui habitaien, les quartiers de la rive droite de la Saône. Ce collège fut confié tour à tour aux Jésuites et aux Ora • toriens, et a été supprimé par la Révolution.

ReUglaïues de la Vleitatloa

D1TB8 DB L*AlfTlQUAILLB. -> (3* COUVent).

1630. — Ces dames ont possédé trois maisons de leur Ordre à Lyon, et celle de F Antiquaille est l'une de ces maisons. Le 3 avril 1630, elles prirent possession de ce monastère , que Mathieu de Sëve avait

acquis pour elles de la famille Boatier. Les bâtiments actuels qu'occupe l'hospice de l'Antiquaille avaient été construits par Pierre Sala, en 4500.

Gliapella de Notre Dame-de-Bon-Renooatra.

4631. — Dans le couvent de Saint-Bonaventore et derrière la chapelle des Pénitents du Gon&lon, se trouvait une autre chapelle, bâtie par la confirérie du Saint-Esprit. La famille des Cotels y avait une prébende à sa nomination. Les Gordeliers desservaient la chapelle.

Les Ursalinea. — (3* coavent).

4 633. — Les Ursulines de la règle de Saint-Augustin avaient trois maisons à Lyon : la première, me de la Monnaie, paroisse Saint-Pierre, 4 00 religieuses ; la deuxième, h la descente Saint-Barthélémy , paroisse Saint-Paul, 25 religieuses, et la troisième, dont il s'agit ici, près Saint-Just, sur hi place des Minimes, à côté des religieux de ce nom, 80 religieuses.

Religieuses de Saint-Amour.

Rue NeyreU

4636. — Ces Dames avaient retenu ce^nbm du village de Saint-Amour, dans le comté de Bourgogne, et se sont fixées ensuite à Lyon, rue Neyret ; elles suivaient la même règle que les Bleu^Célestes.

Avant de se choisir une maison me Neyret, à la Croix-Rousse, elles en occupèrent une au quartier de Bourgneuf, près la porte de Vaise. En 4656, le Consulat leur permit de se fixer définitivement à Lyon. Elles furent réunies, en 4749, à la communauté de TAnnonciation.

RallctauMS de Bly oa i\6 Blie.

Place BeUeeour,

4637. — Blie était un couvent de religieuses de Saint-Benoît et formait un prieuré en Bugey. Ces Dames vinrent ensuite se fixer à Lyon, d'abord dans la rue SaintrGeorges, puis sur la place Bellecour, où le cardinal de Richelieu, archevêque de Lyon, leur donna une maison avec une chapelle, qui furent supmées en 4752.

Les Bernardines.

Sur la place de ce nom.

4644. — Ces religieuses s'établirent d'abord dans la maison qu'occupèrent ensuite les Missionnaires de Saint-Joseph, rue du Caret. — En 4661, elles se transportèrent sur la montagne Saint-Sébastien où elles se construiront une vaste maison.

RsUclanses de la Visitation, dites de Salnts-lbrle-

des-Gliatnss. — 3* maison.

4644. — Cette troisième maison, possédée à Lyon

par les religieuses de Tordre de la Visitation a été fondée par Antoinette Guinet de Montverd , de Lagnieu en Bugey, — par acte du 6 mai 4640. Cette dame avait acquis, pour faire cette communauté, la maison d'un citoyen de Lyon, nommé Moneri, originaire de Milan.

Le couvent prit le nom des Chaînes, parce qu'il était voisin des chaînes qu'on tendait, le soir, sur la Saône pour empocher l'entrée des bateaux pendant la nuit.

Les Ursallnes. — 3* couvent.

4650. — Ce troisième couvent était à la montée Saint-Barthélémy, près de la chapelle de ce nom, dans une maison dite de Breda. Les religieuses s'occupèrent spécialement de l'éducation des jeunes filles. Leur église était sous le vocable de Sainte-Marguerite. — Claude de Saint-Georges, archevêque de Lyon, réunit ce couvent, en 4 700, au premier couvent des Ursulines, situé rue de la Vieilld-Monnaie.

Religieuses de Saint-Benoft. — Prieuré

Quai de Saint-Benoît.

4 668. — La prieure du monastère de Blie ayant résigné, en 4 694, son prieuré à la dame Dugué, religieuse professe de l'Abbaye Saint-Pierre, celle-ci et sa sœur, se retirèrent à la maison de Blie, mais cette résignation n'ayant pas été approuvée, elles

fondèrent une nouvelle maison sur le quai Saint- Vincent, de concert avec des religieuses de Tordre de Saint-Benoît.

Maison de force des Filles repenties, liaison de force des recluses.

4657 — Voir plus haut, page 329.

Les Trinitaires.

Place de la Trinité,

1658 — Les chanoines réguliers de Saint-Augustin, de Tordre de la Sainte-Trinité, pour la rédemption des captifs, qu'on appelait à Lyon les Trinitaires, et à Paris, les Mathurins, s'établirent à Lyon, en 4658, d'abord, montée du Beauregard, et ensuite au bas du Oourguillon dans les hôtels de Bellièvre et De Langes. Le Consulat autorisa ces religieux à fonder une maison, à Lyon, devant servir d'hôpital aux religieux de la congrégation et de lieu de repos aux captifs rachetés, qu'ils conduisaient des ports de Provence à Paris. » {Arch. de la ville, BB.* rég.)

Pénitents de liOrette.

4658. — En 4658, des habitants, au retour d'uu pèlerinage à Notre-Dame de Lorette, formèrent une association sous le nom de Pénitents de Lorette. et

s'établirent, d'abord, à la montée du Gourguillon ; puis ils élevèrent une chapelle près de celle du Saint- Esprit du pont du Rhône , enfin ils se fixèrent à la place Croix-Paquet, où ils élevèrent une belle chapelle consacrée par François-Paul de Neufville-Viileroî.

Séminaire de la Propagation de la Fol, oa Gommananté des Nonvelles catholiques.

Montée Saint'Barthélemy.

1659. — Cette maison devait sa fondation à T Archevêque Camille de Neufville-Villeroi, lequel, pour neutraliser Taction du protestantisme, établit une maison pour Tinstruction des jeunes personnes qui auraient rintention de changer de religion, et pour des missionnaires chargés de prêcher dans les villages.

MlMlonnalres de Saint-Joseph.

Rue Lafant.

4662. — Ces missionnaires, chargés de prédications dans la campagne,furent réunis en corps par Jacques Cretenet, chirurgien à Lyon. Camille de Neufville approuva leur association et le prince de Conty en fut le fondateur. Le marquis de Coligny leur acheta une maison et éleva leur église,rue du Garet.

Religieuses du Varhe Ineamé.

1656. ,— Ces dames, de Tordre de Saint- Augustin, se fixèrent d'abord à Roanne, en 1 625, M"* Jeanne

Chezard de Matel les transféra ensuite à L^on, en 4665, dans un lieu, au milieu du Gourguillon, où était la recluserie de Sainte-Madeleine et un hôtel des Orlandini.

RelICieuasde Salata-aUMtbeth, dites des GoUinettes.

3* couvent.

4665. -* Les dames de Sainte-Elisabeth du Tiers-Ordre de Saint-François, possédèrent trois mai* sons à Lyon. — La première, rue de la Charité ; — la deuxième, au lieu dit des Deux-Âmants, et la troisième à la cote de Saint-Sébastien.

4665, — (Arch. de la ville BB. 220 reg.) Permission à Jeanne de Takru de Chalmazet, veuve de Joachim de Coligny, d'établir entre le chemin de la côte Sain^Sébastien et le boulevard Saint-Clair, une nouvelle maison , en remplacement de celle établie d'abord, par la même à Montluel.

Xtasarlstea ou Prêtres de la Congrégation de 8aint-

Montie Saint-Barthélémy

4668. — Camille de Neufville-Villeroi approuva, en 4668, la fondation de cette maison, confirmée par le roi en 4673.

Les religieux Lazaristes avaient établi leur communauté dans Thôtel MascTany,à côté des Récollets. — Une chapelle avait été aussi élevée & côté de la maison.

Séminaire de Baict-Gharlei, dit du Petit Gamaa.

I CuMê'sae Saint-Charles.

i 4 671 . — Ce séminaire était situé derrière Téglise

[ Saint-Nizier près de la rue Gentil. Il avait été fondé

par Charles Demia, promoteur-général de l'archevêque, avec Tapprobation de Camille de Neuf ville- Villeroi, pour de jeunes ecclésiastiques pauvres qui, tout en faisant les petites écoles de la ville, étudiaient pour recevoir la prêtrise.

Le roi, en autorisant la fondation du Séminaire Saint-Charles, approuva en même temps celle du Bureau des Petites-Ecoles pour les garçons et les filles. — Ces dernières étaient dirigées par des Sœurs dites de Saint-Charles ; elles étaient logées près du séminaire.

Grand-Séminaire de Saint-Irénèe.

1677. — En 4664, il existait déjà un séminaire sur le lieu dit de Madagascar, appelé depuis de Tolozan. Camille de Neuf ville- Villeroi en fonda im autre avec des prêtres de Saint-Sulpice de Paris, qu'il fit venir, pour leur confier la direction de cette maison. — Ce séminaire eut un grand renom par la science de ses professeurs.

Les Filles do Bon-Pasteur.

1675. — Cette communauté, formée par de

dames pieuses pour retirer du vice de jeunes filles dépraTées, fut mise en règle en 1700, par François- Paul de Neuf ville- Villeroi, qui s'en déclara le protecteur en 1715. Les Dames du Bon-Pasteur, fixées d'abord près la porte de la Croix-Rousse, occupèrent ensuite, rue Neyret, la maison où se trouvaient les religieuses de Saint-Amour, qui furent réunies au monastère derAnnonciade. Elles s'occupaient de Féducation des jeunes filles.

' Pènltenta de la Croix ou de la Passion.

1682. — Cette confrérie, établie sous Camille de Neufville-Villeroi, fut autorisée à s ériger une chapelle, en 1682, au bas de la balme de Saint-Clair dans un jardin acquis d'un sieur de la Sauce. Ils portaient une robe violette.

Pénitents de Saint-Charles.

1 682 . — Quoique établis depuis longtemps & Lyon , ils ne furent érigés en confrérie qu'en 1682. — Ils se réunissaient à Saint-Cosme, à Saint-Martin -de-la- Chana, à Saint-Pierre, au cloître d*Ainay : mais, en 4735, ils firent construire une belle cbapelle sur le rempart du Rbône, pris de la rue Neuve-de-la-Cb arité.

Ghanolaos de Salnt-Aogiistln.

1702. — En 1702, le Consulat consent à l'établis

sèment, au bourg Saint-Irénée, de la Congrégation des chanoines réguliers de Tordre de Saint-Augastin, que le roi venait d'agréger et dlncorporer à TégHae du lieu.

Hôpital de la Providence

1707. — Voir plus haut, page 327.

ProTidenee des Sœurs de la Trinité.

Séminaire de Saint-Pothin.

À la Croix-Rousse.

1 745. ~ Ce sézninaire fut pktM; un bospice fondé par le cardinal de Tencin, pour les prêtres Tienx et infirmes. — Cette maison exista d*abord à la Croix- Rousse, — on la transféra ensuite à rile-Barbe. — La chapelle était sous le vocable de Saint-Pothin.

Providence de Saint-Vlnceni-de-Panle.

Rue BourgelaL

4775. Voir plus haut, page 327.

Outre ces églises et communautés, il existait aussi à Lyon des chapelles assez nombreuses dont Torigine n'est pas encore bien connue.

Je citerai :

1^ La chapelle SaifUrClaude^ située à la montée du Griffon, où se réunissait une confrérie qui relevait de Saint-Pierre;

8^ La chapelle de la Madeleine, à la Ouillotière, ancienne léproserie ;

8^ La chapelle de SaitU-t/izare, au même quartier, ancienne léproserie ;

4^ La chapdle Saint-Miehel érigée en custoderie relevant de Téglise Sainte<!roix, près la cathédrale ; 5® La chapelle Saini-JUiehel, dans le quartier de Saint'Irénée, faisant partie d'un ancien hospice ;

6^ La chapelle de Notre-Dame de Grâeee, dans TÂrchevêché, bAtie par le cardinal de Bourbon, en même temps qu'il édifiait ce palais ; 7® La chapelle du château de Pterre^Scize ; 8^ La chapelle de Noire-Dame dektrue Neuve, près réglise Saint-Nizier, sur la place de la Fromagerie, appelée la chapelle des Charretière, qui y faisaient leurs offices ;

9* Chapelle Saint-Ehy, — ancien hospice près Saint-Paul.

On comptait aussi, à Lyon, diverses congrégations de piété.

Les PP. Jésuites étaient les directeurs de ces associations, il y en avait :

5 dans le Grand Collège de la Trinité ;

8 dans le PetiU}ollége ;

4 dans la Hiaisoii Saint-Joseph.

La principale, au Grand-CioUége , était celle des Meeeieurs^ sous le titre de 1 Assomption de la Vierge;

La deuxième, celle des Artisans, sous le titre de la Purification ;

La troisième, composée de théologiens et de philosophes, sous le titre de la Conception ;

La quatrième, celle des rhétoridens et humanistes ^ sous le titre de Y Annonciation ;

La cinquième, celle des Jeunes artisans, sons le titre de la Nativité de Notre-Dame.

La congrégation de la maison Saint-Joseph avait le titre des Epousailles de la Sainte Vierge et de saint Joseph ;

La première, du Petit-Collège» s'appelait la grande Congrégation ;

La deuxième, la Petite Congrégation.

Cette maison avait, en outre, la congrégation des Lucquois, sous le titre de Saint-Barthélémy, patron de la République de Lucques.

Après cette rapide énumération des nombreux établissements religieux dont Lyon était doté, avant la Révolution, je crois devoir ajouter aussi quelques mots sur le personnel qui les peuplait. J'ai emprunté le tableau qui va suivre & un document officiel. Il a donc l'authenticité et l'exactitude les plus complètes, il porte la date de 1 759 et a été dressé presque à la veille du jour néfaste où tant de nos monuments croulèrent sous les coups des nouveaux barbares devant lesquels les objets d'art même ne trouvèrent pas grâce, et qu'ils détruisirent avec la même stupide colère que les Sarrasins avaient mise déjà au vm" siècle à les anéantir. Ces peuples étaient des mahométans et des étrangers ; tandis que nos modernes sac* cageurs étaient des chrétiens et des Français !!!

DÉNOMBREMENT DES EGGLËSUSTIQUES

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