Chapitre d'Alaay PirotiM
19 Chanoines.
2 Chanoines d'honneur.
7 Habitués, vicaires.
9 Clercs.
A reporter. . . .
TOTAL
ri
Report.
1 Gué.
4 Vicaires.
1 Café.
2 Vicaires.
•AlBl-TlaoaAt Puoiaie
La PUllèra
FlIOltM
4 Prdtres régidiers de l'Ordre de s.R 6 Prêtres séculiers.
6 Qeres.
offl
11 Direetears.
26 Séminaristes dans les ordres.
90 Séminaristes théologiens.
9 Directeurs.
13 Séminaristes dans les ordres»
31 Séminaristes, simples ecclésiastiques
BèflUl
8 Prêtres.
6 Prêtres.
1 Curé.
1 Vicaire.
IrfiChwriU
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▼aIm PafttaN
A reporter.
TOTAL
Onloln
6 Prêtres.
6 jeunes Ontoriens.
1 Frère.
BMlraulrM d» flalal-JoMph
21 Prêaw.
9 jeoDes miMionnairei.
12 Prêtres.
15 Etodiants.
7 Novices.
10 Frères.
ToDl dss Ilaiinnntiiits sicilitr»
Uni»
Frin.
TOTAL
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Gommiinaatés d'hommes.
Aatoslns
15 Profès, prêtres.
2 Frères.
TrlnlUlrM
3 Profès, prêtres.
2 Frères.
17 Profès, prêtres.'
2 Frères.
24 Proies, prêtres.
5 Notices.
8 Frères.
Govd«lltM de fOb«<rvaafl»
9 Prêtres profès.
3 Frères.
24 Profès, prêtres.
5 Frères.
20 Profès, prêtres.
2 Novices.
8 Frères.
9 Profès, prêtres.
4 Notices.
iO Frères.
A«f«flllas 4« la Croix
27 Prdés, prêtres.
1 Notice.
10 Frères.
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20 Profès, prêtres.
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25 Profès, prêtres.
4 Frères.
JésallM da OraadXoUéce
85 Profès, prètnes.
26 Frères.
J«rallM dn rttUt.GoUéf«
10 Profès. prêtres.
3 Frères.
10 Profès, prêtres.
5 Frères.
GapneiBs de FovrTlèvM
19 Profès, prêtres.
14 Novices. | 4 Frères.
Gapvolas ém Pellt-Vorêt
31 Profès, prêtres. j 9 Frères.
Chartffevx
17 Profès, prêtres.
6 Frères.
Plopvs de U «elUotUre
24 Profès, prêtres.
12 Frères,
remlUAAle
6 Profès, prêtres.
A reporter . .
Report
33 Profts, prêtres.
8 Novices.
13 Frères.
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9 Sœurs.
49 Professes.
9 Sœurs.
Abhftj* éê Chassas
42 Professes.
7 Sœurs*
52 Professes.
2 Notices.
12 Sœurs.
26 Professes.
1 Notice.
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10 Sœurs.
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30 Professes.
12 Sœurs.
UnmllaM Çi% la VUtUe-lfoMMle)
30 Professes.
2 NoTices.
5 Sœurs.
UnalInM de SAint-^mt
38 Professes.
1 Novice.
4 Sœurs.
Salnto-Karie de Belleoour
43 Professes.
5 Sœurs.
50 Professes.
9 Sœurs.
•idate^brle de l'AatiqvaUle
55 Professes.
9 Sœurs.
Caraiélltei
29 Professes.
9 Sœurs.
AnnoBeladee m Wee^Céleetes
48 Professes.
iO Sœurs.
▼erbe-Ioeemé (an Goarn^Uon)
48 Professes.
6 Sœurs.
■•leoa du Bon*Pettenr
i2 Professes.
2 Sœurs.
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15 Professes.
4 Sœors.
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Réoapitnlatloii
4 Cathédrale
4 4 paroisses dont 5 au titre de Chapitre
2 séminaires
3 hôpitaux
45 prêtres aumOniers de religieuses
3 communautés séculières d^hommes
30 communautés religieuses d'hommes
4 7 communautés religieuses de femmes
TOTAL
^ Total : 59 églises, paroisses, communautés, séminaires, hôpitaux.
2403 ecclésiastiques.
LBB ABCBITBS ECCLESIASTIQUES BM '
les Archives de nos commn- } religieuses étaient dans un orfait, au moment où la Révose déchaîna sur la France, le maison conservait les sieovec un soin pieux dans des locaux bien aménagés. Des religieux de grand savoir en avaient la garde, et ils s'étaient adjointe d'excellents copistes qui avaient écrit, sous leur direction, ces superbes volumes d'inventaires qui nous restent encore en partie et qui sont des chefs-d'œuvre de classement et de caligrapfaie. Tous les monastères semblùent même s'être donné le mot pour re&ire tons ïenrs inrentaires, car presque tons portent la date de la En du xvii" siècle ou celle du xvm*. Pourquoi cette simultanéité? Sa cause ne tiendraiteUe pas à ce iàit que nos grands historiens de ces temps, ayant eu à consulter beaucoup les Archives
ecclésiastiques pour rédification de leurs incomparables monuments, chaque communauté, sur leurs conseils, aura tenu à dresser ses catalogues d'après un mode presque uniforme indiqué par la logique et par l'expérience de ces grands écrivains. Quoi qu'il en soit, toutes les Archives , municipales , hospitalières ou ecclésiastiques, avaient été mises dans un ordre parfait par leurs savants conservateurs.
Mais la tempête renverse souvent, en quelques secondes, im chfine altier qui a mis des siècles à grandir et à toucher à la nue. Il en fut de même pour nos anciennes Archives. Une loi , en quelques lignes, fut pour elles ce que l'orage est pour une riche récolte. Le décret du 1 5 novembre \ 789 disposa a que dans tous les monastères ou Chapitres où il existait des Bibliothèques et des Archives, lesdits monastères seraient tenus de déposer aux greffes des juges royaux ou des municipalités les plus voisines, des états et catalogues des livres existant dans lesdites BibUothèques et Archives, d'y désigner particulièrement les manuscrits, d'affirmer lesdits états véritables , de se constituer gardiens des livres et manuscrits qui étaient dans lesdites Bibliothèques et Archives. » Ce décret n*était que le prélude de la spoliation, par la nation, de trésors qui ne lui appartenaient pas. La nouvelle municipalité qui avait remplacé notre grand Consulat, imbue des idées qui grisaient alors la France, s'empressa de tenir la main à cette regrettable décision de l'Assemblée nationale. — Mais la Révolution marchait vite. . . le flot montait, montait toujours Le gouvernement supprima, bientôt après, tous les établissements religieux, et n*osant pas encore couper la tête
de leurs {»eux et paisibles reclas, il leur, offiit, en échange de leurs biens, dont il s'était emparé^ une maigre pension à peine suffisante pour ne pas mourir de ftim. Il leur laissait en même temps le choix de demeurer dans leurs maisons supprimées et confisquées ou d'aller errer par le monde, dépouillés de tout. En suite de ce décret, des officiers municipsax furent chargés de se {«^ésenter dans chacune de nos maisons religieuses et de rédiger un procès-verbal des déclarations que feraient chacun de leurs habitants. Ces procèa-verbaux sont perdus pour la plupart ; je n*ai pu en retrouver que deux ; mais leur forme est identique ; je ne parlerai que de celui qui concerne la communauté du premier couvent des Capucins, alors situé sur la paroisse Saint-Paul. Cet acte porte la date du 4 juin ) 790 et a pour signataires les citoyens Joseph Fulchiron, Luc Candj, Jean- Pierre Granier, officiers municipaux de la ville de Lyon. Dans le préanibule il est dit « que ces officiers se sont présentés au^dit couvent des Capucins pour recevoir les déclarations des religieux, en conséquence du décret du 1 3 février dernier (4 790) et des lettres patentes sur icelui , relativement à leur volonté de sortir de leur ordre ou d'y rester, comme aussi pour faire les inventaires et descriptions prescrits par les autres décrets du 49 du mdme mois et des 19 et JIO mars. » Les rédacteurs ajoutent ensuite : « Parvenus au réfectoire de la dite maison, accompagnés du révérend Père Benoît Surand, gardien, qui nous a reçu à la porte où nous avons trouvé les dits religieux assemblés, leur avons fait part des motifs de notre visite et fait &ire lecture des dit» décrets et lettres patentes et pour recevoir leurs dé-
clanttioDS. Nous avons ensuite invité le B. P. Surand à demeurer avec nous et les autres religieux & sortir, pour revenir, les uns après les autres, afin de faire les dites déclarations plus librement, ce qui a été fiait, ainsi qu'il suit : Le dit B. P. Surand , dit Alexis , natif de Lyon, flgé de 57 ans, gardien de la dite maison, nous a dit qu'elle est composée de treize prdtres, un frère clerc et cinq frères kis, — et le dit Père gardien a dit qu'il se réservait de s'expliquer sur son intention de rester ou de sortir de la maison jusqu'à ce qu'il ait été statué définitivement par l'Assemblée nationale sur le sort des communautés religieuses et a signé. » Je ne reproduirai pas ici les déclarations des autres religieux. Les uns dirent comme leur supérieur ; les autres, comme le Père Claude Boissière, ftgé de 79 ans, émirent le désir de rester dans leur Ordre,— ou d'autres, comme le Père Allard, âgé de 68 ans, déclarèrent qu'ils étaient dans l'intention de profiter de la liberté qui leur était accordée par les décrets. i>
Après avoir reçu ces déclarations , les officiers municipaux se saisirent des livres de la comptabilité de la maison et y constatèrent que le revenu, depuis le 27 mai 4788 jusqu'au 30 mai 4790, s'élevait à 46,864 livres, 5 sols, — et la dépense, pendant le même temps, à 47,825 livres, 48 sols. — Es se transportèrent ensuite à la sacristie où ils s'emparèrent de toute l'argenterie, des ornements et des vases sacrés, — puis, à la bibliothèque où ils trouvèrent 6,000 volumes, et enfin dans les chambres où ils ne virent « que des tables et gros meubles de peu de valeur, et un salon sans meubles. » L'argenterie de la sacristie se composait seulement de 8 calices,
d*an ostensoir, d'un ciboire et d'une custode en argent, avec une petite croix en argent contenant du bois de la vraie croix. » On sait ce qui arriva peu après cette confiscation,
— les religieux furent chassés violemment de leurs maisons, récha&ud reçut les uns, la terre étrangère accueillit les autres : ils y vécurent des plus dures privations, n'ayant môme pas le morceau de paiu noir que la nation leur avait promis en échange de leur patrimoine. — L'argenterie fut vendue à vil prix et fondue, les objets les plus précieux de l'orfèvrerie des vieux âges s'anéantirent dans les creusets,
— les cloches furent converties en gros sous et en canons, — les domaines vendus pour rien à de râpaces acquéreurs, *- les bibliothèques volées, pillées, brûlées, en partie, comme a œuvres de cagotisme ei de fanatisme ï^ et les Archives jetées, pôle mêle, dans des tombereaux pour ôtre transportées au district. Ce fut la première étape de ces précieux Dépôts, car les districts ayant été supprimés, le 24 fructidor an IV, la loi du 5 brumaire an V décréta que les Archives déposées aux districts seraient transférées aux chefs lieux des départements. Mais n'anticipons pas, et voyons comment se fît, à Lyon, la saisie et le transport au district des Archives ecclésiastiques. Ce renseignement nous est fourni aussi par des procèsverbaux dressés par les officiers municipaux qui se chargèrent de cette lamentable opération et par un registre spécial destiné à ces constatations. Disons cependant que beaucoup de ces procès-verbaux manquent et que le registre est incomplet. — Ses 1 3 premières pages sont demeurées en blanc et on n'y a transcrit que i\ saisies. — Les événements se pré-
cipitaient alors avec une si foudroyante rapidité, que, peu de mois après, tel individu qui le matin vaquait à ses fonctions, mourait le soir sous la hache révolutionnaire ; cela s'appelait « moraliser le peuple et régénérer la France par les vertus civiques. »
Je donne ici les dates de ces procès-verbaux dont les uns sont sur feuilles volantes et les autres transcrits sur le registre dont je viens de parler. Leurs dates vont du 31 août 1790 au 30 septembre 4791 . Pourquoi ce long temps entre toutes ces saisies ?
31 août 1790, Saint-Clair
31 août 1790, les Capucins du Petit Forez.
2 septembre 1790, Grands-Augustins.
2 septembre 1 790, Carmélites.
2 septembre 1790, Grands-Capucins.
4 septembre 1790, Annonciades célestes.
10 mars 1791, Chapitre de Saint-Jean.
22 avril 1791, » »
19 mars 1791, » »
12 mars 1791, Feuillants.
2 avril 1791, Chapitre de Saint-Paul.
27 juin 1791, » »
6 avril 1791 , Chapitre d'Ainay.
28 avril 1791, » »
2 mai 1791, Carmes-Deschaux.
2 mai 1791 , Carmes des Terreaux.
2 mai 1 794 , Abbaye de la Déserte.
12 mai 1791, I^s Minimes.
19 mai 1791 , Prieuré de Saint-Cosme.
2i mai 1791 , Chapitre de Saint-Just.
21 juillet 1791, Prieuré de Saint-Benoîf. 30 septembre 1791, Bernardines.
Comme ou le voit, ce tableau est bien incomplet et la perte des procès-verbaux qui nous manquent ou qui se trouvent peut-être confondus avec d'autres titres de nos maisons conventuelles dont le dasae* ment n'est pas fait, ne nous permet pas de combler cette lacune importante de l'histoire de nos Archives locales.
Voyons cependant par les épaves qui nous restent, ce que les officiers municipaux constatèrent, en fiûsant leurs saisies, et le sort qu'ils réservèrent aux titres si précieux dont il s'étaient emparés.
A la maison des Dames de Sainie^Claire la ci^iture ne fut pas fructueuse, a Antoinette Chazelley en religion Sainte-Marie de TAnge , gardienrHibbesse du monastère de Sainte-Claire de Lyon, déclara a que sa maison n'ayant aucune propriété utile, elle n'avait aucune espèce de titre à présenter. »
Aux Grands-'Augustins, les officiers municipaux, FayoUe aîné et Pierre Vial rencontrèrent le P. Chavanne, prieur, Henri Brun, sous-prieur, et reçurent de ces religieux un inventaire de leurs Archives de 439 pages, un terrier de 4752, de nombreux baux à loyer de maisons en ville, 76 cartons de titres de propriétés ou de rentes ; ce procès-verbal porte aussi la signatureduP.Janin, vicaire provincial, né vers 4746, l'organisateur de la riche bibliothèque de sa maison. « Le Père Janin, a dit de lui M. Delandine dans Tiatroduction du catalogue imprimé de la Bibliothèque du Lycée : « le P. Janin, si savant antiquaire, si respectable par ses vertus, avait donné à Ja bibliothèque des Augustins le meilleur ordj^e. Arrêté pendant la Terreur, jeté sur la paUle dans une chambre de l'Hôtel-de- Ville, combien de fois j'y admirai sa
vaste^ mémoire, les faita intéressants qu'il y avait retenus, sa douce résignation, sa touchante simplicité. Il avait plus de 80 ans, et il parlait de littérature avec le feu de la jeunesse. Sa gaîté était inaltérable et» cependant, il attendait la mort ! Elle arriva ; interrogé, la veille, et condamné, il causait avec calme d'un médaillon de Diaduménien qu'il avait trouvé, lorsque les bourreaux vinrent le saisir et interrompre pour toujours ses intéressants entretiens. Sa tôte blanchie par les ans roula sur Téchafaud le 45 mars 4794.... » Crime odieux! Quel danger pouvait ofihr à la République un vieillard de 80 ans, un savant dont toute la vie s'était passée dans le silence d'un cloître à écrire de grands ouvrages et à conser^ ver ceux de ses devanciers??...
Les dames Carmélites ne purent ofErir aux officiers municipaux, en fait d'archives, que les titres de rentes de leur maison s'élevant à 5,600 livres et les actes d'acquisition de propriétés bftties qu'elles possédaient.
Sœur Devaux était alors prieure, sœur GouteUe, 8oas-pneure,sœurde Jonage, dépositaire du couvent. Les Grands-Capucins dérlarèrent « qu'ayant trèspeu de titres dans leurs Archives, il n'existait aucun inventaire, qu'ils ne possédaient d'autres immeubles que la maison du couvent, l'église et les jardins; — que n'ayant pas de rentes nobles, ni directes, ils n'avaient pas de terriers, -— et ils remirent un catalogue de 88 pages des livres de leur bibliothèque, i^outant qu'ils ne possédaient ni cabinet de physique . ni médailles. » — Les commissaires firent ensuite main basse sur les titres, les ornements d'église et la bibliothèque.
Le 4 septembre 1790, les officiers municipaux se transportèrent au couvent des religieuses dites de l'Annonciade bleu célestes. M"* Françoise Ponchon en était la supérieure . Elle déclara qu^elle ne possédait d*autre inventaire des Archives de la maison que c( ce qu'elle avait, déjà, déclaré à la municipalité, le 1 1 mai précédent et qui concernait leur fortune mobilière. » Ce patrimoine s'élevait, en capital, à 293,901 livres, donnant un revenu de 12,641 livres. — Elle ajoute que « la bibliothèque ne se composait que de quelques livres fermés dans deux armoires de sapin.» Le 6 mai 1791 , d'autres officiers municipaux revinrent dans le couvent et s'emparèrent de tous les titres de propriété qu'ils emportèrent dans trois sacs pour les déposer au district.
Le 31 août précédent, les Capucins du Peti^Forez avaient reçu aussi la visite des agents de la municipalité. Ceux-ci s'étaient emparés de tous les titres de propriété et des catalogues de la bibliothèque. Les Archives étaient peu nombreuses, car la maison ne datait que de 1 622 ; le roi lui avait &it un don de 6,000 livres, en 1 728 ; tous les titres étaient contenus dans un certain nombre de sacs. L'inventaire de la bibliothèque formait un volume de 37 feuillets seulement. Le nombre des religieux était de 26, le plus jeune avait 30 ans, le plus ftgé, 77 ans. La recette de la maison s'était montée^ depuis 1787, au 30 avril 1 790, à 43,574 livres, et la dépense à 41 ,939 livres ; on y comptait 1 8 chambres ; le lit se composait d'un bois et d'un garde-paîlle. Il y avait 65 chambres vides.
La bibliothèque était formée de 5.000 volumes, 1 argenterie de 3 calices en vermeil, de 4 calices en
argent, d'un grand ciboire en vermeil et de trois autres objets ; — : on y voyait aussi 5 tableaux d'église et une statue de la Sainte-Vierge de quatre pieds de hauteur, en marbre.
En ce qui concernait les Feuillanis, on leur évita la visite des officiers municipaux. Leur procureur se présenta, le 48 mars 1794 , au district, pour fiûre la remise des titres de propriété de son couvent. Ces titres se composaient de 20 actes seulement.
Le Chaptire de Saini-Irénie fut moins heureux. Le 47 mars 4794 , les officiers municipaux s*y transportèrent et firent d'abord main-basse sur les Archives qui se trouvaient « dans le corps oriental du b&timent, au rez-de-chaussée, sur la cour. » Tous les titres étaient dans de très-nombreux sacs^ ou formaient des liasses. Les Terriers dataient de 4544,— < 690, — 4730.
Ces titres concernaient aussi les prieurés de Saint- Albin en Forez y de Moizia et de Saint-Sorlin en Beaujolais, tous membres du Chapitre de Saint-Irénée ; 45 terriers, dressés entre 444 4 et 4738, concernaient le prieuré de Saint-Albin.
Tous ces titres furent enlevés et transportés au couvent des Feuillants, dont le district venait de fidre le dépôt des Archives de toutes les maisons religieuses confisquées.
Le 40 mars 4794, les commissaires du district se présentèrent à la Manécanîerie de Saimi-^èan (4) et
(1) La Manéeanterie formait le beau bâtiment qui se TOit encore à gaache, en entrant dans la cour de rarchevèehé. Cet édificct demeuré inachevé, a été construit ao commencement
se firent ouvrir les pièces du rez-de-diaufiaée oà ae trouvaient la bibliothèque, la salle capitulaire et une salle de dépôt « du ci-devant Chapitre. » Les scellés y avaient été apposés, le 43 janvier précédent. On enleva alors du dépôt 4t registres d'actes oapitulaires, 3 grands registres des dépenses du Chapitre (i ) et 1 registre de rentes constituées.
Le 4 9 mars suivant, les mômes commissaires s'emparèrent, des titres « qui étaient épars et dans le {dus grand désordre dana la salle des dépôts, » formant 143 liasses Dans uue précédente visite, on les avait
du xviii« siècle, pour servir de logement au cleiigé, par rarchitcote Décrenice. Son style est assez noble et sa coostniction fort remarquable, dç l'aveu des gens du métier; tous les étages en sont voûtés! (Leymarie, Lyon ancien et moderne t. II, p. 214.)
Ce bâtiment, élevé sur d'anciennes aaisasa, ronptafa rançonne manécanterie qui avait été établie, d'après certains auteurs, dans k remarquable petit édifice qui se voit encore au flanc méridional de la cathédrale. Ces auteurs avancent que Leydrade y avait installé l'école de chant qu'il y avait fondée, au commencement du ix« siècle, pour les clercs de SaiaWletn. De là lui serait venu le nom de Manéeanterie (manaio eantorum, magni cantuo, manè cantare). Ne serail-il pas nn reste de l'ancien petit cloître qui existait au sud de la métropole et dans lequel on organisa la Dapiférie ou officine des chanoines, au temps de la vie commune? En 1453, cette partie était appelée domu» dapiferitB et parva eamera prope^ et c'est alors qu'elle prit le nom de Manécanterie.
(Voir le Guide pour l'église Saint-Jean, p. 20, par M. Jacques).
(1) De ces trois grands registres des recettes et dépenses du Chapitre, des années 1787-88-89, le premier était signé par MM. les abbés de Castellas, Verset et Hanin, le second» par MM. les abbés Desain, Verset et Manin, et le troisième, par MM. lee abbés Fulehiron» Graniar et Gharmeton.
jetés sur le carreau. Le 8S mars, ik eolevirent « 38 volumes in-fctUo de l'inventaire raisonné des actes capitulaires du Chapitre de Saint-Jean, — plus trois registres qui en formaient la suite, et une quantité d'autres registres, parmi lesquels se trouvaient, entre autres, six volumes d'actes capitulaires, de 4361 à 4770, in-folio, le répertoire général de l'inventaire du Chapitre, l'inventaire des titres et papiers des petites Archives du Comté, etc. »
Tous ces nombreux titres et registres « furent mis dans des balles et transportés sur deux charrettes à la maison des Feuillants, où se [trouvait le dépôt du district. »
Quant aux Archives de Varchevéchéy elles furent confisquées seulement le 29 avril suivant.
Ce jour, les commissaires firent appeler devant eux M. Tabbé Perronaud, « ci-devant grand-vicaire de l'archevêché, » lequel a dit qu'il tenait les clefs de ces Archives, à titre de confiance et comme exécuteur testamentaire de feu M. de Montaset. » M. l'abbé Perronaud fit alors remise d'un inventaire des titres de Tarchevâché, ainsi que tous les titres qui étaient enfermés dans des armoires. Mais les terriers n'étant pas compris dans cet inventaire, les commissaires les y ajoutèrent en en faisant un état détaillé. Après cette opération, le tout fut aussi saisi et transporté aux Feuillants.
Le 23 du même mois, les commissaires revinrent encore à l'archevêché pour inventorier le mobilier du palais et se saisir aussi des titres du « clergé de^Lyon déposés dans des Archives, ayant leur entrée>par la grande salle des Pas-Perdus. » Ils y trouvèrent 2 volumes d'inventaires, l'un intitulé : /nvatiloire <te
Archives du clergé, de 94 feuillets, et lautre porta&t le titre à'inventaire général^ raisonné^ historique et chronologique des titres et papiers des Célestins^ dressé en 1784, de 425 feuillets. En outre, il j avait sur des étagères de cette salle tous les titres énoncés dans ces inventaires. Le tout fut chargé sur une voiture que les commissaires accompagnèrent jusqu'au dépôt créé aux Feuillants (<}.
Ces Archives étaient contenues dans diverses cases.
Case A.
Primatie. — Spirituel.
1 Droit de primatie sur les métropoles de Tours, Sens, Rouen et leurs suffragants.
(Dans cette case se trouvaient, entre autres, deux
' (1) En même temps qa^on confisquait les Archives des dr devant comtes de Lyon, on s'emparait de leur bibliothèque, qui existait aussi dans les bâtiments de U nouvelle Manécanterie, Cette belle bibliothèque, cela va sans dire, subit le même sort que les autres bibliothèques ecclésiastiques, confisquées également par la nation ; les livres furent enlevés sans soins et a»tasBéê dans les greniers du cy-devant claustral 5aifl^-Pîerre, ou ils pourrirent pendant de longues années, sous une toiture trouée par les bombes de la Convention, puis on tria ce qui en restait, soit pour les livrer à la grande bibliothèque, soit
pour les brûler comme livres de cagotisme et de fanatisme.
Leurs tablettes furent cependant conservées, et, par un arrêté du 13 pluviôse an V, il fut décidé que « les tablettes des « ey* devant comtes de Lyon, » qui se trouvent actuellement dans le bâtiment de la Manécanterie, demeurent réservées \ VEoole centrale, pour former le cabinet d'Histoire naturelle , sous la surveillance du citoyen Gillibert, proftsseor. »
titres àe 145? et de 1184,— Tun de Frédéric I«% empereur des Romainâ, expédié par Bernard, chancelier, tenant la place de Tarchevêque de Vienne, archichanceUer, en faveur de HéracUus, archevêque de Lyon, déclare que l'Eglise de Lyon est la première de toutes les Eglises de France,— que son archevêché jouit de la dignité de primat, — que cette prééminence lui a été accordée par les autres empereurs, — qu'il possède toute la ville de Lyon, avec les droits régaliens tant dans Lyon qu*en deçà de la Saêne, sous la domination de l'Empire. Le second titre, émané du même souverain et expédié par Geoffiroy, chancelier^ tenant la place de Philibert, archevêque de Cologne, archichancelier d'Italie, confirme ces mêmes droits.
2 Prises de possession de Tarchevêché de Lyon, en différents siècles.
Actes capitulaires du Chapitre de Lyon pour l'élection d'un archevêque. Bulles des papes à ce sujet.
3 Droit de Tarchevêque de Lyon de prendre l'administration de l'évêché d'Autun, le siège vacant, quant au spirituel. Droit semblable de Tévêque d'Autun à regard de Farchevêché de Lyon, tant pour le spirituel que pour le temporel.
4 Droits des archevêques de Lyon sur différentes églises collégiales delLyon et du diocèse.
Union de quelques églises à d'autres. Fondations.
Caaa B«
Temporel de l'archefèebé.
I Ahénations, pensions. .\Uénation de la justice
de la ville de Lyon et du chftteau de au profit du roy .
2 Ventes des terres de Saint^-Gtermain-Laviftl, de Ghasselay et de Dardilly, — pensions sur ces terres.
3 Vente de la seigneurie de Riottier, Francbeville, Izeron.
(Dans cette case se trouvait l'acte par lequel, en 1400, Âimard de Grolée avait cédé la tierce partie des chftteaux d'Izeron, Boysset et Doyssieu à Tarchevôque Philippe de Thurey).
Baronnie d'Anse , — justice de la Feuillade , à Messimy, — de Bois-Dieu ou Baudy.
4 Transactions avec les directeurs des hôpitaux de Lyon.
5 Titres concernant les prêtres de la congrégation de la mission de Lyon, — les Chartreux, — les Trinitaires, — Tordre de Saint-Antoine, — les Cordeliers, — les Jésuites, — les Dames de Sainte-Claire, — de la Visitation, — des Filles de la propagation de la foi, — des TJrsulines.
Case G.
Transactions entre l'archevêque et le Consulat, en ce qui concerne des maisons, — la place Bellecour.
Case B.
Ban d'août, ou* droit de han sur le vin qui se vend à Lyon, pendant le mois d'août.
4 Arrêts, sentences et ordonnances.
2 Péages, pontonnage, couponage de Béchevelin,
Péage de Riottier, de Rochetaillée. Droits de leyde, — cartelage.
3 Droits de pêche dans la Saône.
Casa X.
Titres de propriétés.
4. — Hétel de Lyon, à Paris (rue Saint- André-des- Arts, à côté dn jardin des Archers de la ville de Paris,) bail pour 99 ans, &it en 1569, par Tarchevêque de Lyon, à M. Siroinges, avocat, à Paris.