‹ Les archives de Nancy, ou Documents inédits relatifs á l'histoire de cette ville, pub. sous le patronage de l'administration municipaleChapitre 16 sur 36 · LETTRE DE M. ZANGIACOM1 FILS AU CORPS MUNICIPAL · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. ZANGIACOM1 FILS AU CORPS MUNICIPAL

Piris, 3* novembre 1792.

Chers concitoyens, La commission des monuments a enfin prononcé que votre statue devait être fondue. Le ministre, auquel j'ai fait passer l'avis de la commission, vous écrit par le courrier de ce jour ; il vous autorise à détruire ce monument. Voilà déjà un point terminé. Maintenant, il ne s'agit plus que de savoir ce que voulés faire du produit de la statue. Si vous la destinés à des canons, il n'y a point de difficultés à vous accorder votre demande Mais, si vous

trouvés qu'il soit plus convenable de vendre cette statue à la nation et d'en employer le prix à des ouvrages d'utilité publique, alors il est des formes à remplir : il faut que vous preniés, en Conseil général, une délibération dans laquelle vous exposerés l'urgence de vos besoins, l'indispensable nécessité d'y pourvoir, la justice de vous remettre la valeur d'une statue sur laquelle vous avés des droits très-légitimes

LETTRE DU MINISTRE DE L'iNTBRIEUR AUX OFFICIERS MUNICIPAUX

22 novembre 1798.

Je suis informé qu'une statue de Louis 1 5, élevée autrefois dans vos murs, y est encore conservée. Après avoir pris les renseignements nécessaires sur ce monument, il a été reconnu qu'il ne devoil pas subsister plus longtemps ; qu'il est du nombre de ceux qui, aux termes de la loi, doivent être brisés et fondus. Vous voudrés bien lui donner celle dernière destination, et l'envoyer sans délai à la fonderie la plus voisine de votre ville.

Roland.

autre lettre du ministre de l'intérieur.

îî janvier 1793.

J'ai reçu la lettre que vous m'avez écrite, le 7 du mois dernier, par laquelle vous demandés que le prix de la

vente du mêlai provenant de la slatue de Louis XV, vous soit accordé pour remployer à des travaux d'une urgente nécessité. J'ai soumis cette demande au Conseil exécutif, qui a décidé que ce métal, appartenant à la nation, il ne pouvoil lui donner d'autre destination que celle que je vous ai indiquée par ma lettre du 32 novembre dernier.

Round.

8 septembre 1793.

Dupin, adjoint au Ministre de la Guerre, aux officiers municipaux de Nancy.

En vertu d'un arrêté du Comité de salut public, je vous préviens qu'il est nécessaire que vous fassiez transporter sur le champ dans la fonderie des canons de Metz, pour y être convertie en canon, la statue de cuivre rouge qui se trouve dans votre ville. Vous voudrés bien vous entendre à cet égard avec les préposés des administrateurs aux transports militaires, à qui, d'ailleurs, j'en écris ; je vous recommande de ne rien négliger pour que ce transport n'éprouve aucun relard

Dupin.

• Il y a, sous la date du 12 septembre, une réquisition signée N. Golzard (préposé des transports), et, sous celle du 13. un • État de la quantité des matières provenantes de la statue pédestre qui eiistoit jadis sur la place du Peuple. • On voit que la statue, avec ses accessoires, pesait 10,940 livres.

Paris, 37 floréal, deuxième année républicaine (16 mai 1794).

LIBERTÉ, SGALITt FRATERNITÉ 00 LA MORT.

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