‹ Les archives de VeniseChapitre 156 sur 176 · ADMINISTRATION · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION

Savi ed Esecutori, e Collegîo aile Acque (^l)clégués , Exécuteurs et Conseil pour l'administration des eaux). Ce Conseil fut composé en 1305 de soixante-quinze nieniLres. En 1542, on élut un ingénieur chef chargé d'informer le Conseil sur les mesures à prendre pour l'entretien des lagunes, des rivages, des canaux, des fleuves; il avait sou» ses ordres des hommes experts qui avaient le titre de proti et vice-proti,

Avogaria di comun ed araldica {Avocats et Procureurs (jénéraux et Présidents du Collécje héraldinue). Cette charge est diflicilc à définir, en raison tles nombreuses pi-érogatives et attributions dont elle était investie. Ils pouvaient suspendre pour trois jours les jugements de tous les tribunaux, voire du Conseil des Dix lorsqu'il ne s'agissait pas de crime positif, mais seulement de l'exécution des ordonnances. Ils recevaient et examinaient toutes les preuves de noblesse et étaient par conséquent dépositaires et conservateurs du Livre d'or.

Offioiali al Cattaver [Préposés aux biens du public). Avaient le droit d'informer sur les biens des particuliiirs et jugeaient en certaines controverses.

Censori {Censeurs). Avaient à empêcher les intrigues pour obtenir des places. Surveillaient ce qu'on appelait à Venise le broglio, c'est-àdire l'endroit où se rendaient les Patriciens avant de se rendre dans les Assemblées et les Conseils. Jujjeaieiit des affaires particulières aux serviteurs, gondoliers, etc. Eu 1762, ils eurent aussi la surveillance des fabriques de verreries de Miu-ano.

Provveditori ai Feudi (Prouéditeurs auxjiefs). Charge créée en 1586.

Giustizia veccbia e nuova (Justice ancienne et nouvelle). Charge créée en 1172. Avait la police de toutes les industries, des arts et métiers, des poids et mesures, des cabarets et tavernes. On comptait à V^enise cent treize professions dites Arti.

Provveditori aile legaa e boschi ( Provéditeurs aux bois et forêts).

Provveditori soprà Ospitali e Iiuoghi piî (Provéditeu?s des hôpitaux et fondations pieuses"). Charge créée en 1561. Testaments en faveur des liôpitaiix, ordre et refjlement, traitement des |iaiivres, rentes, etc., étaient de leur compétence. En 1724, le recensement des fondations pieuses donna le chiffre de trente-trois, non compris les quatre {grands hôpitaux de la Pietà, des Mendicanti , des Incurabili et des Orfani.

Provveditori aile Pompe {Provéditeurs aux choses de luxe). Char{»e créée en 1514. Modérateurs de^ dépenses privées et publi(jues, rédigeaient et proposaient les lois somptuaires.

Procuratori di San Marco di sopra, ultra, citra (^P rncuraleurs de Saint-Marc). Dignité très-grande, la première dans l'Etat après celle du Doge. Les Procuratori di soprà avaient l'administration de l'église ae Saint-Marc et de la place de ce nom, et les Procuratori di ultra e citra administraient les tutelles ordonnées par les testateurs en deçà et au delà du Grand Canal.

Procuratori di Comune (^Procurateurs pour la Commune). Veillaient à l'entretien des rues, des ponts et des édifices. La surveillance des postes et des courriers leur était départie.

Provveditori alla Sanità (Provédite\irs à la santé publique). Magistrature fort en renom auprès des nations étrangères. Créée en 1485, augmentée en 1556. Sa juridiction s'étendait aux lazarets, aux produits de consommation, à l'état des puits et citernes, aux pharmacies, etc.

Inquisttori e Regolatori aile Scuole grandi (Inquisiteurs aux grandes confréries). Saint-Roch, Saint-Marc, Saint-Jean-Evangéliste, Saint- Théodore, la Charité, la Miséricorde, étaient les six grandes confréries, toutes opulentes, et administraient ce qu'on appellerait aujourd'hui le droit des pauvres. Les patriciens étaient exclus de ces confréries.

Provveditori ail eBeocarie (Préposés à la surveillance des boucheries); aile biade (aux grains).

Provveditori in Zecca (directeurs de la Monnaie). Avaient sous leur surveillance les Masseri ail' oro ou Estimateurs de l'or, le Conservalore des dépôts publics et le Deposilariu des dépôts privés en or ou eu argent. Il leur appartenait de faire battre monnaie pour le compte de l'État '.

' Notre intention eilt été de faire suivre immédiatement ce Répertoire de la traduction des Nolizie Statisticlie sur les Archives de Venise, recueillies et mises en ordre par M. Bartoiommeo Cecciietti, si la seconde édition de celle utile publication eût été prête avant que nous eussions terminé ce livre. C'eût été, en effet, fournir aux Chercheurs et aux Curieux un Catalogue français , plein de précision et

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