PREUVES DES NEGOCIATIONS A L'ÉTRANGER
documents qui remplissent les registres des Secreti del Senato, où devra les chercher l'historien nouveau de la politique franco-italienne au seizième siècle ' et pendant les trente premières années du dix-septième.
L'intérêt de cette (jrande série de textes non interrompus pendant un siècle et demi est d'autant plus appréciable pour l'histoire exacte des rapports diplomatiques et des né(;ociations de Venise avec les puissances étrangères, que les recueils ori.'jinaux des dépêches antérieures à l'année 1550 ont été détruits par les incendies du Palais Ducal dont nous avons raconté les funestes épisodes. Les parchemins des Secreti du Sénat se trouvent donc former les seuls portefeuilles qui contiennent les preuves authentiques et officielles des affaires traitées ordinairement ou extraordinairement à l'étranger, et sans nulle lacune, depuis 1401 jusqu'à la période du seizième siècle où les dépêches conservées commencent à prendre corps. Nous n'entendons pas dire que la présente série renferme , soit dans ses liasses , soit dans ses registres, les copies des dépêches dont les originaux ont disparu. Plut aux destins qu'il en fut ainsi! Mais nous voulons faire observer qu'elle contient en toute intégrité et en toute régularité le texte de preuves diplomatiques
Gullo (loiiuin (lesif/H'itiaii (1519), p. ll^i-llS. Recisthe LIV : Paiini serici per Sereniss"^ Regùia Galliœ (15.30), y. 104. Recistiip; LU : Secrelario hosxo catheita ei donata a fierjc Cliristiaiii'isiiiio. Recistiie XLIX : Audio cxpensa/uin oralori in Fraiicia , p. 100. REGISTRE XLVIII : Salarium oralorum , p. 81, otc, otr.
1 Voyez plus loin nntro dissertation sur les papiers du Conseil des Dix à propos de son ingérence exceptionnelle dans les affaires étrangères eu des circonstances extraordinaires, et nos observations sur la nécessité pour l'historien de consulter aussi les papiers de ce Conseil.
assez importantes et assez intéressantes pour permettre d'établir un aperçu spécial de toute négociation entreprise par la République des Vénitiens avec une puissance étrangère quelconque. Ces preuves notables sont de deux sortes : les premières sont les Instructions qui, sous le terme particulier aux Vénitiens de Commis siones, étaient données aux Ambassadeurs et aux Envoyés dans les quelques jours qui précédaient leur départ pour le lieu de leur mission ; les secondes sont les lettres dites Ducali, qui sont les réponses successivement envoyées à ces mêmes Ambassadeurs dont le Sénat avait reçu les dépêches. A défaut de ces dernières pendant toute la durée du quinzième siècle , le chercheur et le compilateur doivent donc s'estimer heureux de pouvoir puiser à des sources d'informations aussi fécondes que le sont les Deliberaziofii secrète del Senato, pour fournir des renseignements certains à une histoire* soit générale, soit épisodique de la diplomatie vénitienne.
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