‹ Les archives des artsChapitre 35 sur 63 · UN PORTRAIT DE LOUIS XIII · texte numérisé non relu

UN PORTRAIT DE LOUIS XIII

Les Aedes Barberince a Hier. Tatio descriptæ (Rome. 1642) consacrent (page 121) huit vers, aussi ampoulés que vagues, à un portrait de Louis XIII, offert par le roi au cardinal Antonio Barberini. La Bibliothèque Barberini possède, de son côté, ia copie d’une lettre adressée au cardinal par Richelieu (nu xliii, p3, n° 1) et mentionnant, sous la date de 1634, l’envoi de cette effigie. J’ignore si la pièce est inédite; en tout état de cause, elle fournira à quelque amateur romain l’occasion de rechercher ce qu’est devenue une œuvre d’art que recommandent également son sujet et son origine.

« A Monseignr le Card1 Antoine Barberin. Rome. — Monseigneur — Le Roy ayant sceu que ceus qui ont tousjours envié son contentement, et qui n’aiment pas en effet vostre maison, n’oublient rien de ce qu’ils peuvent pour vous donner des traverses, et vous faire porter la croix à son occasion; il m’a commandé de vous en envoier une de sa part pour faire voir à tout le monde, qu’il ne peut souffrir qu’à son subject vous en portiés d’autre que celle, qui viendra de luj, dont la pesanteur ne vous sera pas incommode, et d’autant que ce n’est pas seulemi en ce rencontre mais en tout autre, qui pourroit arriver, que S. M. prétend vous descharger des peines, et des déplaisirs, qu’on voudroit vous procurer, elle a voulu aussi que vous receussiés son pourtrait de sa main, croiant que V. E. fortifiée de sa seule ombre, le sera assez pour résister à touts les ennemis de vostre maison, contre lesquels elle emploiera tousjours

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