‹ Les archives des artsChapitre 41 sur 63 · UNE LETTRE D'HORACE VERNET · texte numérisé non relu

UNE LETTRE D'HORACE VERNET

« Le Directeur de l’Académie Rlc de France à Rome.

Rome, le io lévrier i83o.

A Monsieur Antoir, attaché à la Légation de France ù

Florence.

Monsieur,

Rassuré que je suis par tout ce que me dit mon ami M. Lemoyne de votre extrême obligeance pour être utile à vos compatriotes, je ne crains pas de m’adresser à vous pour vous prier de me rendre un service qui intéresse le bien de l’établissement dont j’ai l’honneur d’être le directeur. Voici le fait :

Un statuaire pensionnaire du Roi, pour remplir ses obligations envers le gouvernement, désire faire une copie en marbre d’une petite statue qui se trouve dans la galerie à Florence. Cette statue représente Hercule enfant, étouffant les serpens. Elle est placée dans une salle à côté de celle que l’on appelé (sic) la salle des Inscriptions. Mais comme cette figure n’a point encore été moulée, j’attends de votre complaisance que vous vouliez bien prendre la peine défaire la demande nécessaire pour en faire faire un moule.

Je pense qu’il ne vous sera pas difficile d’obtenir cette permission attendu les dispositions amicales du gouvernement toscan avec celui de la France.

Lemouleurque je désire que vous chargiez de cette opération s’appele Ciampion Campi. Il est le mouleur du musée- Je m’en rapporte à votre sagacité pour fixer le prix de

ce travail. Usera nécessaire d’exiger du mouleur qu’il m’expédie le moule vierge, c’est-à-dire qu’il n’en tire pas d’épreuve avant de me l’envoyer, et surtout qu’il prenne tout le temps convenable pour le laisser sécher.

Voilà, Monsieur, bien des embarras que je vous donne, mais je vous le répète, c’est pour le service d’Académie. Veuillez, Monsieur, m’accuser réception de cette lettre.

Agréez l’expression de mes remerciemens pour la peine que vous allez prendre et croyez à la considération particulière qu’a pour vous

Votre très humble serviteur,

H. Vernet.

Directeur de l’Académie R'0 de France à Rome.

Bien que je sois convaincu de l’obligeance de Monsieur Anthoir je lui recommande cette petite affaire et lui offre mille amitiés.

Son serviteur, P. Lemoyne.

A Monsieur Monsieur Anthoir, attaché à la Légation de France près le grand duc de Toscane à Florence. »

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