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littérale de son acte de naissance que j’ai découvert dans les registres de la commune de Loire :
« Claude, fils naturel et légitime de Fleury Drevet et d’Antoinette Bailly, habitants de cette paroisse, a été baptisé dans 1 Église de Loyre ce vingt quatrième Avril 1697, lendemain de sa naissance, par moi vicaire de Bau soussigné. A été son parrain Claude Rolland et marraine Fleurie Drevet, femme à maître Claude Peillon habitant de Givors. Led. parrain a signé, non lad. marraine pour ne savoir, enquise. — Signé : C. Rolland et L’Anglois, vicaire. »
« Je dois vous faire remarquer que M. Didot le fait naître en 1705, en se basant sur son mariage célébré le i5 novembre 1745, où il se donnait l’àge de 40 ans. Claude Drevet s’est rajeuni de 8 ans environ, ce qui s’explique un peu, car il épousait une jeune fille de 21 ans. D’autre part M. Didot (p. xxn) le fait mourir en 1781, âgé de 76 ans, en se basant toujours sur son mariage ; il en avait réellement 85 ainsi que le dit dans son acte de décès son neveu... Enfin, ce qui est concluant, c’est qu’en l'année 1705, Fleury Drevet et Antoinette Bailly eurent un autre fils qui s’appela Étienne et non Claude (voir les registres de la commune de Loire). Il est donc absolument impossible que Claude Drevet soit né en 1705. Claude Drevet est donc né à Loire le 23 Avril 1697 et mort à Paris le 23 décembre 1781 âgé de 84 ans et 8 mois.
« M. Firmin Didot, toujours d’après ce contrat de mariage, le dit fils de Floris Drevet, marchand de Lyon, c’est de Loyre qu’il faut lire, Loire s’écrivait autrefois par un y, de là provient l’erreur; on aura sans doute lu Lyon pour Loyre D'un autre côté, en admettant que dans son contrat Claude Drevet se soit dit fils d’un marchand de
1. Dans les Graveurs Je portraits en France (t. I*r, 1875-1877, p. 1271, M. Didot donne tien Loire (Rhône) pour patrie à Pierre Drevet.
Lyon on peut dire qu’il l’aurait fait pour se rehausser un peu, voulant être de Lyon et non de Loire, petit pays inconnu. Ce qui est certain, c’est que dans les actes de naissance de ses autres enfants, rédigés par le curé ou le vicaire de Loire, Fleury Drevet est dit être tantôt marchand de Loire, tantôt habitant de Loire et quelquefois syndic de Loire.
« A Loire, on possède plusieurs lettres autographes de Claude Drevet ; un membre de la famille possède sa montre et un objet que je crois être un burin; le même possède une peinture représentant un chanoine de Vienne frère de . Claude Drevet. Cette peinture est dite très bonne par les amateurs, j’ignore de quel peintre elle est.
« Les recherches sur la famille de Pierre Drevet offrent plus de difficultés, car antérieurement à l’année 1CG0 les registres de la commune de Loire ne comprennent que les naissances; il m’a donc été impossible de trouver le mariage des père et mère de Pierre Drevet ; d’autre part, sur les registres de cette époque, il y a des interruptions ; quelques cahiers ont disparu ; les interruptions sont consignées à plusieurs reprises sur les registres, néanmoins j’ai trouvé trois actes de naissance de frères et sœurs de Pierre Drevet ; je vous les communique. Je n’ai pas trouvé l’acte de naissance de Fleury Drevet, père de Claude Drevet, mais ce Fleury Drevet était nécessairement père de notre Pierre Drevet, car dans son mariage il est dit être fils d’Étienne et de Catherine Charnoud , lesquels sont aussi les père et mère de Pierre Drevet. Ainsi il est donc prouvé que Claude Drevet était le neveu de Pierre Drevet.
« Vous remarquerez, d’après les actes dont vous avez la copie, que la famille Drevet de Loire a été de tous temps une des premières familles du pays ; le père de Claude Drevet était syndic de la paroisse de Loire; plus tard d’autres membres de cette famille ont été maires de leur
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commune. Parmi le* parrains et marraines rappelés dans ces actes vous trouverez le viguierde Sainte-Colombe, sous la juridiction duquel était Loire, un notaire de Givors, un vicaire de la paroisse, et surtout une demoiselle Marguerite Audrand de Lyon (probablement la fille du graveur), ce qui permet de croire que cette famille avait de nombreuses relations au dehors de leur pays et était bien considérée.
« Les Drevet étaient propriétaires cultivateurs et maîtres tuiliers, mais plus particulièrement cultivateurs. Tous les propriétaires de Loire étaient tuiliers, ils avaient une petite tuilerie et à temps perdu, et surtout les jours de pluie, ils fabriquaient de la tuile. La terre de ce pays est très propre à ce genre de fabrication et de tous temps il y eut des tuileries; c’était là qu’étaient les tuileries des Romains de Vienne ; en certains endroits on a trouvé des amas de tuiles romaines cassées. De nos jours encore il y a beaucoup de tuileries et les Tuileries de Loire ont la réputation d’être les plus habiles de la région lyonnaise.
« Pierre-Imbert Drevet, le fils de Pierre, venait quelquefois à Loire; il y resta surtout pendant sa démence qui n’était pas une folie complète, mais bien une imbécillité intermittente. On rappelle de lui ce trait de folie : Alors qu’il était à Loire, il se faisait conduire en bateau au beau milieu du Rhône, et là, avec un verre, il buvait de l’eau puisée du milieu du courant du fleuve, croyant que cette eau devait lui faire beaucoup de bien. La cause de cette folie est bien connue ici. Ce fut un coup de soleil qu’il prit à Versailles pendant une fête. Il faillit en mourir, mais il s’en releva sans toutefois en guérir complètement. Il resta fou. Ce fut néanmoins la cause de sa mort prématurée, car il mourut encore jeune. On dit que quand il devint fou i avait vingt-neuf ans environ.
« Claude Drevet, le neveu de Pierre, fut élève de son oncle, qui le prit jeune pour lui apprendre la gravure. Il
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n’cut pas une conduite exemplaire ; il dissipa presque entièrement la fortune recueillie par son oncle dont il fut l’héritier. Ses héritiers de Loire, parmi lesquels se trouvait la mère de mon grand-père, n’eurent presque rien à se partager après la vente qui fut faite de son avoir. Ce fut un neveu de Claude, un nommé Perrin, qui alla à Paris recueillir sa succession. Claude possédait, paraît-il, plusieurs maisons à Paris, qui lui venaient de son oncle et de son cousin, et tout cela sutTit à peine à payer ses dettes. Il ne fut pas heureux en ménage, il ne vécut pas en bonne intelligence avec sa femme, ils se quittèrent après certains scandales. Claude avait emmené de Loire un neveu pour lui apprendre la gravure, ce neveu ne voulut pas rester à Paris; il s’enfuit furtivement et revint à Loire. Ce fait est consigné dans une lettre autographe de Claude Drevet, lettre qui se trouve actuellement entre les mains de M. François Moussy, de Loire.
Actes de naissance des enfants nés d’Étienne Drevet et Catherine Charnoud.
i653. 9 novembre.. — Johanne Drevet, fille naturelle et légitime à Etienne Drevet et Catherine Charnoud de Loyre, a été baptisée le 9 qbre 1 65 3 .. .
1 65 5 . Ier juillet. — Agathe Drevet, fille naturelle et légitime a Estienne et Catheçine Charnoud de Loyre, fut baptisée le premier juillet 1 65 5 . Son parrain Etienne Drevet... Sa marraine Agathe Drevet de la paroisse de Bans à Givors, au diocèse de Lyon.
i'66i. 3 mai. — Le troisième may mil six cent soixante un, fut baptisé Claude Drevet, fils naturel et légitime de Estienne Drevet et Catherine Charnoux. Son parrain fût M. Claude Eyrand prêtre et vicaire de Loyre. Sa marraine Jeanne Drevet de Ban.
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ioü3. i(3 août. — Pierre, fils de honneste Estienne Drevest et de dame Catherine Charnou, a reçu le supplément des saintes Cérémonies du Baptême ce seizième Août mil six cent soixante trois ayant été baptisé à la maison propter imminens mortis periculum le vingtième juillet dernier ; a été parrain Pierre Chevrot maître charpentier, tous de Loyre, et Marraine Claudine Gonnard, femme de Fleury Drevet, de la paroisse de S1 Romain-en-Gier, par moi curé soussigné.
Famille de Fleury Drevet et d’Antoinette Bailly.
iôy2. 12 février. — L’an mil six cent quatre vingt douze et le douzième jour du mois de février, je soussigné curé de Loyre «après avoir fait les proclamations du mariage d’entre honnête Floris Drevet, fils naturel et légitime de feu Etienne marchand dud. lieu, et de Catherine Charnoud, d’une part. Et Antoinette Bailly, fille aussi légitime d’honnête Denis Bailly aussi marchand dud. Loyre et de Florye Rolland, d’autre part. Après que les époux et épouse se sont donné leur mutuel consentement, je leur ai donné la bénédiction nuptiale dans l’Église dud. Loyre et conjoint en mariage. Présents à ce led. Denis Bailly père de la duc épouse, Ennemond Bailly, Claude Buy, laboureur de Givors, Thomas Guinaud. Led. époux a signé avec led. Denis Bailly et Ennemond Bailly, non lad. épouse, ni led. Guinaud pour ne savoir ainsi qu’ils ont déclaré. Signé : Floris Drevet, Denis Bailly, Ennemond Bailly, Buy et F'. Volliet, curé.
1692. 26 novembre. — Denis fils naturel et légitime d’honnête Fleury Drevet, marchand tuilier de cette paroisse de Loyre et de Antoinette Bailly, a été baptisé dans l’Église dud. Loyre par moi curé soussigné ce vingt sixième novembre jour de sa naissance mil six cent quatre vingt et douze.
1694. 24 février. — Marie fille naturelle et légitime de Fleury Drevet, marchand tuillier de cette paroisse de Loyre, et d’Antoinette Bailly a été baptisée dans l’Eglise dud. Loyre ce 25® février 1694 lendemain de sa naissance par moi vicaire soussigné. A été son parrain Claude Drevet tuilier dud. Loyre et marraine Marie Bailly fille de Denis.
1695. 3o septembre. — Le dernier septembre 1695 est né Fleury Drevet fils légitime à Fleury Drevet et à Antoinette Bailly mariés de Loyre et a été baptisé par moi soussigné le second Octobre. Son parrain a été Denis Bailly oncle dud. enfant et sa marraine Jeanne Rolland tous de Loyre, le parrain a signé et non la marraine pour ne savoir, enquise. Signé : Denis Bailly, et de la Chamba vie.
1701. 20 janvier. — Fleurie, fille légitime de Fleury Drevet, marchand de Loyre et de Antoinette Bailly, a été baptisée dans l’église de Loyre par moi curé soussigné ce vingtième janvier 1701, troisième jour de sa naissance...
1703. <3 avril. — Antoine, fils légitime de sr Fleury Drevet, syndic de la paroisse, et de Antoinette Bailly de la paroisse de Loyre, a été baptisé dans l’Eglise dud. Loyre par moi curé soussigné ce sixième avril 1703, lendemain de sa naissance.
1705. 22 janvier. — Etienne, fils légitime de sieur Fleury Drevet, syndic et habitant de Loyre, et d’Antoinette Bailly, a été baptisé dans l’Église de dud. Loyre, par moi curé soussigné ce vingt deuxième janvier 1705, lendemain de sa naissance.
1706. 9 septembre. — Simon, fils naturel et légitime d’honnête Fleury Drevet, marchand de Loyre, et d’Antoinette Bailly a été baptisé dans l’Église dud. Loyre par moi vicaire soussigné ce neuvième septembre 1706, le huitième de sa naissance. A été son parrain sieur Simon Bailly
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libraire à Lyon et marraine demoiselle Marguerite Audrand aussi de Lyon, les quels ont signé. Signé : Simon Bailly, Marguerite Audran, et Dandel vie.
1708. 21 mai. — Antoinette, fille naturelle et légitime d’honnete Fleury Drevet, marchand thuilier de Loyre et de Antoinette Bailly, a été baptisée dans l’Église dud. Loyre par moi vicaire soussigné ce vingt unième mai 1708, lendemain de la naissance...