‹ Les archives historiques du département de l'AubeChapitre 93 sur 246 · L. 35. XIP = XYIII" s. 1152 = 1742. Bulles · texte numérisé non relu

L. 35. XIP = XYIII" s. 1152 = 1742. Bulles

Discipline. Institution canonique. — Extraits, visa

et entérinements de bulles. — Carton 24.

xvp s. 1501. Bulle d'Alexandre VI (Borgia), adressée à Georges d'Amboise, cardinal-légat, pour inviter le Boi de France à armer contre le Turc. Copie. Extrait des reg. du parlement de Paris.

L. 36. XIII» == XVIIP s. 1201 = 1720 environ. Privilèges et juridiction ecclésiastique. — Carton

xve = xvue S. 1497 = 1613. — Dossier relatif an droit qu'a le doyen de St.-Pierre, de confirmer et installer les abbés de St. -Loup et de Sl.-Martin-ès-Aires.

L. Sy. XIII» = XV1I« s. 1213 = 1700. Indulgences. Quittances des collecteurs apostoliques, • — Carton 25.

Pièce A. xiiie 8. 1213. — Indulgences à ceux qui coopéreront à la réparation de l'église.

Pièce B. 1228. — Indulgences accordées à ceux qui coopéreront à relever l'église « quam repentine casus ruine ejecil. »

Pièce C. 1229. — Bulle portant indulgences pour ceux qui coopéreront aux somptueuses rôpaiations que le chapitre fait subir à son église, récemment endommagée par l'ouragan « Cùm igitur Trccens. ecclesia nuper tenebroso

turbine coiivoluta, concussis qualuoi angulis ab imis corruerit fiindamenlis, quodam yconio et sanctorum in eâ quiescentium thecis et capsis miraculosè servatisillesis,... etc. »

Pièce D. 1240. — Indulgences pour ceux qui coopéreront à réédifier la cathédrale.

Pièce E. 1263. — Bulle d'Urbain IV, portant indulg^ences de 1 an et 40 jours, pour ceux qui coopéreront à la construction de la cathédrale. On y trouve celle phrase : « Cùm ilaque dilecti filii decanus et capilulum ecclesie Trecensis ecclesiam ipsam jara dudum edificare ceperinl, opère suraptuoso, et ad id, sint eis Christi fidelium subsidiaplurlraùm opporluna, nos, ecclesiam ipsam originis nostrî matricem et primeve nostre aelatis ac provectionis alumpnam, sinceris affectibus prosequentes, ac ideo pro subsidio fabrice ipsius quâdam prerogalivâ gracie exuberare volenles, universitatem vestram rogamus et hortamur in domino, in remissionem peccarainum injungentes, quatinùs de bonis vobis à deo collatis, pias elemosinas et grata ipsis ad hoc carilatis subsidia erogetis, ut per subveutionem vestrara ecclesia ipsa valeat con-

summari, etc presentibus post consummaliouem operis

minime valituris, etc. »

Pièce F. xve s. 1415. — Indulgences pour ceux qui coopéreront à l'œuvre de l'église.

Pièce G. 1452. — Indulgences de Nicolas V, en faveur de

l'église. (Je traduis) : « A tous, etc L'Eglise de Troyes

a été miraculeusement fondée et érigée par saint Potentien, l'un des 72 disciples de N. S., d'après l'ordre et le commandement des apôtres, en l'honneur des bienheureux Pierre et Paul, postérieurement à l'église de Rome et à celle d'Antioche, l'an 51 après l'ascension du Christ, puis agrandie et continuée avec magnificence, du moins jusqu'à la nef. Nous avons, pour aider à son achèvement, accordé, l'an 1451, des indulgences pour 7 années, à ceux qui visiteraient l'église et coopéreraient à sa construction. Nous vous avons en outre permis de déléguer J2 prêtres pour entendre en confession et absoudre la foule de pénilens qui se pressaient pour user des bénéfices desdites indulgences. Mais vous nous avez fait connaître dans une humble supplique, que la multitude des personnes qui accourent pour prendre part à ces bienfaits, est tellement considérable que lesdils confesseurs ne peuvent les faire participer tous à leur ministère, etc. Nous, donc, considérant ce motif, et en outre que, quelque soit l'activité que vous ayez déployée dans la poursuite des travaux, notamment en fondaTit et posant cinq gros piliers, ce qui ne s'est point fait sans de grandes dépenses, toutefois, ce délai, ainsi que notre grâce, sont restés insuffisans, nous prorogeons de 3 ans le terme que nous aNions fixé pour acquérir les pardons accordés, et nous vous permettons d'augmenter jusqu'à 20 au plus, le nombre des prêtres délégués, pour recevoir au tribunal de la pénitence les fidèles qui s'y présenteront, etc »

rUce II. 1457. — Mauderaenl de Louis Raguier, évoque de Troyes. Il fail porler par le diocèse les reliques de la cathédrale, avec indulgences pour ceux qui les honoreront et contrihueront à l'achèveuîeut de la nef.

Pièce I. XYi*^ s. 1513 -= 1521. — Copie d'une bulle de Léon X, sans date, portant indulgences pour ceux qui contribueront à la continuation de l'œuvre de la cathédrale, qui est arrivée jusqu'aux tours, portaux et constructions adjacentes, — Le frontispice entier restait à faire.

Pièce J. xviie s. 1610. — Consultations autographes des avocats Sébastien Rouillard et Loys Dorléans, auteur du Banquet du comte d'Arête, etc., sur des indulgences perpétuelle:< accordées en 1515, par Léon X, à la cathédrale; avec une quillance autographe et signée Camusat, de la somme de 7 liv. 4 s., qu'il avait avancée pour le paiement des honoraires dûs aux 2 avocats.

L. 38. XYII" = XVIII'= s. 1626 = 1728. Confrairies, confraternités et autres associations spirituelles. — Carton 26.

xvie s. 1526 = 1527. — Cahier des associés à la confrérie de St. -Pierre. On y trouve une liste latine des diverses paroisses du diocèse de Troyes, rangées par doyennés et par ordre alphabétique. (Elymologie.)

L. 39. XYP = XVIIP s. 1510 = 1771. Histoire du chapitre. — Carton 26.

Dossier F. xvn^ s. 1607 = 1610. — Pièces relatives à l'excommunicalion que l'on avait coutume de lancer contre ceux qui « retranchent les droictures de l'église de céans et de l'évêché, et tous ceux qui destourbent que l'on ne plaidoye à cour de chrestienfé, sy comme len a accoutumé, et meulle aux mollins des églises, comme l'en seuil (a). » Renferme :

A. Formule de cette excommunication : « Ex authoritate dei omnipotentis patris et filii et spiritns sancti et S. Mariœ genitricis filii ejus J. C. et S. Michaelis archangeli, angelorumque> B. Pétri apostolorum principis et omnium SS. Dei, Excommunie amus et anathematizamns et à liminibus S. Matris ecclesiae sequestramus... N. N... quos nominavimus, et Disi resipuerint et ad satisfactionem et emendationem venerint, sicextinguanturlucernœ eorura in seculaseculorum. Fiatl fiât! » Avec l'approbation de 5 docteurs en théologie de la faculté de Paris.

B. Consultation autographe et signée de Loys Dorléans.

C. Consultation de S. Rouillard, ainsi conçue : « Sur le fail etc. J'ay respondu que de prime face on estimera

(a) Ut solet.

ladite excommunication pour surannée et n'estie plus de saison, attendu mesme la clause de ne moudre aux moulins qui pourra sembler légère, conséquemment que pour icelle ne se doibt fulminer excommunication suivant ce qui a esté décidé par le canon Nullus. XI, Quaest. 3, et par l'article 18 de l'ordonnance d'Orléans. Toutes fois d'autre part on doibt tenir que jamais excommunication ne fut plus opportune, d'autant que tout ainsy que les Ephores de Lacedémone sy tost quils estoient mis en charge, pour premier commandement ordonnoient que chacun raseroit sa barbe, pour faire entendre que ceulx qui estoient tenus leur obéir en chose sy légère, à plus forte raison leur dévoient obeyr en chose plus grande, de mesmes lad. excommunication auroit este conceue contre les empeschansla mouture des moulins, pour divertir un plus grand trouble contre les droits de l'église, etc., etc. — Et quant au trouble de la juridiction ecclésiastique, il est aujourdhuy sy fréquent et sy notoire que sy Messire Pierre de Cuignières revivoit à présent il en representeroit cinq cents plus capables que lui de tenir son coignet (a). Au reste, la rigueur de cette excommunication ne doibt justement apporter aucun scrupule de conscience puisqu'elle se résoult en une simple commination. Or, la maxime de droit est vulgaire comminationes el programmata vim rei judicatœ non habere. — Délibère à Paris, le 13 septembre 1610. S. Rouillard. Recensui. »

Les deux textes dont nous venons de reproduire la substance, ont déjà été publiés in extenso, mais avec quelques inexactitudes, par Grnsley. Voy. Mém. hist. sur Troyes, édition de Simon, 1812. T. 2. p. 77 et suiv.

Dossier II. xvne = xviue s. 1626 — 1702. — Renferme : — A. Relation de ce qui s'est passé au grand jubilé de cette ville, obtenu du pape Urbain VIII, à la sollicitation de sa majesté. De la main du chanoine Courtois. — B. Idem, obtenu du pape Clément XI, pour tout le diocèse, par Mg^ D. F. Boulhilier de Chavigny, évêque de Troyes. Delà main de M. Nie. Lefebvre des Chevaliers, archidiacre d'Arcys.

Dossier III. — A. xviie s. 1643. 27 juin. Procès verbal de ce qui s'est passé lors de la députation des 3 corps de la ville de Troyes à Paris, pour présenter leurs devoirs comme procureurs de lad. ville, au roi Louis XIV et à la reine régente. — B. xvir s. 1684. 30 mai. Procès-verbal dressé par ordre des maire et échevins. Le chapitre St. -Pierre avait été convoqué extraordinairement, ainsi que les autres corps

(a) Tous ceux qui, en visitant la cathédrale de Sens, se sont fait raconter la léf^cnde de Pierre du Coignet ou do Cugnières, comprendront le sens de ce curieux lazzi. Du reste, le coignet de Sens n'était pas le seul dans lequel les {jens d'église eussent relenfué leur redoutable anlaponisle. Il en occupait un autre à la cathédrale de Paris. Voy. Grosley Mém. hist. ISl'î. T. 2. page 77 et suiv., noie sur ce personnage.

de la ville, pour prendre part à la délibéralion qui avaitpour objel lY'lablissement des Jésuites. Mais le chapitre ne s'y reridil pas. Le maire donne acte du défaut, et proleste contre loule résolution prise ou à prendre par les chanoines, en dehors de rassemblée régulièrement convoquée sous sa présidence.

L. ^O. XIY" == XV" s. 1336 = 1689. Pièces relatives aux grandes et petites écoles de Troyes. — Carton 27.

Pièce A. xivo s. 1.336. 25 septembre. — Convention entre Jean d'Auxois, chantre de la cathédrale, et Symon Moreau, écolAtre de S. -Etienne. — La collation aux écoles grammaticales de S.-Remy et de S. -Jean, nous appartenait à nous, chantre susdit, et celle de N. D., à nous, écolâtre. D'un autre côté, les émoluments, produits et revenus des écoliers étudiaiit dans les écoles non latines, c'est-à-dire ceux qui apprenaient à chanter, lire et écrire, et la disposition entière de ces écoles appartenaient au sous-chantre de Troyes. De graves débats cependant avaient surgi. La pluralité des recteurs avait engendré une rivalité par l'efTet de laquelle les maîtres cherchaient à se suborner et soustraire entr-eux les bacheliers et écoliers. Pour y mettre un terme, les contractants ont arrêté par un accord où la chose est plus à plein exprimée (a), que désormais il n'y aurait plus pour toutes les écoles tant grammaticales et latines, que non latines, qu'un seul et même recteur. Mais pour indemniser le sous-chantre des droits qu'il peut avoir et du préjudice que pourrait lui causer cette nouvelle disposition des choses, lesdits contractants conviennent de lui payer annuellement et perpétuellement la somme de 18 liv. tournois.

Pièce B. xive s. 1378. 26 juin. — Acte de notaire apostolique donné en présence de témoins, parties appelées, devant l'église de St. -Rémi. M^ Simon de St.-Florentin se disant maître ès-arts et recteur des écoles de la cité de Troyes et des faubourgs, expose que le pape défunt Grégoire XI (137(> = 1378, mars), bien qu'il n'ignorât pas que, d'antiquité, la collation de la maîtrise des écoles appartient aux chantre de la cathédrale et écolâtre de St.-Etienne, qui l'exercent alternativement, cependant, par faveur spéciale et de la science et autorité certaines de son pontificat, il lui avait conféré la maîtrise ou rectorerie desdites écoles. Que néanmoins il avait vainement fait intimer et signifier les bulles qu'il en avait obtenues, pour les faire exécuter. En conséquence, demande au notaire instrument public de sa déposilion, et sommation adressante au maître actuel des écoles, comparant par procureur; proleste dûment, appelle apôtres.

(a) Voy. St.-Etienne. L. 98. Pièce C. 15z7. 27 mars.

invoque la luilion et proleclion du saint siège, et commence par faire dresser le présent pour citer témoins et procéder

plus outre, comme le veut l'ordre de justice Dont

acte, etc. L'année scholaire commençait et finissait à la Nativité de St. -Jean-Baptiste (24 juin).

Pièce C. xv^ s. îi24. 15 mai. — Acte de notaire apostolique délivré dans l'église cathédrale. Guy de Larrey, bachelier des écoles de Troyes (in scholis Trecensibus baccalariiis), procureur de vénérable homme maître Pierre Deniset, cidevant recteur des écoles de Troyes, dit et afQrme qu'il est dû au sous-chantre de l'église de Troyes 18 liv. de revenu annuel sur le produit des écoles, etc.

Pièce D. "sve s. 1436. — Statuts et règlements des écoles de Troyes, faits et ordonnés par l'évêque de Troyes, Lesguisé, assisté des doyen, chantre, archidiacres, officiai, chanoines, et autres personnes considérables. Document fort précieux.

Pièce E. xve s. 1449. — Procédure par devant l'offîcial, entre Etienne de Paradis , paroissien de St. -André près Troyes, et Richard Aubert, sous-chantre de Troyes et maître des écoles. « Il est à savoir que d'ancienneté celui qui pour l'an était recteur des écoles, avait le droit de lever par chacun an sur chaque garçon ou fille qui fréquente les écoles de Troyes, faubourgs et banlieue, ou sur leurs parents, un droit de 6 sous tournois, payable en deux termes savoir : 3 sous à Noël (25 décembre) et 3 sous à la Nativité de S. -Jean (24 juin.) Mais, il y a quinze ans, Monseigneur l'évêque de Troyes (Jean Lesguisé), par le moyen et conseil de plusieurs curés, prêtres, officiers royaux et bourgeois delà ville, pour le bien commun et l'utilité de la chose publique, a réduit cette somme à cinq sous, ce qui fait deux s. et demi pour chaque terme, etc. etc. » Le maître, demandeur, réclame un semestre échu pour le fils du défendeur, lequel fils étudie à l'école de St.-André, qui se tient au presbytère de la paroisse.

Pièce F. xve s. 1488. 18 décembre. — Sentence du bailliage de Troyes. Le roi et l'évêque sont les auteurs de la réforme des écoles de Troyes. (Voy. St. -Et. L. 98. Pièce C.) Le premier a donné sur ce ses lettres royaux. Les écoles de St. -Rémi, St.-Jean et N. D. étaient les grandes écoles. On y apprenait la grammaire. Ces écoles étaient situées « et assises qria.-^i ait milieu de ladite ville; à icelles sont tenus d'aller tous les enfants dicelle ville, inconlinant qu'ils apprennent ou ont appris leur Donat, et entrent en grammaire. » Les petites écoles étaient les autres de la ville où on ne parloit pas latin, et qui enseignaient seulement le chant, l'écriture et la lecture. Le recteur général s'appelait le Grant-Maîtrc ; sa fonction, ainsi que le tribut qu'il levait audit titre, s'appelaient la (irant-maîtriac.

L. 41. Xlir = XVIII- s. i2/»6 = 1707. — Dignités du chapitre : doyen, chantre, sous-chantre.

Vilces relatives â leurs élections et fonctions. — Carton 27.

L. 45. XIV =. XVIII s. 1376 = 1761. Election, nomination, promotion, joyeux avènement, installation des évêques. — Pièces relatives à presque tous les points du cérémonial. [Yoy.N.-D.-aux-Noniiaùis. L. 383 et 384 et Evêc/ié, L. h.) — Carton 28.

xve s. 14-26. « Hic sequilur forma eleclionis episcopi Treccnsis. » Procès-verbal d'élecliou d'un évêque de Troyes, après la mort d'Etienne de Givry.

Page 1