ARLEQUIN, ARLEQUIN CADET, NÉRINE, ROSETTE
ARLEQUIN CADET, à Nérine, qu'il prend pour Rosette.
Me voici; puis-je te parler?
ARLEQUIN, qui prend la voix de son frère pour celle de Rosette.
Vous parlerez tant qu'U vous plaira, rien ne peut vous justifier.
ROSETTE
Je suis au désespoir.
SCÈ^E XVll. 147
ARLEQUIN CADETj à Nériiic, qu'il trouve toujours p^i^s de lui.
Pourquoi cela , ma chère Rosette ?
NÉRINE , à part.
J'ai peine à contenir ma fureur.
ARLEQUIN CADET , à Nérine.
Tu es trop Ijonne d'être en colère : ce qui m'est arrivé n'est rien : ils étaient cinq ou six contre moi; sans cela je les aiu-ais frottés d'importance.
ROSETTE , qui l'entend.
Mais où es-tu donc?
ARLEQUIN CADET
Je suis ici.
ARLEQUIN , à part.
Qui est-ce donc que j'entends?
ARLEQUIN CADET, à Rosette.
C'est moi que tu entends.
ROSETTE prend sa main.
Est-ce toi?
ARLEQUIN CADET
Oui, c'est moi.
' NÉRINE le .saisit.
Oh! je te tiens; tu ne m'échapperas pas.
(Arlequin cadet se trouve entie Rosette et Nérine.) ARLEQUIN , s'en allant dans la maison de Rosette.
Tâchons de nous éclaircir.
^48 LES JUMEAUX DE BERGAiME.