ROSALBA , ARGENTINE
ROSALBA
Lclio est de retour; il est dans la ^illc.
ARGENTINE
Coiniuent le savez-vous?
ROSALBA
Par la dernière lettre qu'il m'a écrite sous ton adresse, et que tu m'as remise hier; il m'annonce (\iii\ doit arriver aujourd'hui à Bergame ; et je n'oserai le voir! Ah! ma chère Argentine, qu'il est affreux pour une fennnc sensiljle de ne pomoir pas voler au-devant de son mari, après trois mois d'absence !
ARGENTINE
Cela n'est que trop shnple, lorsque l'on s'est mariée à l'insu de son père.
ROSALBA
Ah! tu sais que c'est ma tante qui a tout fait. Elle a connu le mérite de Lelio ; elle a été touchée de notre amour. Après avoir fait inutilement tous les efforts possibles pom" obtenir le consentement de mon père, elle a pris sur elle de m'unir secrètement au seul homme que je pouvais aimer.
ARGENTINE
Je sais tout cela , mademoiselle : mais madame