ARGENTINE, ROSALBA
ARGENTINE
Mademoiselle....
IlOSALBA.
Je viens de rencontrer ton mari.
ARGENTINE
Où allait-il?
ROSALBA
Chez mon père. Je lui ai donné moi-même ce petit contrat que j'ai fait faire pour Im, selon tes intentions; mais à peine m'a-t-il regardée : il a pris le papier d'un air égaré, et a poursuivi son chemin sans me parler. Hé quoi!... tu plem'cs, ma chère Argentine! Qu'est-il donc arrivé? réponds-moi vite.
ARGENTINE
Le plus affreux des malheurs. M. Leho vous a écrit, comme à l'ordinaire, sous mon adresse. Mon mari a reçu la lettre ; il me croit coupahle ; il m'ahandonne : et je n'ai pas trahi votre secret.
ROSALBA
0 ciel! que me dis-tu? Arlequin va chez mon père; je le connais, il lui dira tout; et mon père sera plus irrité que jamais contre Leho. Peut-être même soupconnera-t-il la vérité , et rien alors ne pomTa le fléchir.... Ma chère amie, pardon; pardon, mille fois, mon amie. Je ressens toute ta douleur; et je me perdrai, s'il le faut, atin de te justilier : mais je te supplie, je te conjure d'attendre ici que je reviemie le pai'ler. (Elle son prccipiummeiit.)