‹ Les arlequinades de FlorianChapitre 74 sur 133 · SCENE XVII. ido · texte numérisé non relu

SCENE XVII. ido

avoir de bonnes pour affliger les gens qui nous aiment.

NÉRINE

Allons , monsieur, parlez , voilà le moment.

Que dis-tu, Nérine?

NÉRINE

Je l'exhorte à vous ouvrir son cœur : votre franchise, votre bonté, doivent l'encourager. D'ailleurs vous avez trop bien aimé madame Argentine pour ne pas pardonner les fautes que fait commettre l'amour.

L'amour !

CLÉANTE

Oui, monsieur; apprenez tout. Je ne suis point ce que vous croyez. Une passion violente, profonde, pour mademoiselle votre fille , s'est emparée de moi depuis plus d'un an : désespérant de in'introduire chez vous, je me suis présenté pour être votre secrétaire. Voilà mes crimes, punissez-moi.

Comment! vous avez abusé de ma ci'édidilé pour venir séduire ma fille, pour oser....

NÉRINE

Ah! monsieur, je suis témoin qu'il ne lui a jamais parlé d'amour.

En a-l-il moins risqué de la pcrdie de répula- 14 h

il4 LE BON PÈRE.

lion? Si l'on sait, conmie il est impossible que l'on ne le sache pas, que vous avez passé six mois dans ma maison avec la liberté de voir, de parler à ma fille à toute heure, qui voudra croire au respect que vous avez eu pour elle? Ma pauvre Nisida sera punie de la faute que vous avez seul commise. Et voilà le prix de l'amitié que j'avais pour vous! Vous déshonorez ma vieillesse, vous rendez ma lille malheureuse, vous empoisonnez mes derniers jours, tandis que je ne m'occupais que de rendre les vôtres hemTux !

Page 1