‹ Les arlequinades de FlorianChapitre 91 sur 133 · SCÈNE VIII. 13o · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII. 13o

NÉRINE

Enfin, je te connais, monstre!

ARLEQUIN CADET

Bon !

NÉRINE

Je connais ma rivale. C'est donc Rosette que lu me préfères y C'est Rosette que tu épouses demain?

ARLEQUIN CADET, à part.

Tenez! l'on sait déjà mon mariage. (Haut.) Oui, mademoiselle : est-ce une raison pour me prendre mon bien?

NÉRINE

Ton bien , ton bien, scélérat!.,. Je ne sais qui me tient que je ne l'arrache les yeux. Perfide ! ton bien était le cœur de Nérine, qui t'adorait, qui n'aimait que toi , dont la fclicilé dépendait de toi seul! Ingrat! tu le méprises, tu comptes pour rien mon amour, mes larmes , mon désespoir ! Rien ne m'arrête plus ; il est temps de venger mes injui-es.

(Elle le prend à la gorge, et le secoue rudement.) Il CSt tCIUJJS

d'étouflcr le sentiment qui m'a retenue jusqu'ici. Tu te repentiras de m'avoir trahie , tu gémiras de m' avoir })er(luo; je veux te voir à mes genoux me demander pardon , pleurer, moui'ir de douleur, et je n'en serai que plus inflexible.

(Elle le jette contre une coulis.sc, cl s'en va.)

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