‹ Les arlequinades de FlorianChapitre 97 sur 133 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

sa porte. En conscience, elle peut Ijicn me donner à souper la veille de notre mariage. Voyons.

(Il prépare sa guitare.) ARLEQUIN , se levant.

Que dit-il donc de mariage?

ARLEQUIN CADET

Avec tout cela, cette voleuse m'a paru gentille ; sa colère m'aurait gagné le cœur, si elle ne m'avait pas pris mes louis d'or. Oh! Piosette vaut mieux, elle donne au lieu de prendre. Allons, chantons-lui quelque joh couplet : quand on veut plaire, et qu'on n'a pas heaucoup d'amour, il faut

tâcher d'avoir un peu d'esprit. (Il accorde sa guitare.) ARLEQUIN aiguise sa batte sur la terre.

J'accorde aussi ma guitare, moi.

ARLEQUIN CADET s'assied sur le banc de pierre , et chante.

Daigne écouter l'amant fidèle et tendre Qui vient encor te parler de ses l'eu.x ; Lorsqu'il ne peut ni te voir ni t'entendra, En te chantant, il est moins malheureux.

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