CARTOUCHE POUR LE FUSIL SUÉDOIS REMINGTON
PI. 4S, fig. 2S3.
Douille en cuivre à percussion périphérique ; projectile plein avec trois rainures à graisse.
De même que celui-ci le fusil norwégien Remington est du calibre de 12"".
Les modèles danois et espagnols par contre sont du calibre de 11"^; douilles d'après Boxer à percussion centrale ; projectile plein avec trois rainures à graisse, diamètre 11""',5, poids 22',3; charge de poudre 4''; poids de la cartouche entière 36'',5; entre la base du projectile et la poudre un disque en carton.
Pendant le cours de la guerre franco-allemande, la garde-mobile française fut aussi armée en partie de fusils Remington du calibre de 11"".
Douilles en laiton estampé ; percussion centrale ; projectile Chassepot.
. Yenks (Amérique) utilise la fermeture à chien d'une autre façon.
CONSTRUCTION YENKS, 1867.
Ouvert PI. 44, fig. 292.
Fermé ^ PI. 44, fig. 293.
Vuededer^sus. PI. 44, fig. 294.
Le chien est divisé en trois parties, dont deux avec crêtes cannelées.
Autour du fort axe-cylindre, fixé dans la boîte de culasse A, vissée au canon, pivotent le chien de percussion B et le chien C, muni de la tête d'obturateur et du percuteur ; dans le chien C se meut autour d'une vis comme axe le chien d'arrêt D, qui assure et consolide la fermeture, par le fait que, lorsque le mécanisme est fermé, il s'appuie, pressé par un ressort-spiral, contre le fond postérieur de la boîte de culasse. On peut anner le chien de percussion par le même mouvement, qui ouvre la boîte, parce que le chien de percussion, reposant derrière la tête d'obturateur, sera ramené en arrière en même temps que celle-ci, ce qui épargne un mouvement spécial.
En ouvrant, l'extracteur E retire la douille hors du canon, et, comme le mouvement imprimé est rapide, il la rejette au dehors.
Sans mouvement spécial (ce qui rend l'ouverture un peu plus difficile, ce fusil n'exige que trois mouvements pour la charge : V ouvrir, armer et extraire ; 2° introduire la cartouche ; 3" fermer (le chien de percussion restant armé).
Dans les essais faits en Suisse, l'Américain qui présenta cette arme obtint, par une certaine habitude acquise, une assez grande rapidité de tir.
La surface d'obturation paraît être d'une durée trop faible, surtout avec l'emploi des délicates cartouches à percussion périphérique pour cette construction-là.
Au concours d'armes suisses, en 1866, les fçères PfyflFer à Luceme fournirent un modèle très-original pour la transformation en fusils, se chargeant par la culasse, des anciens fusils à charge par la bouche.