‹ Les armes à feu portatives, trChapitre 106 sur 133 · CONSTRUCTION STAHL · texte numérisé non relu

CONSTRUCTION STAHL

PI. 4», fig. 307.

Ici encore les pièces de la platine pivotent autour des petits axes du corps de

platine.

La queue de l'obturateur A s'étend vers le bas jusque dans le pontet.

En appuyant sur la languette B, le pousseur C relève d'abord le chien I), et le percuteur E, dégagé de la pression de la tête du chien, est ramené en arrière par la glissière F, dont le bras est relié à la languette, et qui est pressée par la surface courbe de l'obturateur. En continuant le mouvement un peu plus vivement, le bloc-obturateur descendra tout à fait, et la partie saillante heurtant sur la grande branche de l'extracteur coudé G, celui-ci descellera d'abord la douille, et le renflement b de l'obturateur, en frappant sur l'extracteur, fera lancer la douille vide hors de la boîte. Pendant ce temps, le chien sera tout à fait armé et le bec de la détente H crochera dans le cran de la noix ou du chien.

Le ressort I du pousseur règle l'engrenage du pousseur dans le cran du chien.

L'obturation à bloc-bascule a été utilisée d'une manière aussi simple que pratique dans la construction de Martini de Hongrie, établi à Frauenfeld (Suisse). Au

concours suisse de 1865, il fournit déjà un fusil qui, combiné avec le système Peabody, fut modifié en une construction Martini-Peabody. Dans cette construction, le levier du bloc est rendu indépendant du pontet ; ensuite le simple appareil de percussion à ressort-spiral, renfermé dans l'obturateur lui-même (ce qui fit abolir la platine à percussion), conduisit à la construction Martini.

En appliquant à cette arme les dispositions du canon et le projectile Henry, on l'introduisit en Angleterre sous la dénomination de fusil Henry-Martini, modèle 1871.

Le Portugal et la Tui-quie adoptèrent aussi ce fusil pour le nouvel armement de rinfanterie.

CONSTRUCTION MARTINI-HENRY, modèle anglais de 1871.

PI. 41, Gg. 308.

Bloc- obturateur et mécanisme de percussion . PI. 49, iig. 300 et 310. Coupe de Tobturateur PI. 41, fig. 3îî.

Une boîte de culasse A réunit .ensemble le caùon, le fût et la crosse et contient le bloc-obturateur et le mécanisme de percussion.

En abaissant le levier C les deux bras de support quittent les surfaces d'appui 1 de l'obturateur B et s'encastrent dans les encoches 2 de celui-ci. Cela a pour effet la bascule rapide de l'obturateur autour de son axe et sa chute dans la boîte, où il vient frapi^er sur la pédale de l'extracteur D, dont la fourchette retire la douille et la rejette hors de la boîte.

En même temps le bras de la noix E pousse en anière le percuteur F avec son ressort-spiral et le ressort de détente G, pressant sur celle-ci, fera crocher le bec de la détente dans le cran de la noix, de sorte que l'appareil restera ainsi. armé jusqu'à ce qu'on appuie sur la détente.

Après l'introduction de la cartouche on relève le levier, le percuteur reste armé et les bras de support du levier se replaceront sous les surfaces d'appui de l'obturateur pour assurer l'obturation.

L'aiguille I, reliée avec le crochet de tension de la noix, indique, selon sa position, si l'appareil de percussion est armé ou non.

Le bouton K, en communication avec un ressort d'arrêt, glissant à l'intérieur du fond de la boîte, et dont la tête le pousse dans une encoche de la détente, sert de cran de sûreté.

La crosse est reliée à la boîte au moyen d'une forte vis. Le fût dont le tenon pénètre dans la boîte de culasse, est garanti contre un mouvement en avant par un autre tenon soudé au canon.

L'anneau du haut est muni d'un crochet pour maintenir solidement le yatagan.

YATAGAN POU» LE FUSIL ANGLAIS, modèle 1871 (martini-henry).

PI. i«, fig. 72.

La disposition des rayures du fusil Henry présente une coupe polygonale.

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