CONSTRUCTION THURY
PI. 5S, fig. 348.
Mécanisme de répétition PI. SS, fig. 349.
Cylindre-obturateur et pièce d'engrenage. . PI. 8S, fig. 350.
Au canon est vissée la boîte de culasse A. Elle est fixée à la monture par sa queue et une douille carrée, dans laquelle s'engage une clavette. Dans la monture, d'une seule pièce, s'encastre un petit cofiFret, placé sous la boîte de culasse ; il est relié à celle-ci par la clavette, et à la plaque-support du levier par une vis. La pièce d'engrenage pivote autour d'une goupille fixée sur la face gauche du tenon de la botte; une petite embase du cylindre-obturateur s'engage dans l'entaille arrondie de sa face supérieure (fig. 350). Le mécanisme de répétition, — levier double avec transporteur et ressort, — est relié à la plaque du levier C et celle-ci est fixée par deux vis (en avant, au coflFret, et en arrière, à la plaque de queue).
La goupille du bras supérieur D du double levier se croche dans l'entaille de la
DIX-NBUVIÈME SIÈCLE. 165
pièce d'engrenage et se visse eu avant au transporteur E ; le bras inférieur F pénètre dans le transporteur et règle son mouvement vertical ascendant, tandis qu'un ressort G, agissant sur le bras du levier D, active le mouvement.
Fondions:
En retirant le cylindre, on extrait d'abord la douille vide qui, en buttant contre deux petites saillies de la directrice du cylindre, est rejetée hors de la boîte.
Au dernier moment du recul, la pièce d'engrenage, en agissant sur le levier D, fait descendre le transporteur dans lequel une nouvelle cartouche, sortant du magasin, viendra se placer.
En repoussant le cylindre-obturateur en avant, le transporteur se relève et présente la cartouche derrière l'ouverture du canon.
La question de l'emploi des cartouches à percussion centrale, même pour les fusils à répétition, a souvent déjà et de diverses manières été discutée et prise en considération, et elle concerne tout particulièrement la Suisse, qui a introduit la répétition pour toutes ses armes à feu portatives.
A l'époque où le système à répétition fut adopté, il n'existait pas encore de douille métallique pour la percussion centrale, qui eût pu répondre en tous points aux conditions exigées, entre autres garantir l'impossibilité d'une explosion dans le magasin, sans parler du prix élevé des cartouches à percussion centrale à cette époque. Mais le principe une»fois établi que la cartouche à percussion centrale est la plus juste et la plus rationnelle au point de vue mécanique, et qu'elle offre la plus grande sécurité contre la destruction du fond de la douille, les autorités militaires suisseâ chargèrent l'auteur de cet ouvrage de ne pas perdre de vue cette question.
Des essais avec diverses constructions de douilles que l'auteur du présent recueil fit exécuter, produisirent finalement des résultats favorables, entre autres pour les douilles suivantes :