REVOLVER GALAND
PI. 54, fig. 354.
Outre la disposition déliiîate de l'extracteur, il faut aussi prendre en considération que tout le poids du canon, du cylindre et du levier repose uniquement sur la vis de l'axe, — lorsque l'arme est ouverte pour charger, — ce qui peut facilement entraîner une courbure ou une rupture de cette pièce.
La construction Chamelot-Delvigne promit, après quelques modifications relatives à l'augmentation de la justesse de tir, de la commodité dans le maniement de l'arme et de la solidité, de pouvoir remplir toutes les conditions exigées, et l'auteur de cet ouvrage entreprit d'y apporter les perfectionnements nécessaires.
REVOLVER CHAMELOT, DELVIGNE ET SCHMIDT, modèle 1871.
PI. SS, fig. 357.
Vu de droite. — PI. S5, fig. 358.
Ce nouveau modèle fut soumis à l'examen d'une commission qui, après l'avoir encore une fois comparé avec les deux autres, et avec des modèles récemment arrivés, lui donna la préférence, et recommanda son adoption à l'autorité fédérale suisse, qui décida la question en ce sens par décret du 24 avril 1872. Cartouche à percussion périphérique.
Les 800 premières pièces furent commandées aux propriétaires du brevet Chamelot-Delvigne^ les fabricants d'armes Pirlot frères à Liège, qui organisèrent un outillage mécanique dans ce but et qui livrèrent un produit entièrement satisfaisant. Ils fournirent le même modèle en Italie, oîi le revolver Chamelot, Delvigne et Schmidt fut également adopté avec une cartouche à percussion centrale.
Une commission suisse ultérieure, composée d'autres membres que la précédente.
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a trouvé des avantages à rintroduction d'un extracteur avec l'emploi d-une cartouche à percussion centrale. La transformation des revolvers existants, pour la percussion centrale, est très-facile et peu coûteuse. Avec la question de la percussion centrale on doit aussi résoudre en même temps et à nouveau celle de T introduction d'un extracteur.
Le ployement à charnière du canon pour charger, utilisé d'une manière solide, présente un moyen très-propi'e à l'extraction des douilles, de même que l'extracteur à étoile.
Les méthodes, employées jusqu'aujourd'hui, replient le cylindre soit en haut, soit en bas, et exigent pour charger un mouvement de l'arme désagréable et mal commode dans la main.
Pour remédier h ces inconvénients, — et en même temps pour obtenir quelques nouveaux avantages, — l'auteur de ce recueil construisit le modèle suivant :
REVOLVER SCHMIDT, breveté, 1874.
PI. SS, fig. 359.
La boite, ou carcasse, est munie en avant sur le côté droit d'im renfort, dans lequel le canon et le cylindre peuvent pivoter à droite pour opérer l'extraction et la charge. Lorsqu'on referme le canon, il est soUdement relié à la boîte et maintenu par le fermoir A. Après avoir tiré, on relève le fermoir dans une position horizontale, ce qui a pour effet de placer le chien au cran de repos. Là-dessus le canon et le cyhndre sont poussés à droite, et par un coup donné sur la tête ou bouton B de l'extracteur à étoile, toutes les douilles vides sont enlevées d'une seule fois. Un ressort-spiral fait rentrer l'extracteur dans le cylindre.
Pour les cartouches à percussion centrale, le cylindre n'a pas besoin de logements pour les bourrelets, et ainsi on évite tout frottement de la tête du chien. Si le fermoir n'est pas abaissé, le revolver n'est pas prêt pour le tir, et le chien arrêté par la goupille du fermoir, ne peut pas s'abattre sur la cartouche.
Ces mouvements permettent une extraction et une charge entièrement tranquilles, en même temps que rapides, et un remplacement facile de tout ou partie seulement des charges du cylindre. Pour le reste cette construction^est analogue à celle de la fig. 358.
La bride peut s'enlever sans instrument.
Cette arme très-aisée et très-commode à manier a été réduite en un modèle plus petit, quant aux dimensions et aux poids, du calibre de 9"^, et a été proposé comme revolver pour les oflSciers non montés.
A ces constructions de revolvers se joint 'encore celle d'un nouveau fusil, construit en 1873 par l'auteur de cet ouvrage.
Jusqu'ici les mouvements, appliqués aux fusils à charge simple pour ouvrir, extraire la douille et fermer, sont— au nombre de -trois seulement — pour les sys-
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ternes à cylindre, un double mouvement (tourner et retirer en arrière); pmir les systèmes à bloc, mouvement de levier-pontet, ou aussi armer le chien (Werder).
L'auteur de ce recueil se donna pour tâche de simplifier encore davantage ces fonctions, et il y parvint avec son < mouvemenhde verrou, > qui, combiné avec sa fermeture, à savoir son appareil de percussion fig. 228/29, permit de construire un fusil solide à charge successive d'une simplicité extraordinaire.
CONSTRUCTION SCHMIDT, brevetée, 1873.
Coupe PI. S«, fig. 360.
Vue de droite PI. S«, fig. 361.
Vue de dessus PI. S#, fig. 362.
Une botte de culasse A est vissée au canon et renferme Taxe pour le bloc à bascule B ; le ressort d'arrêt C, l'extracteur D et le fermoir antérieur E sont mobiles et fixés à la botte.
Le bloc-obturateur B contient les pièces de percussion, soit : ta broche F, le ressort de percussion 6, l'écrou H, l'indicateur I (ou miroir) et le ressort de détente K.
La détente L pivote dans le chevalet de l'écusson de sous-garde.
La paroi droite ou bride de la botte M peut s'enlever de ses rainures, où elle est fixée par les deux fermoirs E et N. Dans la douille directrice de la bride se meut horizontalement le verrou pressé par son ressort P.
Fondions :
En ramenant en arrière le verrou, dont l'embase glisse dans la rainure ext forme d'angles du bloc et se croche devant le disque de la broche, celle-ci est pressée en arrière en comprimant le ressort de percussion, la griffe du ressort de détente entre dans le cran de la broche, et le bloc, basculant rapidement, frappe sur l'extracteur et la douille vide est rejetée au dehoi*s.
Après avoir introduit la cartouche et repoussé le verrou, l'arme est prête pour le tir. L'indicateur ou miroir indique si l'appareil de percussion est armé ou non.
On désarme, pour mettre le fusil au repos, en retenant le verrou, tout en pressant sur la détente.
Si le fusil est chargé et désarmé, et qu'on veuille armer de nouveau, il suffit de presser sur le ressort d'arrêt, qui empêche alors le bloc de basculer, et ensuite d'opérer le mouvement pour armer le ressort de percussion.
Pour nettoyer l'arme, il n'y a qu'à tourner les deux fermoirs vers le haut (après avoir armé). On peut alors enlever la bride et retirer le bloc sans le secours d'aucun instrument. Si l'on veut sortir la broche et le ressort de percussion, il faudra d'abord dévisser l'écrou, ce qui nécessite l'emploi d'un tourne-vis.
Pour replacer le bloc dans la botte de culasse, il faidra armer le ressort de percussion, dans le cas où il serait désarmé. Pour cela on peut se servir du verrou.
Comme dans cette construction les mouvements pour ouvrir et fermer peuvent très-bien s'exécuter tout en tenant l'arme en joue, de même que pour charger, on at-
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teint alors une vitesse de tir oonsidéraUement plus rapide. D'un autre côté, sa simplicité aussi grande que possible permet de la fabriquer à trës-bas prix, et elle ne laisse lien à désirer quant à la durée, à la solidité et à la facUité de Tentretien.
La- mire, adaptée à ce fusil :