INTRODUCTION
Les premières armes dont l'homme se soit servi étaient sans doute la première pierre venue, un morceau de bois ou à Toccasion une branche d'arbre qu'il perfectionnait en les façonnant d'une manière appropriée au but qu'elles devaient remplir; vinrent ensuite d'autres combinaisons, telles que pierres aiguisées, polies, etc., enchâssées dans du bois.
Plus tard vint le métal, et tout d'abord le cuivre fondu et le cuivre alhé à l'étain (bronze) ; ensuite, on utiUsa le fer; ainsi se perfectionnèrent successivement les instruments d'attaque en même temps que les moyens de défense.
La géologie distingue trois périodes principales depuis que l'homme est supposé devoir exister. Suivant ses calculs et à en juger par les derniers vestiges d'hommes et d'armes retrouvés, la première (celle de la pierre) remonte à environ 400,000 ans, celle du bronze à 8000 et celle du fer à 3000 ans de l'époque actuelle. (V. Specht.)
Les machines et engins de guerre, tels qu'ils existaient peu avant l'emploi de la poudre à tirer, se divisent de la manière suivante :
a) Im hmâirnie^ espèce de fronde ou de machine à lancer des projectiles, se composait de poutres et de cordages et servait à lancer par-dessus les murs et les ouvrages fortifiés, des projectiles tels que pierres, matières incendiaiires ou puantes, des cadavres putréfiés d'animaux, etc. On lançait à l'aide de cette machine des pierres pesant jusqu'à 500 kil. à une distance de 200 à 300 mètres ; l'effet de ces genres de machines peut ainsi être comparé à celui des mortiers actuels.
b) D'autres «MMliiiies de siège, telles que bélier, le perce-mur, etc., servaient à frapper et à enfoncer les murs, les portes, etc., en retirant ou en lançant de nouveau en avant une poutre suspendue à une traverse par des chaînes ou des cordes passant par son centre de gravité. L'extrémité de la poutre qui donnait le choc était munie d'une tête de fer ayant la forme d'un dard pointu où d'une ou de plusieurs têtes de béliers qui étaient souvent d'un poids considérable.
Les tpurs mobiles qui servaient à s'approcher des ouvrages ennemis, contenaient ordinairement à leur étage inférieur des machines semblables pour battre en brèche, tandis que les étages supérieurs occupaient les défenseurs sur les murs ; à cet effet ils