‹ Les armes à feu portatives, trChapitre 35 sur 133 · DOUILLE DE CARTOUCHE DE CE FUSIL · texte numérisé non relu

DOUILLE DE CARTOUCHE DE CE FUSIL

PI. I», fifr. 135.

Cette douille de cartouche, très-ingénieusement construite en fort papier, se ferme en arrière au moyen d'une jiapsule en laiton étiré; la douille et la capsule sont solidement réunies par une couche de papier fortement comprimé. La capsule est placée au centre du fond de la douille et l'explosion se produit par le choc du chien, sur une tige fixée dans la capsule et qui dépasse la surface supérieure du canon. Cette tige sert en même temps à extraire la douille après le coup et celle-ci peut encore être employée plusieurs fois. La cartouche Lefaucheux est une unité de cartouelie, en ce sens qu'elle renferme la charge et la matière inflammable.

1833. On fabrique à Liège, dans les années 1882 à 1833, 144,150 fusils militaires. •

1837. Un bataillon de tirailleui-s français (chasseurs) reçoit, pour s'en servir en Algérie, des < carabines > suivant le système de construction du commandant d'artillerie Poncharra ; le canon est rayé et à balle forcée du système Delvigne, avec cette différence qu'au lieu du projectile un tampon en bois, recouvert d'une peau graissée, reposait sur le bord de la chambre, afin de diminuer la déformation du projectile.

Les < Rangers à cheval, commandés par le général Harney, > se servirent avec beaucoup de succès contre les Indiens de la < carabine-revolver, > construite par le colonel américain S. Coït. Ce système de revolver s'appliquait aussi bien aux fusils qu'aux revolvers et subit des perfectionnements jusqu'en 1851.

1841. Le fusil à aiguille de Dreyse (se chargeant par la bouche, modèle de 1829) n'ayant été admis nulle part, l'inventeur parvint en 1836 à y adapter le chargement par la culasse et à le pourvoir d'un nouveau mode d'inttammation (fulminate dans la cartouche même). La Prusse crut dès lors devoir ordonner des essais détaillés avec le nouveau fusil à aiguille de Dreyse, et ils aboutirent la même année à faire adopter ce modèle pour l'infanterie prussienne; le roi Guillaume IV ordonna au ministère de fournir à Dreyse les avancés de fonds nécessaires pour la première commande de 60,000 de ces fusils à aiguille.

Dans les essais qui eurent lieu à Spandau en 1846, on constata qu'un grand nombre d'aiguilles se brisaient ou se pliaient, en sorte que l'existence de la nouvelle arme fiit de nouveau remise en question. Mais en 1848, elle maintint sa supériorité contre l'insurrection saxonne et badoise, ainsi que dans les essais qui eurent de nouveau lieu en 1850 à Potsdam et Spandau. On fit en même temps une comparaison avec les fusils de Thouvenin, de Minié, dePodewils, ainsi qu'avec la earabine à tige et la carabine suisse, mais le fusil à aiguille l'emporta aussi bien en précision qu'en rapidité de tir.

50 ABUES A F£U.

LE FUSIL A AIGUILLE PRUSSIEN, système nREYSE.

Vue de gauche, pi. 18, fig. 149.

Vue de dessus, pi. 18, fig. 150.

Ck>upe de fermeture, pi. 18, fig. 151.

est un fusil se chargeant par la culassse avec cylindre-obturateur.

Le mécanisme de fermeture et de percussion se compose des parties suivantes :

A, botte vissée au canon avec l'appareil de détente B]; C , cylindre-obturateur avec levier; dans le cylindre est vissé le tube à aiguille D; E, cylindre-percuteur avec crête cannelée ; celui-ci reçoit le ressort-spiral F, les ailettes du tube à aiguille G, avec l'aiguille H et le ressort d'arrêt I.

La boîte est entaillée dans le haut pour recevoir la cartouche; la surface postérieure de cette entaille est la surface de fermeture ; la rainure en forme d'angle sert de direction à la crête de la poignée du cylindre-obturateur.

Fonctionnement :

L Le ressort d'arrêt abaissé permet de retirer le cylindre-percuteur en arrière..

2. Ouvrir la culasse ; le cylindre-obturateur est i-etiré en arrière immédiatement après le choc à gauche qu'a reçu le levier.

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